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 [Solo] Convalescence à Chikagai, un Retour Attendu

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MessageSujet: [Solo] Convalescence à Chikagai, un Retour Attendu   Dim 10 Juil - 2:25

Chapitre 1 : Le Bras Mecanique
Voilà une semaine que j'étais rentré à Chikagai, et directement on m'avait placé, limite même attaché sur un lit d’hôpital. Au programme tous les jours : séances de souffrance et de guérisons douloureuses, mais de bonnes nouvelles à l'horizon quant au fait que la blessure n'était pas infectée par un quelconque microbe qui aurait été dangereux pour ma personne. Je recevais les grâces de beaucoup de monde et il fallut même limiter les visites car ces derniers faisaient un tel brouhaha dans leurs discussions qu'il m'était quasiment impossible de me reposer. Autour de mon lit croulaient des cadeaux en tout genre pour m'aider dans ma convalescence : du chocolat et des bonbons pour la plupart, pour d'autres des fleurs, des habits ou encore des couvre-chefs. Mais tout cela je m'en fichais, c'est vrai : ça ne me ramènerait pas mon bras ! Mon moral frôla donc le zéro absolu pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce que les jumeaux, ces artisans chevronnés, viennent m'annoncer les préliminaires d'un travail important qui me concernait grandement. Je n'étais pas vraiment porté à écouter dans une telle situation, mais quand ils écrivirent sur leur petit carnet les deux mots "bras" et "gauche" précédés de "nouveau" mon cœur ne fit qu'un bond. Comment faire ? Quelle était l'idée ? Chirurgie, greffe, implant ? Mes yeux s'arrondirent tellement qu'ils semblèrent se figer comme des billes dans mes orbites. Mes cinq doigts se recroquevillaient sur la couverture de soie qui me recouvrait, et mes jambes s'étaient ramenées contre mon corps, formant une bosse triangulaire sous la légère couette. Comment, comment... comment ? J'étais prêt à étrangler l'un des deux pour avoir une réponse, et je pris le plus proche par le col.
- Comment comptes-tu me rendre mon bras, réponds par la grâce de Virgo ! Comptes-tu donc me le faire revenir par de maintes prières ?! Je suis peut être croyant, mais pas idiot ! Je connais tous les textes religieux sur le bout des doigts pour savoir qu'ils ne prodiguent pas ce genre de miracle !
Simba prit ma main et la reposa doucement sur la couette, il avait compris à quel point la perte de mon bras m'avait rendu fou et pourquoi j'étais prêt à le tuer pour avoir une réponse. Jacky s’avança et me tendit son carnet. Sur le papier blanc, un schéma, une idée, dessinée au crayon à papier, d'une précision sans pareil. En première page le croquis d'un bras, un bras composé de morceaux de métal à l'aspect robotique ; en seconde page le bras totalement décomposé : des écritures incompréhensibles légendaient les morceaux de métal, des calculs et des mesures... ; les pages qui suivaient traitaient plus précisément de ces pièces. Je questionnais les jumeaux :
- Expliquez moi plus précisément ce que cela va être, comment il va remplacer mon bras.
Simba sortit lui aussi son carnet, il nota ses explications pendant cinq bonnes minutes, longues minutes où moi et Jacky restèrent à nous regarder dans le blanc des yeux comme deux imbéciles alunés, avant de me les tendre. Je lisais à haute voix :
- "Nous avons donc trouvé un moyen de te rendre ton bras, ou du moins un bras si ce n'est pas le tiens. Nous avons comme objectif de confectionner un bras mécanique qui sera autant voir plus avantageux que ton ancien bras. En effet, la technologie permet maintenant de faire des greffes mécaniques, des prothèses mécaniques qui remplacent parfaitement les bras humains. Cette prothèse sera adaptée aux pouvoirs de ton Fruit du Démon et, comme pour tes vêtements, acquerra les propriétés de tes pouvoirs. Voici donc comment nous allons procéder : nous prendrons les mesures de ton bras droit avec la plus grande précision, nous ferons la réplique gauche. Il te faudra ensuite être opéré pour que l'on puisse te poser une pré-prothèse mécanique à ton bras qui permettra l'enclenchement avec la prothèse. L'enclenchement se fait rapidement mais se révèle être très douloureux, après cela tu devrais être apte à contrôler ton bras comme si c'était ton ancien. Question légèreté, nous tâcherons d'équilibrer le poids en utilisant un métal très rare mais très léger, de plus ce métal se révèle inoxydable, incassable et insensible aux températures. Nous prenons en compte les frais qui devront s'élever à plusieurs dizaines de millions de Berries, si en échange tu finances notre projet de Zeppelins que nous envisageons déjà depuis plusieurs mois. Le premier à être mis en vol sera le tiens." Les doigts posés sur mon menton et mes lèvres, je réfléchissais. Enfin je donnais ma réponse tout en rendant le carnet : C'est d'accord, va pour la prothèse... C'est mieux que rien. Dans combien de temps pourrais-je être opéré ?
Jacky leva sept doigts. Je demandais :
- Sept mois ? Il tourna la tête comme pour faire non. Sept semaines ? Il fit non à nouveau. Sept Jours ?! Ça n'est pas possible ! L'homme acquiesça et m'assura d'une petite tape sur l'épaule droite. Tous les deux quittèrent la chambre. Je me résolus à lire le Nouveau Palatin qui se trouvait sur ma table de nuit, quelque chose dans ce livre m'intéressait fortement.

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Dernière édition par Byrnison D. Iorek le Jeu 14 Juil - 0:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Solo] Convalescence à Chikagai, un Retour Attendu   Mar 12 Juil - 23:09

Chapitre 2 : Le Rêve d'un Chevauchement Glorieux
Le second jour après la visite des jumeaux je pus enfin retourner au château où m'attendait mon lit confortable ainsi que mes affaires personnelles. Mary s'était occupée de tout, comme elle l'avait promis, et repoussé certains rendez-vous importants à deux semaines. Déjà j'appréhendais l'opération, car sans mentir je ne comptais pas souffrir plus, voire même juste souffrir. Il m'arrivait de regarder mon bras manquant et de rentrer dans des pensées profondes. Quand j'avais besoin, j'allais voir les jumeaux pour leur poser diverses questions. Entre autre, le bras serait totalement imperméable, me permettant de me laver sans soucis et sans être obligé de l'enlever, il se révélerait par contre très sensible à l'électricité et constituait un parfait conducteur. Lors de la pose de la pré-prothèse on liera nerfs et vaisseaux sanguins à des adaptateurs mécaniques, et ils arrivèrent même à dénicher de précieuses pièces électroniques que seul Impel Down avait en sa possession. En dehors de mes visites quotidiennes à leur forge, où je les trouvais constamment au travail, à battre le fer ou a travailler de petites pièces de métal, voir parfois faire les deux en même temps, j'avais basé le restant de mon temps à la lecture du Nouveau Palatin. Dès la préface je fus absorbé par le livre religieux, et consommais page par page chaque verset. Je découvrais en les autres Déités de terribles et puissants Dieux tout aussi terribles que Virgo. Pourtant c'était Virgo que j'avais choisi, et ce pour une seule raison. Je repris mon livre et tournais les pages avec une vélocité impressionnante, avant de poser mon doigt sur un paragraphe. Et là je lisais, et relisais en boucle : "Irmin, le Dieu de la Guerre. Jadis il fut Roi des Terres Sacrées de Hviddalen, mais son engouement dans la guerre contre les Dieux le perdit. Il fut l'un des premiers à avoir été châtié et enfermé dans sa Boite de Pandore argentée. L'Homme qui arrivera à dompter le terrible Irmin aura sa loyauté irréprochable et le découvrira comme précieux atout au combat. Il est symbolique de la puissance, de la grandeur et du majestueux. Il se présente comme être l'un des cinq Ours Blancs Divins, sa lourde fourrure blanche et chaude resplendissant dans le froid hivernal, des cicatrices de son dernier combat visibles sur son museau. Il fut jadis habitué à porter une armure en acier damassé." Il y avait aussi quatre autres ours polaire, mais à mes yeux c'était Irmin le plus majestueux, le plus beau, et ce non pas forcément à cause de la sublime illustration à droite du paragraphe, mais de la description entière. C'était lui qui me correspondais. Chaque jour je vouais donc des heures et des heures de prières à Virgo, effectuais maints sacrifices de nourritures pour que la Déité m'attribue enfin son Animal Divin, mais en vain, je ne réussis pas à attirer ses faveurs. Néanmoins je n'abandonnais pas.
- Peut être dois-je lui louer ma ferveur pour les combats. Peut être dois-je prier d'avantage et sur une période plus longue, et lui rendre hommage à chaque bataille... Me disais-je alors.
Je ne perdis pas espoir, ne cessant pas de prier dans mon petit temple austère confectionné à l'occasion. Il était sûr que si j'arrivais à acquérir mon vœu, alors je ne cesserai de louer ma Déité dans mon cabinet austère et glacial, qu'importe l'inconfort qu'il m'incubait. Enfin, le septième jour, on vint me chercher pour me ramener à l'hopital. On m'endormit pour l'opération, et juste avant de sombrer dans le sommeil je vis une goutte de sueur perler sur le front du chirurgien. Il était sûr que s'il bâclait le travail, je ne le laisserais pas vivre une minute de plus en ce bas-monde, et le ferais mourir d'une mort atrocement lente et douloureuse. Mon appréhension s'enfuit alors avec mon esprit, quand je m'endormis sur la froide plaque rectiligne qui me servait de dossier. Mes yeux se fermèrent et ne s'ouvrirent plus dès que le projecteur harcelant se mit en route, mon ouie se dissipa en faisant plonger avec elle les bruits ambiants métalliques et les discussions des assistants. C'est à la dernière minute qu'arrivèrent mes deux compagnons forgerons, amenant avec eux un trimbalement de bruits de métaux. J'esquissais un petit sourire au coin de ma bouche. Mon odorat disparut à son tour avec l'odeur métallique et un gout amer par la même occasion. En dernier lieu le toucher se dissipa quand je ne sentis plus rien. Enfin mes yeux sombrèrent au fond de mon âme et l'obscurité engloba la lumière. Je fus aveugle au Royaume des Songes, plongeant dans mes doux soupirs. Je chevauchais un ours gigantesque en plein milieu d'un désert de glaces. Le sol pleurait sous le martellement que les pattes lui faisaient subir, et autour de nous le paysage rocher et glacé se fondait dans un décor arctique. Tout était merveilleux, mais mon rêve ne venait que de commencer. Je partais à la conquête d'un autre monde en compagnie de mon hypothétique destrier, et cette découverte parut des années, quand on m’annonça au réveil que je n'avais dormi... qu'un journée.

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MessageSujet: Re: [Solo] Convalescence à Chikagai, un Retour Attendu   Jeu 14 Juil - 0:34

Chapitre 3 : Perdu Dans le Désert Glacé
Je portais mes doigts à mon visage et tirais un peu sur l'épaisse écharpe qui me recouvrait le cou et le bas du visage, ne laissant que mes yeux apparents. J'étais enveloppé de plusieurs couches de vêtements, car il avait été jugé bon par mes accompagnateurs esquimaux de me recouvrir chaudement. J'avais rencontré ces derniers dans une ville de la côte, et ils m'imposèrent le prix fort pour louer leurs services. Le traineau avait filé à toute vitesse, survolant les congères, déviant des épais blocs de glaces et évitant les rochers couverts de gel. Le voyage s'était déroulé difficilement, mais la magnificence du paysage avait valu le dérangement. Pouvant être qualifié de polaire, ce dernier se composait de neige à perte de vue, de falaises aux roches gelées par le froid et d'étendues d'eau glacées et solidifiées. Les deux esquimaux s’appelaient Simoi et Kuhja, ils étaient sympathiques derrière leur avarice sans égale et m'informaient à chaque fois des mythes, dangers et autres informations du pays.
- Chaque année, milliers hommes mourir piégés par congères. Être très prudent dans désert pour pas mourir. Pas marcher sur eau gelée, jamais être sûre et pas très solide. Dit Simoi, que j'écoutais sans ciller.
- Pas oublier non plus les Skovånder. Kuhja toussa et fit un geste rapide de sa main comme pour nous bénir d'un mauvais sort. Eux être violents esprits des forêts. Ressembler en général à enfants sans tête, eux être très dangereux, arracher boyaux vous et les faire avaler votre bouche si vous trouver. Être aussi Sjælløs, hommes sans âmes être comme mort et venir chercher âme vous en faisant trou dans tête et manger vous cerveau. Autre esprits dangereux exister, mais être trop nombreux et nuit tomber, mieux continuer voyage avant être maudits. Sur-ce il tourna les tallons et nous remontèrent sur le traineau tiré par de formidables huskies à la fourrure épaisse et chaude.
Ils étaient si joyeux que les contempler ravissait les cœurs. Mais moi j'étais bien plus fasciné par les alentours. Je ne sus si mon esprit me jouait des tours, mais je vis, alors que nous passions près d'une forêt sombre, un petit être gris passer entre les arbres, un enfant. Je me questionnais : "un enfant ? comment est-ce possible ?", mais toutes mes questions prirent fin d'elles-mêmes quand je vis que ce petit être à l'aspect humain avait un emplacement vide à la place de son crâne. Je frissonnais, et il disparut. Les deux esquimaux firent comme s'ils n'avaient rien vu, mais je vis le plus proche de moi grelotter de terreur. Entre le froid polaire et la douce chaleur que me prodiguait mon manteau, je n'avais qu'une seule envie : dormir. Néanmoins je n'avais pas confiance en ces deux hommes, et je savais qu'ils n'auraient pas hésité, si je dormais, à me faire les poches et à me laisser en plan dans la neige pour retourner au chaud chez eux. Le prochain paysage fut, après la montée d'une bute gigantesque, celui d'une mer gelée. Ce n'était pas un lac, même de là où l'on était on ne pouvait voir l'autre extrémité de l'étendue d'eau. Je fus réconforté dans mon idée par Kuhja qui la désigna du doux nom de la Mer de Havis. Il ajouta que cette mer demeurait gelée toute l'année et qu'elle était un des principaux points de passage des caravanes qui reliaient Isilmür à Jiuhgôttën. La traversée était sûre et le traineau filerait à toutes vitesse, disaient-ils. Je ne remettais pas en doute leurs connaissances : après tout ils avaient réussi à me conduire jusque là sans trop de difficultés. C'est alors que je leurs demandais :
- La Terre des Ours n'est plus très loin ?
Ils me dévisagèrent comme si j'étais le diable. Simoi m'aggripa les épaules et tout en secouant me gueulait presque dessus :
- Toi pas vouloir aller là-bas hein ? Toi pas être fou comme autres explorateurs jamais revenus ! Ours être pire qu'esprits des forêts, Ours être vrais démons et redoutables ennemis. Si eux voir toi, eux tuer toi sur le champs ! Eux broyer toi avant toi pouvoir dire ouf ! Dit-il, et son camarade près de lui d'approuver.
Je remarquais qu'à chaque fois que l'homme prononçait le mot ours, il s'attardait sur la première lettre comme pour leur donner une majuscule, en faisant ressortir le o, ce qui donnait au final "Ohours". Je décidais de calmer la situation :
- Non ne vous en faites pas je ne suis pas intéressé par ces "Ohours".
L’esquimau expira, et son regard s'apaisait. Il m'adressa une petite tape sur l'épaule et demanda à son camarade de continuer. Nous descendîmes la côte rapidement avant de glisser sur la glace recouverte d'une fine couche de neige du petit océan. Même si la glace était la plupart du temps lisse, on retrouvait des fois des petits rochers traitres, pointus, qui sortaient vaillamment du sol. Deux fois nous manquâmes de nous briser sur de larges pierres qui se dressèrent sur notre chemin. Ce fut moi le premier à entendre, alors que nous étions en plein milieu d'un espace totalement plat, un léger craquement sous le déplacement du traineau. Tout se passa alors très vite, et je pus miraculeusement en réchapper, à l'inverse de mes deux camarades. La glace se rompit pile au moment ou je sautais du traineau, les deux hommes ne comprirent pas ce qui arriva et le traineau coula à pic dans l'eau. Les pauvres chiens avaient réussi à passer un rocher et s'accrochaient de leurs pattes onglées à la glace, mais se retrouvaient rapidement entrainés par l'eau gelée. J'eus juste le temps de sortir un canif et de couper les liens de pauvres bêtes. Ces derniers jappèrent comme de petits chiots, puis s'enfuirent vers l'horizon gelé. Je regardais le trou de glace, mes deux accompagnateurs venaient de périr et je ne voyais pas comment rejoindre à pied le prochain endroit habité. Je pris alors la direction opposée de celle par où on était venu, pensant qu'elle mènerait forcément à un village. J'avais tort. L'étendue glacée était interminable. Une heure passa, puis deux, puis trois. Contrairement à ce que l'on peut penser je n'avais pas de quoi m'hydrater : l'air sec et froid n’annonçait pas de précipitations ni liquides, ni neigeuses, et la mer sous mes pieds était faite d'eau salée. Mes vêtements ne me réchauffaient plus, j'avais un début de faim et de soif, et la nuit était tombée, m'aveuglant quasi-totalement du terrain sur lequel j'avançais. Juste devant moi il y aurait pu y avoir un trou d'eau que je ne l'aurais pas vu. Les jours passèrent, un jour, deux jours, le troisième jours je sortais enfin de cette maudite mer. Je n'avais pas dormi par crainte des mauvais esprits qui pouvaient hanter cet endroit, ou des animaux qui pouvaient me dévorer, et j'avais tout juste pu boire un peu de neige par le biais d'une courte averse. J'étais exténué et je me pensais incapable de faire un mouvement de plus. Mais les "je ne suis plus très loin" me poussaient à continuer. Ce fut inutile, je m'effondrais dans la neige. Juste avant de tomber dans l'inconscience quasi-comateuse, une silhouette gigantesque se dressa devant moi, me cachant totalement le soleil. Ce fut ensuite le noir complet.

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MessageSujet: Re: [Solo] Convalescence à Chikagai, un Retour Attendu   Jeu 14 Juil - 20:44

Chapitre 4 : Les Terrifiants Panserbjørn
Le froid saisit mon corps sans crier gare. Même avant de respirer ou d'ouvrir les yeux je croisais mes bras sur mon torse en quête de chaleur et les frottais avec vivacité. Je me redressais d'un coup sec et me cognais au plafond de l’alcôve dans laquelle j'étais disposé. J'oubliais désormais la chaleur pour consacrer ma douleur à ma nouvelle migraine et la bosse naissante sur mon crâne. Lâchant une injure, je me redressais lentement, cherchant à tâtons le mur horizontal qui s'était présenté à moi. Posant ma main sur ce dernier, je pivotais pour m'assoir dans ma couchette. Me frottant les yeux, j'ouvris ceux-ci pour balayer la pièce du regard. La petite chambre glaciale était creusée à même la roche, et son mobilier n'avait rien à envier à une chambre de moine. Enfin, il n'y avait pas de meubles à proprement parler. Un tas de branches, de bois quelconque et de cendres laissait penser à un endroit pour faire un feu, surement pour chauffer la nourriture ; je dus me boucher le nez pour ne pas tomber dans les vapes quand je vis le tas de cadavres d'animaux divers - surtout des phoques - empilé à l'autre coin de la pièce. Le sol était tâché de sang, froid et couvert de poussière, mais au moins il était sec. Il n'y avait pas de fenêtres, il y avait cependant une porte en bois massif, sous laquelle filtrait une lumière diaphane qui perçait la pénombre. Il me semblait être seul. Je posai donc mes bras sur mes jambes et forçais pour me lever. Pour ne pas tomber, je m'étais aidé du mur sur lequel je m'appuyais de tout mon poids Enfin je me posais la question dénuée d'originalité de là où j'avais pu atterrir. Mon mal de crâne diminua au profit d'un bosse énorme sur mon front. La grotte - car ça ressemblait plus à une grotte qu'à une habitation - était spacieuse, très obscure et mystérieuse. J'étais apeuré et excité en même temps, à l'idée de trouver qui avait pu m'amener jusqu'ici. Je me souvenais d'être tombé dans la neige, inerte, et qu'une silhouette gigantesque s'était penchée au dessus de moi juste avant de tomber dans les oubliettes de l'inconscience. Était-ce un géant ? ou un Yéti ? J’avançais, titubant, sur le sol d'une froideur de marbre, et mes orteils - pourtant bien recouverts par de grosses chaussettes d'hiver et des bottes de fourrure de loup - se recroquevillaient en sentant le froid les atteindre. A chaque pas mon corps tremblotait, et mes bras gelés ne se détachaient plus de l'étreinte autour de mon propre corps. Alors que je faisais l'effort d'ouvrir la porte, une voix rocailleuse gronda dans l'obscurité, non loin de moi.
- N'ouvre pas cette porte, petit humain.
Deux orbes bleu clair apparurent dans les ténèbres et ceux-ci avancèrent vers moi d'une démarche lente. J'étais figé par la peur, et en même temps l'adrénaline se propageait dans mon corps. Je fouillais désespérément dans mes poches au cas où j'aurais du me défendre, mais n'y trouvais rien. Alors, dans la lumière prodiguée par l'espace entre la porte et le sol, une patte se posa juste devant moi : une patte gigantesque, d'une taille égale à la largeur de mon corps, munie de puissantes griffes et recouverte d'une fourrure blanche éclatante. Une deuxième patte égale à celle-ci se posa à ma gauche. Je réussis à faire un pas en arrière, mais réalisais alors que je ne pouvais plus reculer : une paroi rocheuse me barrait la route. Je tremblais de toute ma chair, et pas une seconde je ne pensais à ces pattes qui pouvaient m'éventrer d'un simple coup. Puis, sortant de l'ombre, un museau pointa, suivi de ces deux petites billes bleu clair, qui à la lumière devinrent plus obscures, à la limite du noir. C'était un ours, un ours gigantesque. Tout son corps fut bientôt visible, il portait une sublime armure en acier, d'une couleur approchant celle de la rouille et décorée de gravures ancestrales et de traces de combats. Cette armure recouvrait la majeure partie de son corps, à savoir : son ventre, son dos et sa tête, et seuls de légers interstices séparaient ces formidables plaques de métal. Et pourtant, le plus fascinant resterait sûrement ces magnifiques globes bleus-noirs. Ma tête était à porté de ses dents fantastiques et un coup il pouvait me la broyer. Il leva sa puissante patte et en sortit un griffe qu'il me glissa sous le menton. Il releva mon visage pour me regarder dans les yeux. Il recula, s'assit sur son postérieur et continua à me regarder sans sourciller. J'osais alors adresser la parole à cet être extrêmement puissant :
- Je... je-je... qu-qui... co-comment...
Une lueur amusée passa dans ses yeux et je crus à un moment qu'il souriait. Ce sentiment me réconforta et je pus enfin parler sans bredouiller.
- Ahem ! D'abord... est-ce que vous êtes l'un de ces fameux Ours en Armure ? Les Panserbjørn ?
- Oui.
- D'accord... Où suis-je, où m'avez vous emmené, et que comptez-vous faire de moi ?
- Tu es dans mon antre, sur la Terre des Ours, je ne sais pas encore ce que je vais faire de toi, petit humain.
Il m’appelait "petit humain" avec un certain cynisme dans sa voix, même si celle-ci étonnamment rauque ne me permettait pas de différencier les émotions qui y passaient.
- Bien... Comment vous appelez vous ? Je voudrais voir le Roi des Ours en Armure, puis-je lui parler ?
- Je m'appelle Irmin Ulastelig, on me nomme juste Irmin ou Roi Irmin ; et je suis le Roi des Ours en Armure.
J'en tombais littéralement sur les fesses, celles-ci gelèrent bien vite sur le sol glacé, m'obligeant à me relever. La tête de l'ours en armure suivait mes déplacements. Je restais toujours à distance raisonnable de lui, par précaution et aussi respect : peut être l'approcher serait signe d'agressivité, il fallait que j'attende ses conseils. Comme s'il lisait dans mes pensées il me dit :
- Si tu le désires, tu peux approcher. Tu as froid, je vais faire un feu.
- Ah... merci. Sinon... pourquoi m'interdisez-vous d'ouvrir la porte... et pourquoi m'avez vous sauvé.
Je posais ces questions alors qu'il s'attelait à empiler du bois, il prit alors une pierre et d'un coup si rapide que mes yeux ne le virent presque pas, la griffa en faisant apparaitre une gerbe d'étincelles. Celles-ci entrèrent en ignition dès le contact avec le bois, le feu - en plus de réchauffer la pièce - éclairait maintenant la moitié de la grotte. La caverne avait un plafond plus haut que je ne le pensais, il devait se trouver facilement à dix mètres au dessus de moi. L'Ours en Armure, debout sur ses deux pattes, mesurait la moitié de cette hauteur, il était réellement gigantesque. Sur la roche un détail me frappa : comme sur l'armure du Roi Irmin, de nombreux détails et fresques étaient gravés. En m'y intéressant un peu plus je remarquais qu'il s'agissait d'un histoire.
- Je t'ai sauvé car c'était le destin qui le voulait. En général je n'aime pas les humains, mais toi tu as quelque chose de différent. Bientôt, une tempête de neige va arriver, et si tu te rendais dehors tu mourrais sur le coup. Ce que tu vois là est l'histoire de notre Royaume, tu te trouves dans le Palais des Panserbjørn.
A première vue cette grotte ne ressemblait en rien à un palais, mais si on regardait de plus près chaque endroit était travaillé avec précision, même le dépotoir à cadavres d'animaux. Avec le temps je m'étais habitué à l'odeur. La pièce avait une forme prolongée sur deux cotés alors qu'elle était plutôt étroite sur les deux autres, si bien que l'on ne pouvait voir les deux extrémités du couloir, mais que l'on pouvait joindre la porte à ma couchette en une vingtaine de pas de géant. Je sentis soudain la fatigue me submerger et un bâillement s'improvisa. Le Roi Irmin ne détachait pas les yeux de tout ce que je faisais, si bien que je semblais un peu gêné, il m'indiqua alors la couchette si je désirais me reposer. Je voulais tellement savoir, tellement connaitre, une curiosité sans précédent m'avait envahi... mais la fatigue l'emporta, me poussant à retourner dans mon alvéole, creusée dans le mur. Je m'effondrais sur mon lit de pierre, et replongeais dans un rêve où j'en apprenais plus sur ces ours magnifiques.

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MessageSujet: Re: [Solo] Convalescence à Chikagai, un Retour Attendu   Ven 15 Juil - 21:27

Chapitre 5 : La Seconde Étape
Je me réveillais avec difficulté. Retour à la bonne vieille chambre d'hopital. Les rideaux immaculés filtraient une légère lumière pale dans l'ensemble de la pièce, et ce ne furent pas les murs ou les meubles blancs qui diminuèrent cette luminosité, bien au contraire. Déjà je m’inquiétais : je ne pouvais plus bouger. Puis en y réfléchissant un peu plus, il semblait normal qu'il reste des sédatifs qui coulaient dans mon sang. Je relâchais alors mes efforts vains pour regarder le plafond bêtement, car c'était la seule occupation à laquelle je pouvais m'atteler. Une infirmière entra dans la pièce, puis voyant que j'étais réveillée, releva mon dossier pour que je puisse "tenir" assis et voir devant moi - et non plus au dessus de moi. Mary entra dans la pièce et referma calmement la porte derrière elle. Elle me fit le résumé de l'opération : le premier obstacle fut mon fruit du démon qui obligea les chirurgiens à trouver de rarissimes ustensiles en granite marin ; le second fut moins grave : à la vue de ma chair Jackie était tombé dans les pommes. Et c'était tout. A part ces deux problèmes l'opération s'était miraculeusement bien passé, même si les médecins doutaient fortement de leurs capacités à nouer mon bras de mécanique. Elle m'informa que mon épaule était bandée et que la pré-prothèse y était posée, et que rien au monde ne pourrait les dissocier. J'expirais fortement une longue bouffée d'air. C'est alors qu'elle baissa le regard et me dit :
- Mais d'après les jumeaux le plus dur est à venir. Quand on va te poser la prothèse... tu vas avoir mal. Elle se tordit la bouche et posa sa tête sur ma couverture. Tu as déjà assez souffert... pourquoi te fallait-il perdre un bras ? Idiot ! Sur ces mots j'essayais de lever mon bras pour toucher son beau visage sur lequel coulait une larme, mais impossible ; je maudissais la morphine et les anti-douleurs qui m'avaient été prescrits.
- C'est bon, ça ira tout va aller mieux à partir de maintenant, c'est juste un mauvais moment à passer.
Elle releva la tête, ses magnifiques yeux bleus se fondaient dans les miens, et nous restâmes une minute à nous regarder dans cet état, puis enfin je m'exclamais :
- Dis, toi qui as toujours étudié scrupuleusement la religion, peux-tu me parler des "Animaux Divins"... ?
Elle se redressa, prit une chaise derrière elle et les mains croisées commença à m'expliquer.
- Comme tu le sais, les Animaux Divins ont été châtiés par les Dieux au même titre que les Fruits du Démon. Leurs origines sont mystérieuses, on sait qu'ils étaient tous Rois, Seigneurs ou Empereurs avant leur déclin et qu'ils gouvernaient des Terres des Dieux, mais on ne sait pas qui les a créés et quel âge ils ont. Ils perdirent tout de leurs pouvoirs divins dits "magiques" quand ils furent condamnés dans leurs Boites de Pandore. On raconte qu'on peut acquérir l'un de ces animaux en étant très dévot, mais même si l'on arrivait à acquérir un pareil animal, il serait quasiment impossible de le dompter ! Mais... pourquoi me poses-tu cette question ? Je te croyais assez proche de la religion pour savoir tout ça...
- Pour... pour rien. Ce que tu viens de me dire, je ne le savais pas en partie. Merci.
Elle s'approcha de moi et m'embrassa sur le front. Son parfum se grava dans mes couvertures. Puis enfin, elle quitta la pièce. J'étais seul à nouveau. Ce fut deux jours plus tard que l'ont du m'apposer la prothèse. J'étais serein et posé, j'attendais de voir cette dernière avec impatience cependant. J'en avais plus qu'assez de devoir rester à l’hôpital, dans ma petite chambre blanche lugubre. Ce fut en fin de mâtiné, juste avant le repas, qu'arrivèrent les deux jumeaux. Jackie portait un carton effilé en longueur sous son bras. Ils me saluèrent et je fis de même, tout en ne décrochant pas mon regard de l'emballage dans lequel, pensais-je, devait se trouver mon bras. Jackie posa le carton sur mon lit, à côté de moi, et mon excitation augmentait au fur et à mesure qu'ils le défaisaient. J'espérais en tout cas que le bras me plairait, qu'il m'irait et qu'il se rapprocherait le plus possible de mon ancien membre. Déjà j'avais vu la pré-prothèse qui me sur-contentait, il me fallait maintenant voir ce qui allait y être attaché. Dans le carton se trouvait un emballage en polystyrène pour amortir le choc, puis il y avait un second emballage en polystyrène dans le premier, et enfin je le vis. C'était un chef d’œuvre. La prothèse en acier était travaillée finement, l'épiderme était fait de toutes petites plaques d'acier ressemblant à des écailles, et de l'espace de jonction sortaient des fils en pagaille ainsi que des tiges en fer et des tas d'autres choses indéfinissables. Les doigts, la main, le poignet... tout était travaillé si finement que l'on aurait dit un vrai bras couvert de métal ! C'était impossible qu'ils aient fait ça en sept jours seulement... Je fus arraché à ma contemplation par une note que Symba tendit devant mes yeux. Je la pris et lisais : "La seconde opération va commencer. Ceci n'est pas le premier bras mécanique qui ait été inventé, il y en eut plein d'autres, et tous ont en commun la douleur vive qu'exige cette seconde étape. Il te faudra être allongé. Nous allons approcher la prothèse de la pré-prothèse et celles-ci, sans aide extérieur, se lieront automatiquement. Tu risques d'avoir très mal pendant une bonne minute, tiens le coup : ce n'est qu'un mauvais moment à passer." Je déglutis avec peine. Je levais le pouce pour dire que j'étais prêt et l'un des deux jumeaux abaissa le dossier pour faire en sorte que je sois totalement allongé. Ils tirèrent les couvertures, m'attachèrent pieds et poings ainsi que la tête, et me mirent quelque chose dans la bouche pour éviter que je me morde la langue. Le stress monta d'un seul coup. Symba prit le bras à deux mains et le posa doucement non loin de ma pré-prothèse. Il le rapprocha encore un peu, puis un peu encore, jusqu'à ce que la prothèse réagisse. Les éléments de la jonction semblaient se mouvoir d'eux même, comme s'ils étaient attirés par un aimant. D'un coup bref et rapide, la prothèse fut totalement attirée par la pré-prothèse et les deux se joignirent en un puissant "Clac Tac". S'en suivit alors des bruits plus divers, mais je m'étais totalement déconcentré à vrai dire, car la douleur me rongeait les sangs. Mon bras explosait, le sang affluait tellement que je crus qu'il allait éclater, et la douleur se répandit dans tout mon corps. Ma colonne vertébrale se crispa, un mal de crâne intense me prit, comme si celui-ci brûlait, mon estomac lui aussi prenait feu. Tout mon corps se consumait. Je mourrais à petit feu, je me courbais, me contorsionnais dans tous les sens et mes os craquaient. S'il n'y avait pas eu ces liens j'aurais attrapé le premier homme qui venait et lui aurais brisé les vertèbres. Au bout de trente secondes la douleur atteignit un pic et mon bras gauche appuya tellement sur les liens qui le tenaient que ceux-ci se rompirent dans un "Clac" singulier. Sur le coup, je ne compris pas que je venais de contrôler ma prothèse. Les deux jumeaux reculèrent jusqu'au mur. Je venais d'arracher les autres liens, mais petit à petit la douleur s'atténuait. La fatigue me submergeait et je m'écroulais à demi sur le lit, à demi sur le sol marbré de la pièce.

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Dernière édition par Byrnison D. Iorek le Dim 17 Juil - 3:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Solo] Convalescence à Chikagai, un Retour Attendu   Dim 17 Juil - 3:36

Épilogue : Une Lourde Dette
Une semaine passa depuis ma greffe. Je contrôlais désormais mon bras comme si c'était l'ancien. Et contrairement à ce que l'on pouvait penser, tout était naturel, rien de mécanique. C'était simple : ce bras était à la limite de l'organique. Grâce aux pouvoirs de mon Fruit du Démon je réussis à recouvrir le bras d'un épiderme synthétique, ce qui fit que l'on n'aurait jamais deviné que le bras était robotique. Chaque jour je poussais les précisions de la fausse peau en y ajoutant de faux poils, de faux pores et de fausses striures, des ongles... Mon bras synthétique était parfait. Ainsi il fut très surprenant pour des personnes de voir que je possédais à nouveau mon bras gauche, comme si mon accident ne fut rien. Pendant quelques jours j'avais trouvé de quoi faire à Chikagai, mais au fur et à mesure je m'étais rapidement lassé. Mon activité quotidienne consistait seulement à prier dans mon petit temple confectionné, et à lire des bouquins en tout genre : principalement des livres de religion, mais aussi de science et aussi parfois des classiques de la littérature. Je repoussais toujours à plus tard comme par procrastination aigüe, mes affaires sérieuses à régler. Je ne voulais pas ressembler à tous ces haut-gradés de la Marine restant dans leurs bureaux pour signer la paperasse. Non, moi ce qu'il me fallait c'était de l'air frais. Je comptais alors partir et préparais mes affaires quand les deux jumeaux me rendirent visite. Ils furent d'abord très surpris de voir de la peau sur ma prothèse, mais je dissolvais cette dernière pour les laisser faire leurs observations. Tout était parfait. Ils m'interrogèrent alors sur quelque chose que j'avais oublié depuis le temps : leur dirigeable. En effet ces derniers m'avaient demandé de subventionner leur projet de zeppelin, mais ils ne m'en avaient pas dit plus à ce sujet. Je les interrogeais donc pour savoir en quoi consistait cette idée, ce qu'elle pouvait apporter... Ils m'informèrent que c'était un chantier colossal qui coûterait, approximativement, dans les quatre... quatre... Je n'avais jamais entendu une somme pareille : quatre-cents-soixante-milles Berries ! Une goutte de sueur coula sur mon front et Symba déglutit difficilement. Pourtant je ne pouvais rompre le contrat, et ils me rappelèrent que le prototype serait à moi une fois achevé. L'idée était franchement intéressante, mais ou allais-je trouver tout cet argent. Je ne pouvais pas extorquer de l'argent comme ça à l'organisation... mais je pouvais néanmoins faire un prêt. Je rassurais alors les deux jumeaux en leur disant de commencer dès qu'ils pouvaient leurs dépenses. Je m'occupais de mon côté à faire un transfert d'argent. Il fallait, en outre, que je trouve de l'argent pour boucher le trou avant que l'on ne s'en rende compte, car cet argent servait globalement à l'armement de l'organisation ainsi qu'aux échanges commerciaux. Il me fallait donc trouver quatre-cents-soixante-mille Berries le plus rapidement possible et pour cela il me faudrait écumer mer, terre et cieux. Heureusement, une rumeur qui circulait m'apportait de bons vents : suite à la découverte de plusieurs filons d'or loin dans les montagnes de la Mer de Glace, une ruée vers l'or s'était mise en route. Or vu le prix de l'or actuel, ce serait mince affaire que d'en obtenir pour résoudre mon problème financier. Sans réfléchir davantage, j'embarquais dans mon sous-marin pour faire route jusqu'à la terrible et inaccessible Mer de Glace !

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