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 [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties

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MessageSujet: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Lun 18 Juil - 0:49

J'avais cette fois-ci laissé le sous-marin pour pouvoir directement dé-appareiller dans les quais sans être obligé de garer mon véhicule dans un endroit isolé. Je fus tellement surpris par le froid intense du petit village côtier que je grelottais sans même m'en apercevoir. En l'espace de cinq minute j'avais attrapé un rhume ; cinq autres plus tard des petits pics de glace se créaient là où je perlais du nez. Néanmoins je me sentais bien comme si je retrouvais, après très longtemps, une température familière qui me réchauffait l'esprit, mais me refroidissait le sang. Il n'y avait pas foule dans les rues : deux ou trois bonhommes encapuchonnés de chapkas déambulaient, et certains devait constituer la milice de l'agglomération car ils tenaient fièrement un fusil en jetant des regards furtifs à droite et à gauche. Mes bottines légères que je portais à toutes saisons ne suffisaient plus pour me réchauffer les pieds, et le froid s’immisça premièrement par cette partie de mon corps avant d'attaquer chaque parcelle recouverte de vêtements légers. Je zieutais nonchalamment les maisons alentour à la recherche d'un magasin de vêtements polaires, et remarquais une enseigne perchée au dessus d'une boutique de vêtements. Bon, c'est sûr qu'on était loin de la marque Doskoï-Panda, cela semblait plus être la marque Pas-Cher-Et-Qui-Sent-Mauvais, mais c'était ça ou mourir de froid. J'achetais donc le kit complet de vêtements empuantis : à commencer par des bottes en peau de cerf, un lourd pantalon en cuir de yak sous un caleçon de soie, des gants en peau de campagnol des neiges, un chapka en fourrure de marmotte, un premier gilet en mouton, recouvert d'une fourrure de cerf et divers autres habits supplémentaires. En bref, j'étais un tas d'animaux morts sur patte, et cela ne me plaisait pas vraiment. En soit, je trouvais les animaux bien plus respectables que les humains. La facture fut salée ; l'inuit me salua avec un regard pervers tout en comptant son argent alors que je quittais la boutique, avec en plus de cela un nouveau - superbe - sac à dos qui faisait deux fois mon poids. Mais le poids, je m'en fichais, puisque mon Fruit du Démon me permettait de porter aisément de lourdes charges.

Il fallait désormais trouver des guides pour me rendre jusqu'aux mines dans les montagnes. Ce dernières étaient fortement reculées dans le paysage et nécessitaient plusieurs jours de traineau. Déambulant dans le village tout en sentant des regards sur moi, je cherchais avec vivacité un comptoir, où je pourrais trouver des inuits ou des explorateurs qui connaissaient bien le pays. J'avais de quoi payer, et le temps, mais je ne voulais pas rester ici de peur d'attirer les ennuis. Mais visiblement, ceux-ci arrivèrent d'eux-même quand un cri - de femme visiblement - retentit juste derrière moi. J'eus à peine le temps de me retourner qu'une folle furieuse à moitié dénudée - seulement recouverte d'un drap blanc à vrai dire - me fonçait dessus. Mon gros sac à dos me fit rouler sur moi même et je me retrouvais les jambes en l'air, nez à nez avec une somptueuse créature. Derrière moi, des aboiements provenant cette fois-ci d'hommes aux voix ébréchées se prononcèrent. Sans aucune difficulté, je me redressais pour ensuite me retourner. Des gaillards aux mines de déterrés et aux visages pleins de cicatrices me dévisagèrent, puis voyant que je n'agissais pas tentèrent de me contourner. Je jetais un rapide regard derrière moi pour imaginer quel pouvait être leur but. Pile au moment où ils passèrent sur mes côtés je décidais donc d'en finir. Le visage toujours fixe, je dégainais mes deux fusils à canon sciés placés sur mes cuisses et tirais deux balles de chaque coté. Les quatre hommes s'effondrèrent, mais un d'eux survécut. La jeune femme resta immobile alors que je me rendais vers l'homme mourant, posant ma botte sur sa tête.
- Je vais prendre soin de cette demoiselle, dorénavant. Sur ces mots je pointais mon arme sur l'homme qui tentait de se débattre, de crier, et lui faisais un trou parfait dans le crâne. Du sang se mit à perler, mais déjà j'avais quitté le cadavre pour m'agenouiller près de la jeune femme. Je recouvrais déjà celle-ci de mes vêtements puants. Elle tremblait.
- Ça ira maintenant, petite. Quel est donc ton nom ?

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Lun 18 Juil - 23:20

Du blanc. Du blanc à perte de vue. Je ne savais pas où j'allais, tout était confus dans ma tête, ma perpétuelle angoisse avait maintenant viré à la terreur! Mes larmes se congelaient tellement il faisait froid, et ma vue se brouillait. Mais je courrai, je courrai encore et encore! Je ne voulais pas retomber dans les mains de ces salauds! Jamais! Je les entendais crier derrière moi, ils me suivaient. Ma respiration se faisait difficile, je toussai, je reniflai, j'avais mal... Je décidai de m'arrêter afin de reprendre mon souffle, je m'adossai contre une sorte de rocher version iceberg... Je sentais mon coeur battre la chamade et pour couronner le tout je fus prise par un violent point de coté. Autant dire que niveau confort, j'ai déjà connu mieux! Seulement l'heure n'était pas au repos ni au confort. J'entendais derrière moi à nouveau et de plus bel, les pirates qui se hâtaient! Je me remis alors à courir. J'avais les pieds gelés, je ne sentais plus le bout de mes doigts! Mais je continuai. Tout à coup, je sentis mon genoux plier sous mon poids! Et dans un râle de douleur, je m’effondrai... Mon arrêt momentané ne passa pas inaperçu! A peine étais-je en train de tenter de me relever, qu'un pirate vint me plaquer contre le sol! Il tenta à moult reprises de me bloquer les bras, mais lorsque je parvins enfin à me débattre, je releva ma tête au niveau de son épaule et le mordais de toutes les forces qui me restaient. Je l'avais mordu jusqu'au sang. Il poussa un cri de douleur sans égal. Mais ce n'était pas tout. Au moment où celui-ci tenta de me frapper avec le bras ou je l'avais mordu, son bras se stoppa net. J'ouvrai les yeux, et vis que le haut de son épaule ainsi que sa gorge étaient pétrifiés. D'un coup et sans réfléchir, je lui portai un grand coup de pied dans l'abdomen, ce qui eut pour effet de le plier en deux, tordu de douleur par sa blessure de pierre qui commençait maintenant à envahir sa mâchoire et ses pectoraux. Je lui crachai au visage et me remis à courir.

Quelques minutes après, je parvint à voir ce qui pouvait potentiellement ressembler à un village. Après tout, tout portait à croire que s'en était un! Je distinguai parfaitement de la fumée, des hommes et... Un homme en particulier retint mon attention. Il était vêtu d'une fourrure et d'un sac à dos qui paraissait faire deux fois sa taille. Je ne réfléchissais pas et décidai de foncer droit sur lui. J'étais à peu près à 70 mètres de lui, je me mis à crier de toute mes forces dans l'espoir qu'il se retourne vers moi. A peine avais-je finis de pousser mon cri que l'homme se retourna en même temps que je lui fonçai dessus! Je finis donc allongée dans la neige. Je n'avais pas totalement perdu connaissance, et je fus assez lucide pour entendre un coup de feu. Je n'osai pas regarder de peur de vomir le peu que j'avais mangé... Puis, lorsque je retournai la tête pour voir où j'étais, je vis l'homme s'agenouiller devant moi.
- Ça ira maintenant, petite. Quel est donc ton nom? Il paraissait calme et à première vue, presque inoffensif... Mais je préférais reste sur mes gardes, avec tous ce qui m'était arrivé, je préférais garder une attitude froide voir même glaciale ( en l’occurrence, ici les termes furent plutôt bien choisis ). Bien que l'étranger aux allures de papa ours m'ais offert son manteau, je me contentai d'une réponse simple et brève.
- Ros..., Rosa..., Rosaliiie Han..., cock. Je daignai répondre plus, j'avais les lèvres glacées, ma bouche ne s'ouvrait plus, et je commençai à tanguer sur moi-même. A ce moment, l'étranger entreprit de me porter jusqu'à un endroit chaud. J'étais là dans ses bras sans savoir quoi dire ou quoi faire. Lorsque je ré-ouvrai finalement les yeux, j'étais allongée dans un fauteuil au pied d'une cheminée.
- Excuse moi, je ne voudrais pas paraître brusque, mais, que t'es t-il arrivé? Il avait l'air d'un homme de confiance. Etant donné qu'à ce moment là, j'étais sur le point d'être traquée par les pirates, je décidai de me confier à ce jeune homme. Ma voix tremblait.
- Je viens d'Amazone Lily. Je... Je suis la fille de la reine et... Je me mis à pleurer... C'était insupportable. Je ne pouvais pas aller plus loin, j'avais la gorge serrée et je tentai d'essuyer mes larmes de mes mains gelées. Mais avant même que je pus le faire, le jeune homme me tendit un mouchoir en tissu.
- Allons calme toi. Tu n'es pas obligée de tout le dire. Allons, prends ton temps, respires un bon coup. Je fus presque touchée par autant de gentillesse de la part d'un homme. Et c'est cela qui me poussa à tout lui raconter.
- Il y a deux ans, lors de festivité dans le palais, l'île s'est faite envahir par l'équipage du requin noir. Je me rappelle encore lorsque l'alerte fut donnée. Je n'y croyais pas! C'était insensé... Tout était parfait... Et je me suis retrouver dans leurs navire dégoûtant. Je n'étais pas la seule, nous étions plusieurs à bord à nous faire...A ces mots, le jeune homme compris et me demanda de lui raconter la suite.
- Lorsqu'un jour, un moussaillon est venu dans l'endroit où nous étions retenu et me tendit un coffre qui contenait un fruit étrange... Il me dit aussi que si je n'y goûtais pas, nous serions perdu... Et depuis tout un tas de phénomènes étranges arrivent à ceux que je touchent... Et je me remis à pleurer de plus bel... Finalement, l'homme me borda avec une couverture en laine, et je m'endormis aussi tôt.


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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Mar 19 Juil - 0:03

Je peux affirmer avoir plusieurs personnalités, oui. Il y a principalement le moi "normal" et le moi "en présence d'une jolie femme". Bien que je ne sois pas d'habitude chaleureuse et humaine, en cette situation je change du tout au tout pour devenir très protecteur. Toute jolie fille que je croisais devenait mon ange et j'étais tâché de les protéger. A la suite du mini-combat j'avais pris la jeune femme dans mes bras et l'avais amené à ce que je crus être l'auberge la plus proche. Le propriétaire me dévisagea, mais quand je lui demandais une chambre il ne resta pas estomaqué. Il me parla avec son accent scandinave, mais à vrai dire je n'étais pas vraiment occupé à l'écouter. Mes yeux étaient fixés sur la beauté que je tenais dans mes bras : son teint doux mais proche du danger du froid m'inquiétait quelques peu, ses cheveux or bouclés m'inspiraient, et son joli minois représentaient tout ce que j'aimais chez une femme, sans compter sa grâce et ses formes - mais tout ceci était gâché par des marques, des coupures, des blessures... Malheureusement je ne pouvais voir ses beaux yeux cachés par ses paupières, il me fallait donc attendre son réveil pour découvrir cette terre inconnue. La chambre était chaude, je fis brûler le feu. Installée dans le fauteuil, elle se réveilla calmement avec une respiration haletante. Elle était fébrile, ses yeux clignaient, et sa tête demeurait adossée au dossier du fauteuil comme si elle ne pouvait pas la bouger. Enfin, ses yeux ressemblaient à deux beaux lacs bleux profonds, dans lequel mon regard pachyderme se perdait, et je nageais dedans comme un ours chassant un phoque sous la banquise. Je pris deux trois aliments de voyage qui n'avaient rien de très solide et les glissais dans sa bouche, puis lui faisais boire un verre d'eau. Quelques minutes plus tard elle sembla émerger d'un autre monde pour me parler. Elle me raconta son périple, ce qu'elle avait enduré. Mais mon esprit bloqua ou moment ou elle me dit qu'elle fut séquestrée et violée sans relâche par des pirates, ceux-là même qui l'avaient poursuivi en ville, et qui se terraient dans leur bicoque à l'orée des quais. Je fulminais, mes oreilles devinrent rouges. J'installais un drap sur la jeune fille qui venait à nouveau de s'endormir. Je descendis l'escalier de le baraque en bois, harcelais l'aubergiste d'ordres qu'il dut s'obliger à respecter en voyant mes yeux : tout d'abord aller acheter des vêtements à la jeune femme - pour ça je lui laissais une liasse de billets avec un large pourboire - et ensuite les déposer dans la chambre. Je le prévenais enfin que s'il lui arrivait quelque chose je l'écraserais jusqu'à ce que son corps soit aussi plat qu'une feuille. Je sortais de la maison, manquant d'arracher la porte, et me rendais jusqu'aux quais.

Je défonçais la cale d'un coup de poing, le bois était miteux et rongé par les vers, mais ma force tellurique facilitait nettement les choses. Un homme tapi dans l'ombre, assis sur une caisse me regardait, lunatique. Je lui envoyais un poing dont la masse se faisait durement sentir, qui le fit transpercer l'autre coté de la coque. Visiblement j'avais directement percé dans les cellules où étaient emprisonnées les pauvres femmes. Je détruisais leurs cellules et les aidais à s'évader. Tétanisées et bloquées, elle me fuyaient mais je me devais de les tirer violemment de leur léthargie pour leur rendre leur liberté. Toutes étaient nues, sales ou recouvertes d'un drap miteux, les envoyer au froid serait comme les tuer directement. Plusieurs d'elles étaient déjà mortes, gelées. Enfin l'équipage s'ameuta derrière moi, alors que je faisais sortir les victimes. Le capitaine sortit du lot, rouge et baveux, il transpirait et puait à plein nez. Son sabre pendait dans sa main et il me semblait d'un coup tellement dégoutant que j'exprimais du dégout à frapper son visage poisseux. Le petit groupe de salopards m'encercla, il en était fini d'eux. Moi aussi, j'avais viré au rouge, pensant à ce qu'ils avaient fait à ces femmes... et à cette femme. Coeus ! Alors que mes deux bras se changeaient en membres terreux, quatre autres sortirent de mon dos, tous tenant des épées. Je fermais les yeux et laissais ma rage s'exprimer. Imitant la toupie, je faisais des dégâts dans les rangs adverses, mais ça n'était pas fini. Criant, hurlant de toutes mes forces, je rouvrais mes yeux et me jetais sur chaque ennemi pour le pourfendre de mes six lames de terre, les coupant en six parties égales à chaque coup. Les corps se broyaient, se disloquaient, et des parties roulaient par terre. Des têtes se coupaient, puis se recoupaient en deux, des bras étaient tranchés comme des lamelles, j'étalais ma fureur. Le capitaine fut bientôt le dernier à rester, dans cet amas de sang et de chair, de boyaux et d'organes éviscérés. Je consacrais toutes mes forces dans ce coup, si bien qu'au contact de mes lames son corps explosa. Dehors, les femmes vomissaient leur tripes et s'agenouillaient dans la neige. Je ressortais du navire, mes habits tachés de sangs et de chair. Je me débarrassais rapidement de ces dernières pour une question d'esthétique, même à moi ça ne me plaisait pas. Puis, sans que rien ne se passe, le bateau lui-même se disloqua, se coupa en tranches, et disparut dans les abimes des quais, emportant avec lui ses corps.
- N'Y A-T-IL PERSONNE QUI PUISSE S'OCCUPER DE CES FEMMES QUI ONT, CHAQUE JOUR, VÉCU PLUS DE MALHEUR QUE JAMAIS VOUS N'EN AUREZ DANS VOS VIE ?! N'Y A-T-IL QUE DES LÂCHES INCAPABLES DE RECUEILLIR DE PAUVRES VICTIMES DE LA VIE ?! Criais-je au centre du village, voyant les hommes et femmes regarder à travers leurs fenêtres. Enfin une porte s'ouvrit, une vieille femme sortit en courant et attrapa le bras de deux jeunes femmes groggy, puis d'autres villageois l'imitèrent pour au final toutes les prendre en charge. Je regagnais alors l'auberge, l'aubergiste avait fait ce que je lui avais demandé mais était totalement horrifié en voyant ma tenue : à vrai dire j'étais totalement recouvert de sang rouge fonçé et noir, que ce soient mes vêtements ou mon visage, ou mes mains. Tout était tâché. Retirant mes fourrures, je lui demandais s'il était possible de les laver. Il acquiesça. Je remontais dans ma chambre et profitais que la femme dorme pour prendre une douche. Alors que le sang partit dans le siphon, je me purifiais en vouant mes meurtres à Virgo, pour le bien de la bienveillance.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Mar 19 Juil - 13:38

J'étais à Amazone Lily... J'étais dans la grande cours centrale du palais. L'air était bizarre, j'avais l'impression de respirer un mélange d'air et de sirop de violette, en effet, l'air semblait être ici composé d'une substance consistante violacée et épaisse. Je ne savais pas ce que je faisais ici... C'était étrange. L'air violet me rappelait vaguement quelque chose. Soudain, ce quelque chose ne tarda pas à s'éclaircir... Une panthère. En un souffle, une panthère gigantesque était apparut sous mes yeux. Elle était noir comme la nuit, ses babines retroussées me laissaient entrevoir toute une rangée de dent blanche et acérées, ses griffes d'un marron ébène semblaient être taillées et polies. Et se regard... Ses yeux noir parsemés de jaune de part et d'autre de l'iris étaient d'une profondeur déconcertante. J'avais l'impression de rentrer dans son regard, l’intérieur de ses yeux semblaient être deux gros diamants qui brillaient à la lumière violacée que procurait l'air ambiant. Je n'arrivais pas à me décoller de ses yeux. J'avançai lentement vers elle, je ne savais pas pourquoi, il y avait comme une sorte d'attraction entre elle est moi. J’avançai, elle avançait. Lorsque je fus à, à peu près 1 mètre de la panthère, celle-ci laissa échapper un grognement, puis baissa la tête pour finir dans une position qui semblait être semblable à l'inclinaison. Je passait ma main sur sa tête, caressant son poil doux et soyeux. La bête poussa un léger cri qui relevait sans doute du ronronnement. D'un coup, la bête ouvra les yeux violemment, elle se remit debout en me poussant à terre, se remit à montrer ses crocs et dans un rugissement félin, me porta un énorme coup de griffe!

Dans un sursaut je me réveillai! J'avais fais un sacré cauchemar! Bon sang, je n'en revenais toujours pas. C'était complètement insensé, une panthère géante à Amazone Lily... Je devais être vachement atteinte pour pouvoir faire ce genre de rêve. Enfin passons... Mon crâne me faisait affreusement mal. Mes mains et mes pieds s'étaient réchauffés. Il fallait que je boive. J'entrepris de me lever afin d'aller de l'eau dans l'espèce de petite bassine qui se tenait à quelques mètres de moi. Mais tout à coup, j'entendis quelqu'un blablater des choses incompréhensibles dans une petite pièce de la chambre où je me trouvais. J'attrapai un bout de bois taillé en pointe sur la petite commode à gauche de la cheminée et me dirigeai vers la pièce où j'entendais quelqu'un parler. Je me postai derrière la porte et ne bougeai maintenant plus. Apparemment, l'homme qui était là était en train de se doucher, j'entendais l'eau qui coulait sur la petite plaque de bois qui devait se trouver à ses pieds. La porte était entre-ouverte, j'entrepris donc de voir qui se trouvait à l’intérieur de la pièce, et soudain, mon coeur et mes membres s’apaisèrent lorsque je parvins à identifier l'homme qui m'avais sauvé des pirates. Il n'était pas vraiment musclé, mais derrière quelque petites blessures, je pouvais distinguer que ses pectoraux et la naissance de ses abdominaux étaient quand même assez prononcés. D'un coup il se retourna, mettant ainsi ses mains contre le mur et laissant sa tête sous l'eau. Ses jambes étaient bien dessinées, ses mollets étaient musclés et ses cuisses semblaient épaisses et dures à la fois. Rassurée par la vision de l'homme qui m'avait sauvé, je retournais prendre mon verre d'eau et me r'enfouis sous le tas de couverture, me mis en boule sur le fauteuil devant la cheminée toujours allumée.

Au bout de quelques minutes, j'étais entièrement réchauffée. Je décidai donc de me lever, et d'aller soigner toutes mes vilaines blessures. Je fouillai la petite chambre à la recherche d'une petite trousse à pharmacie, ou quelque chose qui pouvait contenir un peu d'alcool et quelques morceaux de coton. Finalement, je trouvai mon bonheur dans un petit buffet qui se trouvait juste en face de la salle où l'homme qui m'avait sauvé, prenait sa douche. Je me remis donc sur mon petit fauteuil puis commençai par verser l'alcool, qui se trouvait dans un petit flacon en verre recouvert d'une peau de bête, sur une plaie qui se trouvait sur mon épaule gauche. Je laissai échapper un petit râle de douleur puis, recouvrai le tout d'un petit morceau de coton. J'entrepris ensuite, de faire la même chose sur tout le reste de mon corps. Au bout de quelques minutes, l'eau s'arrêta. Je tendais l’oreille, l'homme sortit de la petite pièce avec pour seul vêtement, une serviette en peau autour de la taille. A en croire l'expression de son visage, il fut d'abord surpris de me voir éveillée, puis cette expression de surprise vira soudainement à une expression de quiétude et de repos. J'avais finis de désinfecter mes blessures. Nous ne parlions pas, à vrai dire, nous ne savions peut être pas quoi nous dire. Lorsqu'il entreprit de raviver les flammes de la cheminée, il me laissa entrevoir, en se baissant, une énorme coupure sur l’omoplate droite.
- Votre..., votre dos, vous vous êtes coupé.. D'abord, il ne fit pas attention à ma remarque, puis il se retourna, et se mis à arborer un petit sourire dans le coin de la bouche.
- Oh ça? Non ce n'est rien, rien qu'une petite égratignure, trois fois rien. Vous feriez mieux de vous reposer. Son calme et sa sérénité devenaient déconcertantes. Comment faisait-il pour garder à ce point son sang froid? Même si je ne le montrais pas, j'étais terrorisée à l'idée que les pirates puissent revenir à n'importe quel moment. Mais soit. Peut être avait-il raison? Peut être valait-il mieux ne pas s'en faire.
- Laissez moi m'en occuper s'il vous plait. En guise de remerciement, même si ce n'est pas grand chose. Il me sourit, et se remit dos à moi, je descendais donc de mon fauteuil avec tout mon attirail et me mis à genoux derrière lui, au niveau de sa plaie. Je commençai d'abord par verser un peu d'alcool sur un bout de coton, que j'appliquais ensuite sur sa plaie. Il laissa échapper un petit gémissement de douleur, puis, je lui bandais le tout avec un bout de tissu que je lui avais préalablement demandé de couper. Puis, puisque j'y étais, j'insistais aussi pour soigner sa blessure au biceps. Finalement, je m'en était plutôt bien sortie. Et pour me remercier, le jeune homme me tendit des vêtement chauds et neufs. Je lui donnai un baiser sur la joue, et allai prendre une douche afin de me purifier.


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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Mar 19 Juil - 17:37

Un craquement retentit dans la chambre-salon, puis de légers bruits de pas parvinrent jusqu'à mes oreilles. Mon bras prit une teinte marron, prêt à fondre sur un ennemi, mais ce n'était que la jeune femme qui s'était levée, titubante. Du coin de l’œil j'espionnais ses moindres faits et gestes à travers l'entrebâillure de la porte légèrement ouverte. Puis elle s'avança jusqu'à la douche, et je détournais le regard faisant semblant de décompresser sous l'écoulement de la poire de douche. Je faisais face à la jeune fille, avec les yeux plissés au maximum comme s'ils étaient fermés. Celle-ci ne remarqua pas que je le regardais et posa son regard sur mon torse et mes jambes. Je n'avais pas de honte à avoir, surtout que la porte vitrée masquait tout mon entre-jambe à partir du haut des cuisses jusqu'au bassin. Et de toute manière, bien des femmes avaient déjà vu mon corps nu, ça ne me gênait pas plus que ça. Je me retournais alors pour lui montrer mon dos, et devinant qu'elle était contenté, elle se retourna et fit marche arrière jusqu'à son fauteuil. Elle était toujours légèrement vêtue de la fourrure que je lui avais donnée, ainsi que du drap dont je l'avais couverte, et ressemblait à tous points à une déesse charnelle dont parlent les mythologies. Après m'être fait un shampooing rapide, j'attachais autour de ma taille une serviette et saluais la jeune femme, puis attisais le feu en silence jusqu'à ce qu'elle se mette à me parler. Elle se plaignit de légères blessures sur mon dos, de vulgaires égratignures. Je protestais et repoussais son aide : jamais je n'avais eu besoin de l'aide de quelqu'un. Néanmoins elle s'obstina apporta des cotons imbibés d'alcool pour me désinfecter mes blessures, puis elle m'appliqua abondamment un baume, si longtemps que j'eus l'impression qu'elle profitait du moment. Je ne pus m'empêcher de lâcher un râle quand elle passa sur une blessure un peu plus profonde et plus douloureuse, mais celui-ci était à peine audible. Une fois mes plaies soignées, je lui indiquais des vêtements, et lui disais que l'eau de la douche était chaude, qu'elle ferait mieux d'en profiter. Elle sauta dans on bain pendant que je m'étalais sur le lit, et songeais. Soudain, un souvenir ou plutôt une présence s'infiltra dans ma pensée, et tout doucement je murmurais pour que la jeune femme ne remarque pas que je parlais seul :
- Ne t'en fais pas Irmin, je viendrai te délivrer. Tout en disant ces mots, j'avais l'impression qu'un autre homme les prononçait et que je savais le sens de cette phrase tout en ne pouvant m'en rappeler distinctement.

La jeune femme prit tout son temps pour se laver, puis enfin elle sortit de la petite pièce avec une vague de condensation à ses côtés. Elle était magnifique, une vraie perle d'orient. Son visage resplendissait et sa peau rose bonbon vira au rouge quand elle me vit la regarder de haut en bas, recouverte des vêtements de fourrure. Comme moi, elle avait eu l'idée de les parfumer pour masquer l'odeur, mais en plus de ça elle avait une odeur naturelle, un parfum sucré et fruité. Ses magnifiques cheveux, propres, ondulaient dans son dos, formant un contraste parfait avec la veste marron, et le reste de son corps semblait taillé parfaitement pour les vêtements qu'il lui avait offert. Elle ressemblait à une diva russe, et s'accordait facilement à ce style vestimentaire. Elle n'avait pas mis le pantalon de yak, elle portait juste le caleçon blanc moulant ses jambes à la perfection ainsi qu'une petite robe à la fourrure bleutée. qui descendait jusqu'à la moitié de ses genoux. Je me redressais, et l'informais maintenant :
- Bon, écoute : j'ai des affaires à régler plus loin dans les montagnes que tu vois derrière nous. Je pointais la grande baie vitrée, désignant de grandes montagnes blanches au milieu d'étendues neigeuses. J'ai plusieurs choses à faire là-bas, et une jeune fille frêle comme toi ne peut pas me suivre, tu ne survivrais pas une seconde là-bas. Alors tiens, voilà de l'argent, tu peux prendre le prochain ferry jusqu'à la prochaine île habitée si tu le souhaites. Moi je te laisse là. Sur ces mots je repris mon sac à dos de géant que j'avais déposé à l'entrée de la pièce, et envisageais enfin de trouver de bons guides.

Mais, juste au moment où j'allais ouvrir la porte, quelque chose sauta sur moi envoyant mon sac valdinguer au loin. C'était la jeune fille, elle me fixait avec un regard de pierre et tenait mes poignets fixés au sol, elle avait coincé mes jambes en posant les siennes dessus, faisant en sorte que je ne puisses rien faire. Elle s'apprêtait à parler, mais comme si elle était aussi légère qu'une feuille, je la repoussais et me relevais. Je récuppérais mon sac et m'apprêtait cette fois-ci à ouvrir la porte. Son regard farouche était pointé sur moi, et elle avait retroussé son petit nez comme si elle s'apprêtait à recommencer. Je la prévenais cette fois-ci :
- Si tu tentes de m'empêcher de poursuivre ma quête, je te tue.
Je prenais le regard le plus persuasif que j'avais, mais je savais bien au fond de moi que j'étais incapable de toucher une femme. J'ouvris la porte, la traversais et la refermais derrière moi. Je trafiquais la serrure pour qu'elle ne puisse pas sortir, saluais l'aubergiste en lui versant un peu d'argent en supplément, et quittais l'endroit. Il faisait froid à l'extérieur, mais seul mon visage le ressentait. Je plaçais ma fourrure au niveau de ma bouche, et semblable à tous les trappeurs du coin, me fondais dans la masse. Je repérais une boutique avec une grande vitrine : dedans deux Esquimaux attendaient des clients. J'entrais et demandais si je me trouvais bien à un office de guide.
- Oui monsieur, quoi pouvoir faire pour vous ? Vous vouloir aller quelque part ? Moi et Kuhja pouvoir servir vous pas cher. Dix-mille Berries, aller-retour, oui monsieur, pas cher. Vous vouloir ?
J'acceptais, je leur disais où je devais me rendre et ils étudièrent une carte pendant de longues minutes. Bizarrement j'eus une impression de déjà vu quand l'homme me parla, en entendant leurs noms, et en regardant leurs visages. J'entrais alors dans une sorte d'hypnose, mais me reprenais une seconde après en secouant la tête. Enfin, ils sortirent un traineau et des chiens - des huskies - qu'ils attelèrent en plein milieu de la rue. Tout était prêt pour le voyage, mais c'était sans compter cette femme.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Mar 19 Juil - 19:19

J'entrais dans la salle de bain. C'était une pièce relativement petite, il y avait tout juste de la place pour un lavabo, une petite armoire et la douche. L'hygiène ne laissait pas à désirer, mais j'avais quand même connu plus propre! Enfin bon. L'eau était chaude, et c'était l'essentiel. Je sentais l'eau couler sur les blessures, et ça me faisait du bien. J'avais l'impression que ma peau reprenait des forces, j'avais l'impression d’être à nouveau saine de corps. Je me lavais les cheveux à l'aide d'un shampoing dont le capuchon était ouvert, l'homme qui était passé avant moi devait probablement s'en être déjà servit. Je restais un moment sous la douche, cela faisait tellement longtemps! Et puis après tout, ce n'était pas moi qui avais payé la chambre! Il fallait que j'en profite, surtout que je finirai peut être bientôt par être à nouveau livrée à moi même. Autant être propre! Je finis alors par fermer le robinet de la douche et par essorer mes long cheveux, qui avaient repris de la couleur et leur texture soyeuse. J'enfilai les vêtements de fourrure que l'inconnu avait pris soin de m'offrir. J'étais devant le miroir. Je passai un moment à regarder mon reflet dans ce morceau de verre à moitié fissuré... Je m'y revoyais à l'intérieur du navire des pirates... Je me voyais en train de pétrifier deux moussaillons... Tout d'un coup je revins à la raison. Et c'est la que je compris enfin que ce mystérieux fruit était en fait un des nombreux fruits de démon dont parlaient tous les livres. J'étais devenue un monstre... Mais à qui en parler? J'étais seule maintenant, et je n'avais aucun moyen de retourner sur Amazone Lyly... D'ailleurs, je ne savais même pas si elle existait encore. Je n'avais plus de chez moi, j'étais perdue.

J'enfilai les vêtements de fourrure que l'étranger avait pris soin de m'offrir. Je me sentais déjà beaucoup mieux! J'utilisai un peigne afin de démêler tous ces longs cheveux épais. Finalement, au bout de quelques minutes je finis par sortir de la salle de bain. Je me retrouvai maintenant face à l'inconnu qui était allongé sur un lit dans la pièce juste en face de la salle où je m'étais douché. Il me fixa un bon moment et me déshabillait littéralement du regard. Je me surpris à rougir. Tout à coup, le jeune homme se redressa et finis assis sur le bord du lit.
-Bon, écoute : j'ai des affaires à régler plus loin dans les montagnes que tu vois derrière nous. Il me montra du doigt de grandes montagnes parsemées de blanc derrière la grande baie vitrée. J'ai plusieurs choses à faire là-bas, et une jeune fille frêle comme toi ne peut pas me suivre, tu ne survivrais pas une seconde là-bas. Alors tiens, voilà de l'argent, tu peux prendre le prochain ferry jusqu'à la prochaine île habitée si tu le souhaites. Moi je te laisse là. Une jeune fille frêle... Il avait osé me dire que je n'aurais pas été capable de survivre dans le froid alors que j'avais passé plusieurs semaines sur un bateau à moitié pourris et avec pour seul vêtement un drap tout percé! Il allait voir de quel bois je me chauffe celui-là! Je n'étais pas prête à laisser passer un affront de ce genre. A peine avais-je fais un pas en avant que l'homme se leva, prit son sac à dos et marcha en direction de la porte. En un éclair, je bondis sur son sac d'environ deux tonnes et le fis tomber à la renverse! Puis, en une fraction de seconde, je me retrouvais à califourchon sur lui afin de lui bloquer les jambe et les bras. Je voulais lui dire qu'il se trompait à mon propos, mais a peine avais-je le temps d'ouvrir la bouche, que d'un coup de bras il me renversa sur le sol, les rôles avaient été inversés...
-Si tu tentes de m'empêcher de poursuivre ma quête, je te tue. Il avait tenté de paraître sérieux. Mais je voyais qu'à l'intérieur de lui, il aurait été incapable de me faire quoi que ce soit... Mais soit, il se retourna et claqua la porte derrière lui. Mais je ne comptais pas en rester là. Je rassemblais le plus d'affaires possible, je pris un petit sac dans lequel je mettais l'alcool, quelques morceaux de coton et des bandes de tissu, et je pris la porte. Je descendais les escaliers à toute vitesse et demandai à l'homme qui était en bas de m'indiquer le chemin de celui qui m'avait porté jusqu'à la chambre. Il finis par me répondre et je me précipitai dehors... Le blanc m'aveuglait pendant quelques secondes pui je finis par voir mon inconnu partir en traîneau à travers les montagnes. Je courrai jusqu'à la boutique puis demandai à un petit esquimau :
- S'il vous plait, prenez le même itinéraire que le traîneau précédent, c'est important!! Seulement, le petit esquimau, rangé dans son gros manteau m'adressa ces quelques mots avec un petit sourire pervert :
- Et, avez vous de quoi payer? Le petit rire qu'il eut faillit me faire vomir... Mais après tout, il fallait que je joue de mes charmes si je voulais rattraper l'inconnu, je n'avais même pas son nom! J'adressai donc un petit clin d'oeil qui pouvait laisser jouer son imagination. Il finis donc par me faire monter sur un traîneau tiré par de magnifique huskies au pelage épais et chaud. Nous étions à la poursuite de mon mystérieux sauveur.

Nous nous étions déjà bien enfoncés dans les montagnes, je n'arrivai quasiment pas à distinguer le paysage. Et lorsque je demandai au petit esquimau s'il savait où on allait, il me disait que je n'avais pas de craintes à avoir, qu'il connaissait ces montagnes comme sa poche... ce dont je doutais légèrement. Tout à coup, il se mit à me presser le bras, et me faire signe de regarder en avant. Je m’exécutai et parvins à reconnaître le gros sac que portait mon inconnu. Je l'avais retrouvé! Il fallait donc que je trouve un moyen de l'arrêter... Je cherchai pendant que nous étions toujours à sa poursuite, puis, au bout d'un moment il me vint une idée. Les hommes étaient tous attirés par moi n'est-ce pas? Il fallait donc que je trouve un moyen d'attirer l'attention des deux esquimaux qui accompagnaient l'homme. Je demandai au mien s'il avait un moyen de les contacter. Il finit par me répondre qu'ils avaient un langage entre eux pour se transmettre des signes. Je lui ordonnai donc de demander aux esquimaux du traîneau d'en face de se retourner et de me regarder, il s'exécuta. Tout à coup il se mis à faire un mélange de sifflement et de cri, ce qui eut pour effet de se faire retourner les petits hommes d'en face, puis en une fraction de seconde j'utilisai le pouvoir de mon fruit de la passion pour les changer en pierre par un simple regard. Finalement, le traîneau de mon inconnu se stoppa net, ce qui eut pour effet de le propulser en avant ainsi que les deux petites statuettes. J'ordonnai maintenant au mien de s'arrêter, et lorsque l'esquimau demanda à se faire payer, il me suffit d'un seul contacte pour le changer en statue de granite. Je courrai donc rejoindre le jeune homme encore sonné. Il s'était juste fait une petite égratignure sur le front, il n'y avait rien de bien méchant, et mon dieu merci, les deux petites statue n'étaient pas brisées. Je m'occupai donc de la blessure de mon jeune homme et entrepris de le réveiller à coup de claques dans la figure... Il fronça les sourcils et se secouait la tête. J'espérais quand même ne pas l'avoir mis en colère!
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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Mar 19 Juil - 20:45

Nous étions partis en trombes ; mais déjà à peine enfoncés dans les terres glacées annonçant un pays très froid, nous dûmes faire face à un accident. Mes deux accompagnateurs venaient d'être changés en statue, et le traineau se stoppa net devant un mur de glace, m'envoyant en avant. Là il y eu un choc puis ce fut tout noir. Je fus réveillé à cause d'une chaleur intense dans les joues. Ces dernières étaient frappées par la femme de l'auberge, n'allait-elle donc pas me lâcher ? Elle était à quatre pattes au dessus de moi et me martelait de la paume de ses mains. Vu par quelqu'un d'autre, sous un angle différent, notre position pouvait se révéler ambigüe, et je ne pus empêcher de rougir à cette idée. Néanmoins je saisis l'un de ses poignets au vol, et le serrais légèrement, plutôt tendrement. La femme s'arrêta, plongea ses grands yeux bleus dans le miens, et nous restâmes ainsi pendant de bonnes minutes durant. Enfin je la poussais légèrement pour retourner jusqu'au traineau. Les guides s'étaient enfoncés dans la neige, toujours à l'état de statues. Je les pointais du doigt et regardais la femme :
- C'est toi qui a fait ça ? Réponds.
- Oui, mais je...
- Rends-leur leur aspect normal. J'ai besoin d'eux. Dis-je, le regard noir et les poils hérissés, comme si un animal se libérait en moi, malgré que je faisais face à une femme. Mes pupilles étaient dilatés et avaient viré au noir profond, comme des yeux d'ours. La femme le vit, et s'activa. Elle posa ses mains sur les deux statues et celles-ci reprirent vie. Voyant qu'un ange était penchée au dessus de lui, l'Inuit s'exprima dans son langage natal, mais on devinait bien là le fameux : "Suis-je au paradis ?". Les deux guides se relevèrent sans détacher les yeux de la femme, sourirent comme deux gros pervers tout en hochant la tête et en parlant dans leur langue. Ils se firent des clins d’œil, mais durent oublier toutes les idées malsaines passant dans leur caboche quand je leurs annonçais froidement :
- Elle est avec moi.

Le traineau filait à nouveau dans la neige en déplaçant des masses neigeuses sur son passage, nous étions un petit peu à l'étroit désormais à l'arrière. L'esquimau prenait tout la place à l'avant, moi et la jeune femme étions assis l'un devant l'autre, et devant un soucis de place nos jambes se croisaient. Je regardais généralement devant moi pour admirer le paysage, et tachais d'éviter son regard pénétrant. Ses yeux félins m'analysaient sans cesse, elle les faisait passer sur chaque parcelle de mon corps, et au fil du temps cela me gênait. A un moment le conducteur dut prendre un virage plus large, ce qui me poussa violemment sur elle. Le hasard fit qu'elle avait le décolleté apparent, malgré le froid, car elle avait quelques peu déboutonné sa veste. De ce fait j'avais le nez... dans ses seins. L'odeur de son corps m'embourbait, et une légère goutte de sang sortit de mon nez sans que personne, même pas elle, ne s'en rende compte avant que je passe ma main dessus pour m'en débarrasser. Cela créa un petite trace rouge sur mon gant blanc cependant. Rouge pivoine, comme elle d'ailleurs, je me redressais et me terrais bien au fond de la charrette de mon côté ; elle fit de même. Cela eut au moins l'effet de détourner son regard jusqu'à la prochaine étape. Le paysage autour de nous était superbe et je m'y sentais bien. Les forêts de sapins s'enchainaient avec des morceaux de glace tous droits qui sortaient du sol. Il me semblait avoir déjà vécu ce moment, mais la jeune femme n'en faisait pas partie, elle était un élément perturbateur. Alors que les deux esquimaux se vantaient en étalant leur science à la femme, en lui racontant quels esprits peuplaient tels et tels endroits et à quoi ils ressemblaient, je m'assoupis et plongeais dans un nouveau rêve.

"Je me réveillais à nouveau dans l'antre de l'ours. Ce dernier semblait avoir veillé sur moi puisqu'il m'avait recouvert d'une couverture en peau de phoque, puante mais très chaude. J'appelais alors :
- Roi Irmin ? Roi Irmin vous êtes là ?
Une voix gronda dans l'obscurité, comme il l'avait déjà fait la dernière fois, et ses yeux turquoise apparurent pour se rapprocher de moi.
- Qu'y a-t-il petit humain ?
- Je voudrais voir les autres ours, je voudrais sortir. Je vous remercie de m'avoir aidé, mais je voudrais retourner parmi les humains.
- Ce ne sera pas possible.
- Pourquoi donc ?
Il fit, avec l'une de ses gigantesques griffes, un carré dans le sol. Il déchira la pierre comme du papier, et dessina avec la dextérité d'un artiste, un coffre.
- Je suis prisonnier, je ne peux pas te ramener jusqu'à chez toi.
Dès lors je sus ce que j'avais à faire.
"

Je me réveillais en sueurs, le traineau était à l'arrêt et la jeune femme était penchée sur moi, elle me tenait la tête aux creux de ses deux mains, et me fixait avec un regard inquiet.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Mar 19 Juil - 21:54

Mes pouvoirs s'activaient lorsque j'avais peur où lorsque j'étais en colère. Je commençais à les contrôler, je pouvais maintenant rendre leur forme humaine à ce que j'avais changé en statue. Je n'avais plus peur de moi-même et je ne me considérais plus comme un monstre, mais plutôt comme quelqu'un de différent. Il m'avait fait peur... Ses poils s'étaient hérissés, ses yeux étaient devenus noir comme la nuit. Cela changeait quelque peu mes plans, mais je ne voulais pas prendre le risque de finir en bouillie. Je m'étais exécutée et ne sachant pas comment m'y prendre, j'avais simplement posé mes mains sur les deux êtres inanimés. Et d'un coup, il revinrent à la vie... Je n'en croyais pas mes yeux! Le granite avait fondu comme neige au soleil. Cela faisait-il mal? Je n'osai pas leur demander de peur qu'ils soient effrayés où qu'ils tentent quoi que ce soit contre moi... D'ailleurs, je réussis à percevoir leur petit rire pervert en me regardant, cela me donnait envie de les re-changer en statue et de les exploser par la même occasion!
- Elle est avec moi. J'esquissais un sourire de satisfaction et retournai jusqu'au traîneau à peine endommagé. Dorénavant, lorsque les deux esquimaux me regardaient, ils prenaient soin de faire attention où le sens du regard de l'inconnu se dirigeait. Et ça me plaisait. J'étais rassurée, je savais que rien ne pouvait m'arriver... ou presque. Afin de séduire les esquimaux quelque minutes auparavant, je pris soin de détacher mon corsage... grossière erreur! Nous prîmes un virage un peu plus violent que les autres, et en une fraction de seconde, l'homme se trouva le nez entre ma poitrine! Finalement, je l'aidai à se relever et nous nous terrions dans notre coin respectif du petit traîneau. Pendant au moins une bonne demi-heure, je dus écouter les deux esquimaux déballer leurs science à propos de quelques mythes urbains sur des soit-disant esprits de la forêt... Tsss il fallait être complètement dingue pour croire à de pareilles foutaises...

Le paysage était magnifique... Ces montagnes et cette étendue de blanc immaculé était juste époustouflantes... Je me surpris même à aimer ce paysage qu'auparavant j'aurais détesté. Mais là, grandeur réelle, on ne peut qu'apprécier. Tout à coup, je tournai la tête vers mon inconnu :
- Comment t'appelles.... Il dormait... Il était presque beau lorsqu'il dormait. Oh non je n'aurais pas craqué, surement pas même! Mais il avait en lui quelque chose d'attirant, il était une beauté sauvage. Et c'est peut être, après réflexion, ça qui me plaisait. Il pouvait changer d'humeur à n'importe quel moment, il avait été doux avec moi, et à la fois plus dur... Mais que disais-je, non, il n'était rien... Je le suivais parce que je n'avais simplement pas envie de mourir...

Le voyage me semblait interminable... Il n'y avait que de la neige à perte de vue, et rien d'autre à des kilomètres à la ronde... Je m'étais lassée de voir ça... Au début, oui, je trouvait ça charmant, mais maintenant je n'avais plus qu'une seule envie, me retrouver sous les tropiques. A vrai dire, j'avais envie d'aventure. J'avais soif de sensations fortes et moi aussi je voulais savoir ce que ça faisait de me battre pour une cause défendue ou alors pour quelqu'un... Et par dessus tout, je voulais effacer toute la haine et la violence dans le monde! Et c'est pour cela que je restai avec lui, je savais au fond de moi qu'il m'aiderait à devenir quelqu'un. Je voulais être quelqu'un. Comment Boa Hancock! Moi aussi un jour je voudrais retourner sur Amazone Lily et protéger un peuple, moi aussi je voudrais voguer sur les océans pendant des semaines et des mois! Moi aussi je voudrais vivre ma vie comme je l'entends...

Mais je fus brutalement éjectée de mes pensées! Le jeune homme à coté de moi me pris violemment la main et me la serrait. Il me la serrait tellement fort que je crus que mes os allaient lâcher! Je le regardais, il dormait toujours. Il suait, tantôt il fronçait les sourcils, tantôt poussait des gémissement qui ressemblaient aux gémissement de quelqu'un qui a peur, quelqu'un qui est à l'agonie... Tout à coup, il se décontracta... Il lâcha ma main et ne bougeait plus... Je pris dans ma sacoche un bout de tissu dans lequel j'enfermais un peu de neige afin de l'humidifier. Puis je me mis sur lui, pris son visage fin dans une main et lui humidifiai le front de mon tissu mouillé... Au moment où il sembla se ressaisir, je posai mon tissu prenant son visage entre mes deux mains. Il ouvrit les yeux péniblement, il semblait être dépourvu de force, j'étais inquiète, je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire... Je me contentai des phrases ridicules qu'on lance à quelqu'un qui ne va pas bien, et je me sentais vraiment stupide.
- Tu m'entends..?, Tu vas bien..?

Et malheureusement je n'étais pas au bout de mes peines. Soudainement, le traîneau s'arrêta et les deux inuits se mirent à jacter des paroles complètement insensées... Tantôt ils me regardaient, tantôt le jeune homme, et ils revenaient l'un vers l'autre, je ne comprenais absolument rien, jusqu'à ce que l'un d'entre eux se prit une flèche dans l'épaule et tomba hors du traîneau en poussant un long cri de douleur. Je laissai aussi échapper un cri de surprise. Je tentai à plusieurs reprises de réveiller l'inconnu encore endormit la tête entre mes mains, mais rien n'y faisait, je devais me défendre toute seule. Je pris mon courage à deux mains et me levai hors du traîneau. Je pus distinguer deux hommes habillés en fourrure à environ quelques pas de là où nous étions postés... L'un d'entre eux était munit d'un arc, et l'autre tenait ce qui pouvait ressembler à une dague. Ils se mirent tous deux à prononcer des paroles incompréhensibles. Puis en une fraction de seconde, le deuxième inuit qui était avec nous tenta de s'échapper, mais fut malheureusement stoppé par la dague que l'homme en fourrure lui lança dans la cuisse. J'étais maintenant seule face à deux étrangers, et l'autre somnambule dormait toujours, quelle chance!

Il fallait que je m'en sorte. Je décidai donc d'enlever le gros manteau que j'avais sur les épaules. Je me retrouvais maintenant en robe blanche et épaisse fendu sur ma jambe gauche. Je laissai donc entrevoir un décolleté enivrant et une splendide vu sur ma vertigineuse chute de reins. Il fallait combattre le mal par le mal, les deux hommes en fourrures se mirent à rire bêtement. Sans doute n'avaient-ils encore jamais eus l'occasion de voir une femme légèrement vêtue, et cela ne m'aurait du moins pas surprise. Le premier homme en fourrure laissa tomber son arc et se mit à courir dans ma direction. - Allé viens par la mon grand!! Lorsqu'il arriva sur moi, tentant de me renverser, j'appliquai la paume de ma main sur son visage et dans un éclair, l'homme se figea... Même en utilisant mon pouvoir, j'avais quand même réussi à tomber... Il fallait que je travaille ma prestance!! Je me relevai, et voyais que le deuxième homme en fourrure me fonçait déjà dessus, une dague à la main! Cependant, je ne parvins pas à atteindre son visage... Il me renversa et tenta de m'enfoncer la dague dans le coeur... Je parvins à le stopper en lui retenant le bras de mes deux mains. Mais il avait de la force, et j'avais perdu tout mon sang froid, je n'arrivai pas à utiliser le pouvoir de mon fruit. Des larmes coulèrent sur mes joues pendant que je me débattais.
- AU SECOURS! AIDES MOI!!!! Mais je n'avais pas de réponse. L'homme à la fourrure commençait à se rapprocher de ma gorge, c'était finit.
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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre I : Le Port de Thuïoffën, Début des Péripéties   Mar 19 Juil - 23:00

L'Ours-Géant m'expliqua ce qui le retenait sur la Terre des Ours. Il m'expliqua qu'il était né de la main de Virgo, qu'il s'était retourné contre les Dieux et que Virgo elle-même l'avait enfermée dans un rêve, un rêve si réel que les deux se mélangeaient. Je n'en croyais rien : j'étais réel moi. Les deux esquimaux et leurs chiens étaient réels ! L'ours bougea sa grosse tête et sa coiffe émit des cliquettements métalliques.
- Tends ton bras.
Je fis ce qu'il demandait. Il sortit une griffe et sans prévenir me trancha le bras. Mais il ne se passa rien. La griffe passa à travers mon bras comme l'air ambiant, et celui-ci resta intact. Je me tâtais, je sentais pourtant mon corps. J'étais totalement ébahi et idiot.
- Tu es une image. Tu subis ton rêve et pense souffrir si tu te coupe avec un bout de verre, mais si tu te tues, tu reviendras juste à la réalité. Moi, je suis prisonnier de ce rêve. Pour m'en sortir, il faudrait qu'un homme solicite Virgo, et que la Déité me libère. Petit homme, je t'apparais car tu as appris mon existence et tente de m'acquérir, saches que je ne me mettrai pas en travers de cette tâche, et que je suis prêt à t'appartenir. Je connais ta vie et ta puissance, tu as tout ce qu'il faut. Alors, rends moi ma liberté, et je te servirai loyalement.
- Hein, mais... je...
- Je vais maintenant te débarrasser de ce voile qui te fait sentir un autre homme. Ah, il semblerait qu'on ait besoin de toi. Courage petit homme, poursuis ta quête.


- AU SECOURS !!! AIDE MOI !!
Tu vois... je serai toujours là… avec tous ceux qui t’aiment.
Je saisis le bras de l'homme, et le serais si fort que celui-ci se brisa dans un craquement sinistre. L'homme cria, tout en lâchant sa dague. La femme en profita pour prendre l'arme et l'enfoncer profondément dans la chair de l'homme. Ce dernier s'effondra de tout son long dans la neige écarlate. La femme recula avec une pointe de terreur jusque dans mes bras. Je la pris et l'aidais à se relever. Visiblement elle était intacte. Je cherchais des yeux les deux guides, l'un se tordait de douleur avec une flèche dans le genoux, l'autre faisait de même avec une flèche dans l'épaule. La jeune femme me regardait encore, je fronçais les yeux tout en ui disant :
- Remet donc tes vêtements, tu vas crever de froid. Je savais bien que ça n'était pas une bonne idée de t'emmener, tu vois ! Tu as failli te faire tuer, et nos deux guides avec toi !
Elle me regarda froidement, puis s'éloigna récupérer ses vêtements tout en me toisant d'un air hautain. Je me déplaçais jusqu'au dénommé Simoi, qui jusque-là tenait les rennes. C'était lui qui avait une flèche dans l'épaule, et il devrait donc - de toute évidence - alterner avec son camarade qui avait une blessure à la cuisse. Les flèches ne s'étaient pas enfoncés profondément. Prenant dans son sac un mouchoir blanc, il retira vivement la flèche sans prévenir et appliqua le mouchoir imbibé d'alcool. L'homme cria, injuria dans sa langue mais fit ce que je lui demandais : à savoir tenir le mouchoir contre sa plaie. Je fis de même avec Kuhja qui gueula un peu plus fort et me saisit par les épaules après avoir retiré la flèche. Puis je pris les deux hommes, chacun sur mon épaule, et les portais ainsi jusqu'au traineau.

Mes trois accompagnateurs semblaient surpris, surtout la jeune femme qui avait vu que je n'étais pas bien musclé, et que les deux esquimaux devaient bien peser soixante-dix kilos chacun. Je les reposais ainsi dans leur traineau, mettant celui avec la blessure à la cuisse à l'avant. Simoi dit :
- Accidents comme ça être très courants ici. Beaucoup gens mourir. Par exemple : chaque année, milliers hommes mourir piégés par congères. Être très prudent dans désert pour pas mourir. Pas marcher sur eau gelée, non plus, jamais être sûre et pas très solide.
Sur ces dernières paroles j'eus un flash qui me montra quasi exactement la même scène. Puis la mémoire me revint. Je sus alors que mon rêve avait joué le rôle d'une espèce de prémonition, et que tout devait se passer comme dans mon rêve, dont j'arrivais maintenant à me souvenir parfaitement. Ces deux hommes devaient mourir pour que j'arrive à atteindre mon but. Néanmoins je jetais un regard mauvais à la femme, l'élément perturbateur. Nous poursuivîmes alors notre route jusqu'à la Mer de Havis. Je vis, dans la forêt, un petit être gris passer entre des troncs d'arbre. Ce dernier semblait humain, mais curieusement, il n'avait pas de tête.

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