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 [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise

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MessageSujet: [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise   Mer 20 Juil - 0:10

Le traineau fila jusqu'à la grande colline que je reconnaissais dans mon rêve. Là, Kuhja et Simoi nous présentèrent la Mer Gelée, dirent ce que j'avais déjà entendu, et de ce fait je me désintéressais de leurs propos. Ils allaient bientôt mourir. Et là le doute pointa le bout de son nez : et si l'ours ne venait pas, puisqu'il était prisonnier de son rêve ? S'ils mouraient comme il était prévu, comment ferais-je pour continuer ? Non, nous ne pouvions pas prendre ce risque. Mais juste au moment ou je voulais m'exprimer, le traineau démarra brusquement et amorça une descente abrupte. Ma tête se cogna contre le rebord, me faisant tomber dans les vapes.

- Nous allons mourir, comment puis-je résoudre ce problème ?
- La jeune femme est là, cela n'arrivera pas, sois sans crainte.
- Je ne comprends pas, en quoi pourrait m'aider cette fille ? Elle me suit partout et provoque des gros problèmes !
L'Ours leva sa gigantesque patte et l'abattit sur une plaque de ferraille, celle-ci avant cabossée était maintenant droite comme une feuille de papier. Je soupirais, puis l'interrogeais : pourquoi faisait-il ça ?
- Avec mes griffes, je coupe la pierre. Avec mes pattes, j'écrase l'acier. Et avec ma force, je tords le métal le plus dur. Sur ces mots il indiqua l'armure qu'il revêtait. Avant d'être banni, j'étais le forgeron des Dieux, et je créais les armures les plus résistantes avec les alliages les plus solides. Personne ne peut rivaliser avec mon travail de la métallurgie. C'est un passe temps comme un autre.
J'étais totalement impressionné. Mais enfin je demandais :
- Mais tu m'avais dit qu'on était sur la Terre des Ours non ? Comment cela se fait qu'il ne soient pas avec toi dans ton rêve ?
- Ils sont morts.


Encore une fois je me réveillais en sueur, et encore une fois je vis la jeune femme s'occuper de moi. Cette fois-ci les deux Esquimaux restèrent dans le traineau à me regarder avec des yeux grands comme des soucoupes. Ma peau se détendit, et mes yeux reprirent de leur couleur normale. Je faisais confiance à l'Ours. Bientôt nous arrivâmes à l'endroit où nous devions mourir, mais la jeune fille cria :
- STOP ! N'AVANCEZ PLUS !
Puis elle sortit du transport, analysa la glace en tapant dessus du pied. Un petit bloc partit, et fissura légèrement la banquise. Elle rejoignit le traineau en courant et cria cette fois-ci :
- MARCHE ARRIÈRE, VITE !
Les deux esquimaux crièrent un ordre aux chiens et ceux-ci firent un visage à cent-quatre-vingts degrés à gauche, si bien que nous faisions demi tour. Nous empruntâmes un autre passage, et les deux guides étaient maintenant plus méfiants. Nous passâmes un peu plus loin au nord, et le voyage continua, alors que nous zigzaguions sur cette étendue gelée, et que seul quelque fois des rochers sortaient de la banquise, provoquant un paysage extra-terrestre au possible. Néanmoins, vous savez : il y a un dicton qui dit qu'on ne peut échapper au destin. Et bien il a raison.

Nous faisions halte, le traineau posé sur un rocher plat et les chiens batifolaient sur la glace joyeusement. Les deux esquimaux buvaient de bons cafés chauds de leur côté, moi je feuilletais un livre avec ma boussole et la jeune femme se complaisait à regarder les étoiles. Nous avions placé un chauffage en hauteur, histoire que celui-ci ne chauffe pas la glace sur laquelle nous étions assise. Après rapide inspection, celle-ci - de toute façon - s'étendait plusieurs mètres sous eux, si bien que cette fois-ci elle ne romprait pour rien au monde. Nous nous apprêtions à aller dormir quand un hurlement se fit retentir. Mon sang se glaça et nous restâmes tous cois. Puis un chien hurla à la mort. L'un des deux esquimaux siffla et presque tous les chiens les rejoignirent, terrorisés. Presque tous, car il en manquait un. L'un des hommes se mit à l'appeler, mais il n'arriva pas. Tout d'un coup, sortant de l'ombre, une masse blanche fondit sur la jeune femme. Un ours ! Il sauta directement sur elle si bien que la glace se brisa, même sur plusieurs mètres, et que la proie et son chasseur tombèrent dans l'eau. Je devais intervenir. Je me déshabillais rapidement, alors que les deux hommes m'invectivaient de ne pas le faire. Et sautais, nu, dans l'eau. L'ours claquait des dents en essayant de mordre la jeune fille, celle-ci avait les yeux à demi fermés, et tentait tant bien que mal de revenir à la surface, mais l'eau froide l'emportait dans les fonds marins. Nageant de toutes mes forces, je réussis à agripper la jeune fille par le bras et à la remonter jusqu'à la surface. Mais l'ours ne l'entendait pas de cette manière et nous poursuivit. Je sortis de l'eau en la tenant à bras le corps et l'étalais sur la glace froide. J'écoutais son cœur et n'entendais rien, je pris son pouls : pareil, pas de pouls.

Comme déjà il m'était arrivé auparavant, mes pupilles se dilatèrent, et j'eus un regard d'ours. Car devant moi venait de sortir mon ennemi. Il me faisait face. Je montrais instinctivement les dents, et lui faisais face, toujours aussi nu. C'était ma proie ! Qu'il aille en chercher un autre ! L'ours me dévisagea puis montra les crocs. Nous nous fondîmes dessus, et il tenta maintes fois de me tuer à grands coups de dents, mais j'esquivais naturellement. Comme si j'avais déjà combattu un ours, je savais où se trouvaient les points faibles. Je me jetais alors sur lui et le mordais au cou. Il m'envoya voler plus loin avec sa patte et chargea. Je me relevais très rapidement et esquivais son coup pour à nouveau mordre sa gorge. Un liquide chaud s'écoula dans ma bouche alors que je le mordais jusqu'au sang. Il me repoussa une fois de plus, mais semblait gravement blessé cette fois-ci. Reprenant mes esprits, redevenant humain... ou presque, je changeais mon bras en puissant marteau de terre, et assenais un puissant coup dans la tête de l'ours. Je le regardais dès lors succomber de ses blessures, mais celle qui le faisait mourir n'était pas mon coup de marteau : mais bien ma morsure. Il saignait abondamment, et je fus stupéfait de voir la profondeur de la plaie. Enfin, il mourut. J'essuyais le sang sur mon visage pour revenir jusqu'au corps inerte de la jeune fille, et me mis à lui faire du bouche à bouche : pinçant son nez et soufflant dans ses poumons, j'arrivais petit à petit à faire sortir de l'eau. Soudain elle se réveilla, toussa, cracha beaucoup d'eau, ouvrit légèrement les yeux puis retomba dans l'inconscience. Je la ramenais jusqu'au traineau et me rhabillais. Pendant le reste du voyage, je la tenais chaudement près de moi. J’espérais ainsi la réchauffer. Elle avait sa tête posée sur mon épaule, et respirait fébrilement.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise   Mer 20 Juil - 2:41

Le traîneau filait de plus bel sur la glace. J'étais bien blottie dans un petit tas de toutes sortes de fourrures plus chaudes et puantes les unes que les autres. Puis, je vis que l'homme arborait une mine songeuse... Je n'y prêtai d'abord pas attention... Puis d'un coup, le traîneau s'enfonça dans une descente plutôt raide. Là, mon compagnon perdit connaissance. J'en avais marre! Je commençai à croire que cet homme était une vraie petite nature... Je m'évanouis par-ci, je m'évanouis par-là. C'était quelque peu agaçant. Mais bon, en bonne médecin que je m'improvisais, je me mis aux petits soins pour ce jeune homme. J'observai son visage et le revers de son crâne afin de voir s'il ne s'était pas blessé, rien. Comme à son habitude, il se réveilla en sueur. Je pris le mouchoir en tissu et lui épongea avec douceur. Sa respiration se faisait plus régulière, je pouvais donc le laisser reprendre des forces.

En même temps que je me remettais en boule dans ma pile de fourrure, l'air devint épais et violacé autour de moi. Je me sentis lourde et ma respiration devenait saccadée. Tout à coup, une voix grave et langoureuse raisonna dans ma tête :
- Ne vas pas plus loin Rosalie, là-bas, tu cours à ta perte. Puis d'un coup l'air redevint clair et léger. Le temps que je reprennes mes esprits je criais aux conducteurs :
- STOP! N'AVANCEZ PLUS! Et à ces mots le traîneau s'arrêta en trombe. Je descendis de celui-ci afin de réellement savoir pourquoi j'avais commander cette action. Je dépassai le premier chien d'environ un ou deux mètres, et constatai qu'avec une légère pression du pied, le sol s'ébréchait sous mes pieds, et la fissure au début petite, commençait à prendre de l'ampleur au fur et à mesure qu'elle se propageait, je criai donc à nouveau aux conducteurs tout en revenant vers le traîneau en courant :
- MARCHE ARRIÈRE, VITE! Bien entendu, les deux conducteurs s'exécutèrent et nous parvenions alors à regagner l'endroit ou le sol était profond et épais. Nous étions à l'arrêt, les deux petits esquimaux buvaient du café qu'ils sortaient d'une sorte de thermostat dont je doutais de la fraîcheur. L'homme posté juste à côté de moi lisait une sorte de bouquin relativement douteux, je me mis donc à regarder les étoiles. J'aurais d'ailleurs juré en les regardant avoir vu s'écrire un message dedans : Va t'en! Et finalement, c'est en effet ce que j'aurais dû faire il y a un moment.

Nous étions sur le point de nous endormir, j'étais enroulée dans mes couvertures, non loin du jeune homme qui me tournait le dos. Je voulus le remercier pour tout, mais je jugeai que le moment n'était sans doute pas opportun pour cela. Je décidai donc de me taire, et de me détendre. Mais cette détente ne fut pas de tout repos. A peine avais-je commencé à fermer les yeux qu'un bruit sourd commença à se faire entendre, et en une fraction de seconde, dans l'inactivité la plus totale, un des chien de l'attelage hurla. Nous nous redressâmes donc tous en même temps, surpris par ce hurlement. Un des deux inuits entreprit alors d’appeler tous les chiens à se réunir autour du traîneau, et bien évidemment, comme si nous n'avions pas eu notre dose d'ennuis, un des chien manquait à l'appel... Et dans l'ombre de la nuit, je vis une grosse masse blanche qui courrait lourdement vers nous... Ou plutôt, vers moi. Je n'avais pas eu le temps de réaliser que l'ours m'avais déjà propulsé à plusieurs mètres du traîneau, et, en voulant me sauter dessus, celui-ci brisa la glace, et nous nous retrouvions tout les deux dans l'eau. Dans cette eau gelée qui me saisit tous les membres en même temps. Je me rappelle ne pas avoir demandé aux esquimaux la sensation que sa faisait de se faire pétrifier, et bien maintenant je savais. Je n'arrivais plus a bouger, chacun de mes membres, de mes vaisseaux étaient pétrifiés, congelés. Mon coeur battait à dix-mile à l'heure! Le froid envahit également mon crâne, j'avais le cerveaux congelé sur place, je fermai alors mes yeux, sachant que cette fois-ci avec son aide ou pas, je n'allait pas m'en sortir.

- C'est encore toi? Qui es-tu? Que me veux-tu?
- Mon nom est Vénus. Je suis un des soixante cinq animaux déchus des dieux. Je fus affiliée a sa réminiscence, le dieu des ténèbres et du chaos, le dieu Cancer. Il y a fort longtemps je me suis vue punie par sa toute magnificence, et fut enfermée dans une des soixante cinq boîte de pandore. J'ai longtemps attendu ta venue Rosalie, et je t'ai guidé dès ta naissance. Même sans que tu t'en rende compte, j'ai toujours été près de toi pour t'aider à prendre les bonnes décisions. Maintenant c'est à toi de m'aider Rosalie. Tu dois me faire sortir de cette boîte. En récompense, je ferai voeux d’allégeance envers toi, et te resterai fidèle jusqu'à ce que mon coeur cesse de battre.
- M'aider a faire les bons choix? Regardes dans quelle situation tu m'as mise... Je n'appelle pas ça un bon choix!! Si tu me guide vraiment, que dois-je faire maintenant?
- C'était nécessaire Rosalie ton destin était tracé de cette façon. Tu n'as pas rencontré Igloo par hasard. Fais moi confiance et tu verras. Tu arriveras à ce à quoi tu aspires. Mais tu dois me délivrer.
- Je vois... Et comment puis-je faire pour te délivrer? Je veux dire... Je suis perdue sur la mer de glace et je ne sais même pas où est la boîte dans laquelle tu es prisonnière... C'est cause perdue.
- Rien n'est perdu d'avance... Rien ne vient au hasard Rosalie. Pour me libérer, il te suffit de vouer un culte à sa Toute Grandeur. Et lorsque le moment viendra, tu pourras me libérer. Maintenant réveille toi. Ta place n'est pas ici.

Puis dans un sursaut, je me réveillai... J'étais en sueur, et dans les bras du... d'Igloo... Sa peau était parsemée de terre, il avait également une fine couche de sueur qui lui faisait reluire. Vu d'en bas aussi il était beau. Il sentait fort, mais pas une odeur désagréable, non. Il sentait juste, le mâle. J'avais l'impression d'être dans les bras d'un ours tant il était confortable et rassurant à la fois. Pour la première fois de ma vie, je me sentais en sécurité à l'intérieur de ses bras, j'avais l'impression que rien ne pouvait m'arriver. Cependant ce moment fut de courte durée lorsqu'il s’aperçut que j'étais revenue à la raison... Il esquissa un sourire gêné, et m'enveloppa dans le tas de fourrures qui était resté intacte. Voyant que je ne me rendormais pas, il s'approcha de moi et me dit ces mots sur un ton dur et impassible :
- J'aimerais que tu partes. Je crus que le ciel s’effondrait sur ma tête. La panthère avait mentit... Mon destin n'était pas de poursuivre ma route avec lui... Mes larmes se mirent à couler sur mes joues... Lui avait gardé son allure impassible... Je le surpris juste à serrer la mâchoire. Je pleurai maintenant toutes les larmes de mon corps, et lui s'en était retourné à lire son bouquin miteux. D'un coup net, j'enlevai toutes les couvertures dont j'étais recouverte, et me levai... Je lui lançai un dernier regard... Le regard qui dis que vous êtes profondément touché, le regard qui vous dis : d'accord, je ne reviendrais pas. Et ainsi me retournai et marchai hors du traîneau dans la direction opposée à celui-ci. Il essaya de me rattraper, et lorsqu'il me retint par le bras, je ne réfléchis pas, en un éclair, je me retournai et le giflai de toutes mes forces! Ayant pris soin de mettre mes ongles en avant, il se retrouvait trois griffures qui commençaient à se changer en pierre... Je le regardai avec horreur et dégoût.
- LAISSES MOI TRANQUILLE!! TU VOULAIS QUE JE PARTES?! ET BIEN JE PARTS!! J'étais fière de la blessure que je venais de lui infliger. Je voulais qu'il en souffre autant qu'il venait de me faire souffrir moi. J'étais tellement fière que je décidai de pousser la barre un peu plus loin :
- Et bien quoi? Inutile de rester la à me regarder! Tu as tout gâché! TU AS TOUT GÂCHÉ IGLOO TU ENTENDS?! Et je le laissai là avec son regard glacé et son visage parfait qui se recouvrait de granite.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise   Mer 20 Juil - 3:39

Je lui avais dit de partir, mais je n'avais pas précisé quand. Elle me donnait tellement de soucis, tellement de problèmes... c'était une femme, en bref. Elle n'avait rien à faire là. Néanmoins partir, comme ça, au beau milieu de nul part n'était pas la meilleur solution. J'avais tenté de la rattraper, mais elle me gifla et me griffa, et je restais de marbre alors que ma joue se recouvrait de granite. Je touchais alors la pierre sur mon visage, et aspirais les éléments pour transformer cette dernière en vulgaire poussière terreuse. La jeune fille marchait sans regarder devant elle, ainsi je pus la rattraper aisément. Dans un tel moment, son esprit était encore bouleversé, il fallait que je fasse quelque chose. Cette fois-ci je lui agrippais le bras et la fis revenir vers moi d'un coup sec, et lui offrais un baiser. Ca n'était pas un baiser passionné, je faisais surtout ça pour l'éviter de faire une bêtise, et je savais que ça avait le don de rendre idiot pendant quelques instants. L'effet fut largement plus prometteur que ce que j'avais pensé. Effectivement, elle resta totalement interrompue, et ne put placer un mot. Puis, je repensais aux derniers mots qu'elle m'avait dit, et la regardait avec un regard... un regard différent de tous ceux que je pus avoir. Ça n'était pas un regard tendre, mais pas un regard dur non plus. Mais on peut cependant dire que la glace sur laquelle nous marchions n'avait rien à envier à mes yeux. Enfin je détachais lentement les mots :
- Tu ne... m'appelles... plus jamais... comme ça... c'est compris ?! Dis-je tout en enfonçant mes doigts dans la fourrure de son manteau. Plus qu'un regard glacial, j'avais un regard d’aliéné, et j'aurais pu l'étrangler à tout moment, qu'importe que ce soit une femme ou un homme, ou un animal.
Les larmes lui montèrent aux yeux, tandis qu'elle essayait de se libérer de mon étreinte.
- Et tu restes à coté de moi jusqu'à nouvel ordre. Ne me sous-estime pas, s'il faut je n'hésiterai pas à agir. Si tu pars comme ça en plein désert de glace, tu ne feras pas long feu, alors reste près de moi. Il fallait autre chose, pour arriver à lui faire gagner confiance, alors avec véhémence je lâchais : Je tiens à toi.
Les deux esquimaux regardaient la scène d'un œil dénué de compréhension. Elle pleurait désormais à chaudes larmes, alors que je la faisais avancer droit devant jusqu'au traineau, lui prenant le bras plus tendrement qu'avant. Je la déposais devant moi, puis le véhicule recommença à glisser.

Elle était toute recroquevillée, puis en sortant de son monde elle me demanda enfin :
- Comment dois-je t’appeler alors ? Et comment as-tu pu te débarrasser de la pierre qui recouvrait lentement ton visage ?
- Mon nom est Iorek, Byrnison D. Iorek, le reste tu n'as pas besoin de le savoir, ça ne te regarde pas.
Elle prit la mouche et passa sa tête entre ses bras. Elle avait ôté sa toque et ses beaux cheveux blonds ondulaient au vent. Le soleil commençait à se lever et je tombais de sommeil, mais je ne pouvais pas prendre le risque de la laisser s'échapper. J'y tenais un peu à cette gamine tout de même, assez pour ne pas la laisser se faire croquer par les ours. Mais pour l'instant c'était plus un poids inutile qu'autre chose, elle était trop jeune et trop frêle pour être un membre du Baroque Works, en soit elle ne constituait pas une menace. Je pensais à ce qu'elle m'avait dit, ce qu'on lui avait fait, et mon poing droit se serra. Pas le gauche car j'avais peur de briser le métal avec la pression. Si je lui avais dis mon véritable nom, c'est car... non, c'était stupide de penser à ça. J'avais agis avec les sentiments. Comment pouvait-elle connaitre le nom que m'avait donné ma mère ? La connaissais-je ? Je regardais avec insistance son visage, tâchant de voir si je l'avais déjà croisée, mais cela ne me dit rien. Elle était belle, enveloppée de ce froid, de cet environnement et de ses fourrures. En réalité, je ne voulais réellement pas la perdre, je commençais à tenir à elle, et à l'aimer dans un sens, l'aimer comme quelqu'un d'indispensable, comme un général dans une armée, ou comme un cheval pour un cavalier. Elle m'était chère.

Nous fîmes la prochaine halte sur un rocher très haut recouvert de neige et assez spacieux pour y poser notre campement. Avec ma force, j'enfonçais facilement les piquets dans la roche. La jeune fille me tournait toujours le dos, elle ne me parlait plus autant depuis. Elle s'était mise à caresser les chiens, à jouer avec eux et les surveiller pour pas qu'ils ne se fassent manger. Je continuais la lecture de mon livre, et regardais ma boussole. Nous nous rapprochions de l'endroit ou j'avais vu Irmin - dans mon rêve - et nous sortions de la Mer de Glace. Encore un jour de marche au maximum et c'était bon. Après, il nous suffirait de monter un peu plus vers le nord pour rejoindre les montagnes et le village des chercheurs d'or. Tout était parfait. Cette nuit-là, je dormis à poings fermés tout en continuant la découverte de mon ami, le Roi Ours.

- Oui.
- Ah je vois... il faut donc qu'elle reste avec moi... Ça me force à prendre plus de dangers, mais soit. Pourquoi au fait ?
- Car vous êtes pareils, en un sens, et différents, en l'autre. Vous êtes complémentaires, petit humain. Et peut être ne sais-tu pas encore, mais tu l'aimes.
Il s'affairait à nourrir le feu. Même sur ses quatre pattes il mesurait bien trois bons mètres. Je protestais pour aller dehors avec lui, chasser les phoques, mais il refusait catégoriquement. Cependant, il accepta au bout de trois demandes. La porte s'ouvrit et dehors la neige m'arrivait jusqu'au bas du ventre. Je devais faire des efforts considérables pour avancer. Irmin remua sa tête et dit :
- Monte.
Je montais en escaladant la lourde armure, et me plaçait sur la plus grande des plaques. L'Ours fit un pas, la plaque bougea et je faillis perdre l'équilibre, mais je m'accrochais. Il en fit un deuxième et j'étais plus confiant cette fois. Alors sans prévenir il se rua, et je dus cette fois-ci m'accrocher totalement aux plaques de ses flancs. J'étais totalement allongé, ma posture n'avait rien de gracieux, mais je me sentais par contre incroyablement puissant. L'Ours filait très vite dans la neige, cette dernière me recouvrait maintenant et m'éblouissait. Il était fort, il était grand, et j'étais son cavalier. Je chevauchais l'un des Panserbjørne, les ours en armure dont parlent les récits religieux, et je voyais l'un de mes rêves se réaliser.


Je me réveillais dans ma tente... et elle était à mes côtés, paisiblement endormie.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise   Mer 20 Juil - 13:16

Un baiser. En un baiser toute ma haine et ma rancœur s'envola. Je ne savais plus quoi dire ni quoi faire... J'étais toute engourdie, j'avais l'impression que mes sens ne fonctionnaient plus. Je n'arrivais pas à le croire! J'étais faible, je me rendais compte au fil des jours que devant lui, je ne pouvais rien, j'étais incapable de lui faire du mal, je ne pouvais pas faire quelque chose de mal sans ensuite le regretter amèrement. Avait-il été sincère? Ou alors était-ce seulement une mascarade destinée à me faire changer d'avis? Je ne le savais pas mais... Je m'en fichais. Mes bras étaient prisonniers de ses mains, à nouveau, je me sentais à l'abri de tout. Mais ça ne tardait pas à changer, d'un coup il resserra ses mains, il me faisait maintenant mal. Par Cancer! Il avait une poigne de fer! Puis il me jeta un regard glacé, ses yeux changèrent du tout au tout, et j'avais maintenant peur. Je commençai à pleurer.
- - Tu ne... m'appelles... plus jamais... comme ça... c'est compris ?! Son étreinte se resserra d'avantage, je pleurai toujours, mais j'essai quand même de m'en défaire. Seulement j'avais beau me débattre, il restait le plus fort.
- Et tu restes à coté de moi jusqu'à nouvel ordre. Ne me sous-estime pas, s'il faut je n'hésiterai pas à agir. Si tu pars comme ça en plein désert de glace, tu ne feras pas long feu, alors reste près de moi. Je ne daignai rien entendre, puis voyant que j'essayai toujours de me débattre il dis, d'un ton moins sec et plus solennel :
- Je tiens à toi. Il avait gagné. Sans que je le veuille, mes larmes coulaient de plus bel et il me pris par le bras cette fois-ci plus tendrement et me ramena jusqu'au traîneau. Il me plaça juste devant lui, mais cette fois-ci je ne le regardai pas, j'étais dans mon monde. Un monde où personne ne me faisait mal. Puis, je me souvins de ce qu'il m'avait dis lorsque nous étions encore sur la glace... Il ne voulait pas que je le nomme ainsi, mais alors pourquoi la panthère m'avait-elle indiqué ce nom? Il faudrait que je lui reparle bientôt pour avoir de nouvelles réponses... En attendant de les avoir, je décidai de rompre le froid qu'il y avait entre nous :
- Comment dois-je t’appeler alors ? Et comment as-tu pu te débarrasser de la pierre qui recouvrait lentement ton visage ? Seulement à ces mots, il se contenta d'une réponse brève, et pour le moins vexante.
- Mon nom est Iorek, Byrnison D. Iorek, le reste tu n'as pas besoin de le savoir, ça ne te regarde pas. D'accord, d'accord! Il ne voulait pas faire d'effort, et bien je n'en ferai pas non plus! Qu'il aille se faire voir, après tout, je n'étais pas un objet qu'on peu embrasser et torturer à la fois, et ça, temps qu'il ne le comprendra pas, ça n'ira jamais mieux!

Le traîneau finit par s'arrêter non loin d'un gros rocher, qui à première vue parut assez gros pour y planter notre tente. C'est Iorek qui s'en chargea, moi, je me contentai de jouer avec les magnifiques huskies qui nous avaient traîné et surtout, qui avaient supporté la perte d'un membre... Je jouai avec eux, je leur lançai des petits bouts de glace, ce qui apparemment avait pour effet de les distraire. Je caressai leur fourrure épaisse et soyeuse, ils étaient magnifique et tous sans exception, se collaient à moi. Ils ne devaient pas recevoir beaucoup d'affection la où ils étaient. Au bout d'un moment, Iorek avait finis par entrer dans la tente. Je ne savais pas ce qu'il avait à toujours jouer avec sa boussole... Où voulait-ils aller? Qui avait-il dans les montagnes de si important? Je ne le savais pas, mais ne tarderai pas à le découvrir. A contre cœur je laissai les chiens dans leur petit paniers de fortune et rejoignis Iorek dans la tente. Il dormait déjà. Je passai ma mains dans ses cheveux et l'embrassai sur le front. Je me couchai ensuite dos à lui, mais tout de même non loin de lui. Je partis alors dans un sommeil léger.

- Tu as pris la bonne décision Rosalie. Il te faut rester avec cet homme, sinon ton destin sera tourné vers la mort. Et tu dois vivre.
- Je veux en savoir plus. Qui est-il vraiment?
- Il est ce que les dieux appelleraient un martyr. Il a enduré bon de maux, et non les plus agréable. Il te faut le protéger à la manière la plus douce possible.
- Moi le protéger? Je pense qu'il le fait déjà assez bien sans moi.. Après tout sa se voit, je ne suis qu'un boulet pour lui, il ne rêve que d'une chose, se débarrasser de moi.
- Tu es dans le faux Rosalie. Ta colère aveugle ton jugement. Accepte le, il a souffert. Offres lui tout l'amour et la bonté dont tu es capable. Il en a besoin. Son coeur est brisé à jamais, et tu ne pourras surement jamais le réparer, mais avec le temps, tu réussiras peut être à lui faire oublier ses blessures. Et lorsque se moment viendra, ta vie aura changé.

Je me réveillai à cause du bruit des claquement de dents de Iorek. Dehors, la tempête faisait rage, et il ne s'était pas couvert en conséquence. J'entrepris donc d'aller chercher plus de couvertures dans le traîneau. J'ouvrai la tente, et me hissai au dehors sans qu'il se réveille. Il faisait froid, très froid. Les petit flocons de neige fouettaient mon visage et je parvins avec difficulté à me mettre à l'abris du vent dans le traîneau. Je rassemblai quelques couettes chaudes et entrepris de ressortir du traîneau afin de rejoindre la tente. J'essayai tant bien que mal d'avancer dans ce froid glacial. Sauf qu'ici, les éléments jouaient contre moi. En un instant, je sentais un cailloux me percuter le haut du front, je laissai échapper un cri de douleur, puis, dans le vent et la nuit, je vis une grosse masse blanche se rapprocher de moi en roulant sur le sol. La je compris que c'était en réalité un bout de rocher qui avait surement dû se décoller de sa parois. Il était à quelque mètres de moi. J'enlevai mon gant, et mis les mains en avant dans l'espoir de pétrifier ce rocher avant qu'il me percute. Puis en une fraction de seconde, l'air devint violet et lourd. Tout se passait au ralentit. J'avais déjà vécu ça et je savais donc en ce moment que j'allais survivre. Puis tout à coup, le rocher s'immobilisa juste devant moi, et en un éclair se brisa en miles morceaux. Puis l'air ambiant redevint à la tempête et je pus finalement rentrer dans la tente avec mon paquet de couvertures. Il claquait encore des dents, ses lèvres avaient viré au bleu, l fallait que je fasse quelque chose. Je rajoutai une fourrure derrière sa tête qu'il avait laissé à même le sol, ce qui était très mauvais pour la respiration, et ensuite je le recouvrai et le bordai de toutes les couvertures possible et imaginable Cependant, il n'en restait donc plus pour moi. J'étais bien embêtée! Puis sans réfléchir, je soulevais les couettes que j'avais mis un peu plus tôt sur iorek et me blotti contre lui. Son corps s'était réchauffé et je pouvais maintenant me détendre et m'endormir calmement. Je m’agrippais donc à son corps chaud et sombrai dans un lourd sommeil.
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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise   Mer 20 Juil - 14:21

- Ce n'est pas car nous sommes dans un rêve qu'il ne peut tout de même rien t'arriver. Me hurlait l'ours, alors qu'il soulevait des bouts entiers de glace et de neige qui me revenaient dans la figure. Ici, les éléments sont contre moi. A partir du moment où tu restes avec moi, ces derniers peuvent être très destructeurs. D'autant plus que tes pouvoirs sont ici ineffectifs.
Sa silhouette blanche fendait la tempête de neige qui rageait. Le vent était si fort que je devais agripper de toutes mes forces, si bien que mes jointures de doigts - blanches par l'effort - gelaient et que je me sentais petit à petit engourdi par le froid. Je frissonais.
- Où va-t-on ?
Le Roi Ours ne répondit pas, il ne daigna même pas me regarder. Il continuait à courir, la neige était de plus en plus épaisse et le froid de plus en plus rude. Enfin nous nous arrêtâmes. J'avais les yeux mi-clos, et je ne pouvais plus tenir. Je tombais, fébrile, dans la neige avec une respiration inquiétante. Irmin pointa ses deux billes noires sur moi, puis me souleva avec son museau, et me jeta sur sa carapace. Je ne pouvais plus bouger. Je réussis juste à émettre un petit "Pourquoi ?" inaudible. Mes sens diminuaient, puis une voix claire retentit dans ma tête : - C'est moi, petit homme. Il me sera plus facile de te parler ainsi si tu ouvres ton esprit. Ceci est une épreuve à laquelle je ne peux t'aider. Trouve la chaleur en toi pour te sauver... Il faut que tu aies confiance en Rosalie.
En Rosalie ? En qui ? J'étais pétrifié par le froid. Qui était-ce ? Puis une image illumina ma pensée. La jeune femme blonde, c'était donc son nom...
- Impossible. Je n'ai plus confiance en personne.
- Alors tu mourras.
J'étais tellement paralysé par le froid que mes membres ne me répondaient plus. Mes lèvres se gerçaient, bleues et gelées. Ma peau était froide et blanche comme le marbre, dure et rugueuse. Puis je revis son visage, je me rappelais du sourire qu'elle affichait quand je l'avais embrassée.
- Oui, j'ai confiance en elle.
La tempête se calma d'un coup, mon corps récupéra en un temps record sa température habituelle, et je pus bientôt bouger sans problème. L'Ours me regardait avec ses petites perles noires, son regard me transperçait. Bientôt le ciel se libéra de l'étreinte des nuages blancs pour devenir d'un bleu magnifique. Un bleu foncé, un ciel dans lequel étaient collées des étoiles. Il me regarda sans aucune gêne de longues minutes avant de placer :
- Tu as changé, petit homme. Je pense maintenant pouvoir t'appeler par ton prénom, Iorek. Je retrouvais à nouveau une expression souriante sur son regard, mais ce ne devait être qu'une impression puisque sa gueule demeurait neutre au demeurant. Devant nous s'étendait un trou gigantesque dans la banquise, où l'on pouvait voir nager poissons et phoques. L'Ours plongea, je le suivais, n'ayant pas peur de la température.


En me réveillant je me retrouvais collé à quelque chose de moite qui m'enserrait le corps. C'était Rosalie, elle s'était rapprochée et m'avait recouvert de couvertures. Le jour commençait à se lever. Je lui caressais la joue, soulevait l'une de ses boucles d'or, puis sortais du lit de chaleur pour enfiler mon pantalon, mes bottes, mes gants et mes fourrures. L'aube était sublime, mélange de couleur à l'horizon accordé au lever du disque lumineux. Les nuages prenaient de magnifiques teintes. Les chiens dormaient tous paisiblement, et les deux esquimaux ronflaient dans leur tente. C'est près du poêle que je décidais de laisser un petit mot pour mes compagnons avant de partir vers la Terre des Ours. Passant devant la tente je regardais une dernière fois la jeune femme dormir, puis sautais du rocher pour prendre la route. Cet aller-retour, j'avais prévu de le faire seul, car là où j'allais, il n'y avait que la mort. Je marchais rapidement vers là-bas, je n'étais à vrai dire plus très loin. La glace sur laquelle je marchais laissait place à la terre sous la neige. Les rochers se faisaient plus abondants, et bientôt j'accédais à une grande falaise. J'escaladais cette dernière pour arriver sur un plateau de neige et de petites montagnes. Tout était comme dans le rêve, mais il n'y avait rien de vivant. Je me rendis jusqu'à la grotte - ou le palais si l'on veut - là où je pensais qu'elle était, mais ne trouvais aucune porte pour y accéder. Il n'y avait aucune trace de manufacture, comme si la pierre avait toujours existé à cet endroit. Ainsi je revins sur mes pas, déçu. J'aurais tellement voulu sauver mon ami, Irmin, en le trouvant ici, mais il n'y avait rien. Sur le retour, j'eus un mauvais présentiment, et je me mis à courir vers le campement. Quand j'arrivais, il n'y avait rien. C'est alors qu'une voix retentit en moi, une voix que je reconnaissais : c'était le Roi Ours en Armure.
- Ils ont emmené la fille. Elle te voulait, elle criait ton nom, mais tu n'es pas venu la sauver. Vite, il faut te rendre vers les montagnes, c'est vers là qu'ils sont partis. S'il faut, je t'accorde ma vitesse et ma force pour les rattraper, fais vite Iorek.
Je me mis à courir vers la direction indiquée dans ma pensée. Je voyais une image claire du traineau filant, et à l'arrière Rosalie, ligotée et bâillonnée. Elle pleurait.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise   Mer 20 Juil - 15:20

- Tu as fais un grand pas dans ta quête de la reconstruction du coeur de Iorek. Tu seras appelée à faire de grandes choses Rosalie. Ton pouvoir grandit en toi. Tu peux maintenant jouer avec les sentiments et changer en statue de granite quiconque barrera ta route.
- Oui je le sens. Je me sens différente. J'essaie chaque jour de prendre un peu plus le pas sur mon pouvoir, mais c'est dur... Vénus, jusqu'où sa ira?
- Je ne peux pas voir clairement l'avenir Rosalie. Mais je réussis à sentir les choses qui vont se produire... En l’occurrence, je sens que dans un petit moment, ta vie va prendre un tournant décisif. Mais je serai la...


Je sentais quelque chose qui me serrait les mains. J'ouvrai les yeux et poussai un grand cri! Les deux esquimaux étaient en train de me ligoter les mains qu'ils avaient pris soin de recouvrir de gant afin de ne pas être changé en statue. J'essayai de me débattre, j'appelai Iorek, je criai son nom, mais il n'était pas là... Je me sentis tout à coup comme abandonnée. J'avais l'impression que tout ce qu'il m'avait dis auparavant n'étaient que des mensonges. Il m'avait abandonné. Mais je savais au fond de moi qu'il avait une bonne raison de l'avoir fais, et je sentais aussi qu'il reviendrait pour me sauver, comme il l'avait toujours fais. Les deux esquimaux étaient maintenant à l'avant du traîneau et avaient fais démarrer celui-ci. Le traîneau filait maintenant droit vers les montagnes. Je ne voyais pas Iorek. Je me mis à pleurer. Seulement, cette fois-ci, si Iorel ne venait pas me sauver, il fallait bel et bien que je me débrouille seule. Après tout, j'avais déjà réussi auparavant à me débarrasser de deux pirates beaucoup plus imposant que ces deux crétins emmitouflés. Je devais prêcher une aide venu d'ailleurs. Et pour cela, je mis en application ce que Vénus m'avait dit il y a de ça peu de temps. Ainsi, je fermai les yeux et me mis à prier :
- Ô Cancer, dieu des ténèbres et du chaos! Envoies moi une aide je t'en conjure!! Je répétai cette phrase plusieurs fois dans ma tête jusqu'à ce que le traîneau se mis curieusement à s'arrêter. J'avais peur, je tournai la tête vers le fond du traîneau et vis que deux couteaux étaient miraculeusement posés sur le sol en bois de l'embarcation. Je me précipitai sur l'un d'eux et tentai de me défaire de mes liens. Au bout de quelques minutes j'avais réussis à me détacher les mains, je me libérai donc la bouche et les pieds. Puis, c'était le silence. Un silence assourdissant. Je n'entendais plus les deux esquimaux jacter comme des oies. Que faisaient-ils? Je pris donc un couteau, mis mon autre main en avant au cas où l'un d'entre eux me fondrait dessus tête baissée et sortis du traîneau. Mon coeur battait la chamade. Tout à coup, je fus surprise à revers par un homme dont je ne puis pas identifier le visage, et pour cause, il était recouvert d'un crâne d'ours, ce qui eut pour effet de me surprendre. Puis j'aperçus que les deux esquimaux étaient dans la même position que moi, ils étaient pris en otage par deux autres indigènes du agitaient une lame de poignard sous leur gorge.

J'étais paniquée, mais je dois avouer que je n'avais pas autant peur que les autres fois. J'avais appris à gérer ma peur en le regardant. Oui, lui, il faisait toujours preuve de calme devant les épreuves les plus dures. Je l'admirais pour ça aussi. Mais je fus brusquement tirée de mes pensées. L'homme qui me tenait me jeta à terre et d'autre indigènes arrivèrent en nombre... Ils se mirent tous en rond autour de moi et se mirent à danser. Enfin danser, je ne sais pas mais, il avançaient autour de moi en agitant leur couteaux de part et d'autre de mon corps. D'un coup, l'un d'entre eux me fis une entaille sur l'omoplate. Je laissai s'échapper un cri de douleur puis ils recommencèrent à tourner. La rage se mêlait aux larmes. Tout se passait au ralentit dans ma tête et tout à coup sa recommençait. L'air devant épais et violacé et entre les hommes qui tournaient autour de moi je vis la panthère.
- Je t'en supplie... Aides moi! Je pleurait de plus bel. J'était à bout.
- Je veux bien te montrer la voie cette fois-ci, mais seulement pour cette fois-ci Rosalie. Je n'interviendrais pas tout le temps. J'avais l'impression qu'elle m'avait sourit... Puis lorsqu'elle commença à prendre sa respiration, j'avais compris. C'était donc comme sa que je m'étais échappée lorsque j'étais sur le navire. Nous nous regardâmes une dernière fois, et dans la clarté du ciel, nous poussâmes ensemble, un cri le cri de rage tellement fort et effrayant, que même les dieux auraient pus trembler.

Lorsque j'ouvrai les yeux, tout autour de moi était figé. Les homme, la nature, le traîneau, les chiens, tout. Seulement j'étais vidée de toute énergie. Et lorsque je m'effondrai, j'entendis un homme crier mon nom, et je m'évanouissais en arborant un léger sourire qui se mêlait à une larme.
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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise   Mer 20 Juil - 16:57

Je la tenais dans mes bras, elle était inconsciente. Les deux esquimaux avaient eux-aussi été changés en pierre, et toute une tribu d'indigènes par la même occasion. Ses bras nus étaient recouverts d'une file pellicule de neige, et je réussis à dénicher ses vêtements dans le bric-à-brac tassé dans le traineau. Je la revêtais rapidement, car vêtue seulement d'une robe de nuit elle ne tiendrait pas longtemps. Puis je pris rudement les deux statues des esquimaux tout en arborant un sourire en coin. Ils avaient eu ce qu'ils cherchaient, et je pensais bien que ça leur servirait de leçon. Enfin, avec rage, j'éclatais les statues des indiens figés dans leur danse ridicule une par une. Rosalie avait un teint livide et ne bougeait pas. J'étais très préoccupé : d'un côté j'avais peur pour elle, et d'un autre pour moi aussi car les deux guides et leurs chiens étaient toujours pétrifiés. La situation était bloquée, et je ne savais pas quoi faire. J'étais encore abasourdi de la vitesse à laquelle j'avais couru. Jusque là la grosse pénalisation que m'avait donné mon Fruit du Démon était une vitesse lente, mais c'était comme si... comme si j'avais été sur le dos d'Irmin et qu'il courait à pleine vélocité. Rosalie toussa, tint des propos incompréhensibles et se rendormit. Elle frissonnait, elle était froide comme un morceau de glace et les vêtements ne suffisaient plus. Je ne savais plus quoi faire : veiller sur quelqu'un n'avait jamais été mon fort, et j'avais peur pour elle. En attendant qu'elle se réveille il n'y avait qu'une seule chose à faire : se reposer. Ainsi, tout en pensant à ce qu'elle m'avait fait la nuit dernière, je la pris par la taille et la tenais fermement sur le coté, pour la réchauffer. J'avais posé ma tête contre la sienne, et j'espérais qu'elle se réveille. Enfin, je m'endormis.

- Iorek, c'est la dernière fois que nous nous voyons dans tes rêves.
- Hein ? Comment ça ?
- Virgo a été ému par votre relation, et honorée par le culte que tu lui as rendu. Elle va me faire exister à nouveau.
Je ne comprenais pas.
- Mais... mais on va se revoir ?
- Que tu peux être innocent, petit homme. Je vais maintenant t'apparaitre dans le monde réel, il te suffira d'ouvrir la Boite de Pandore qui te sera envoyée quand tu seras prêt et d'attendre mon réveil. Je te servirai fidèlement, sois sans crainte. Oui, on se reverra, je serai à tes côtés jusqu'à ce que tu meurs. Et enfin mon âme sera graciée et je retournerai au paradis, là-haut.
Cette fois j'en étais sûr, il souriait. Je me précipitais alors sur lui, et serrais sa fourrure duveteuse et chaude. Il me gratifia en me mettant une patte sur la tête. Et puis le rêve s'évanouit.

Elle dormait toujours, ses bras s'étaient eux aussi enlacés derrière mon dos. Son magnifique visages et ses traits fins était apaisé, elle reprenait des couleurs, voire même trop car ses joues étaient rouges vives. Je touchais son front, il était brûlant de fièvre. Néanmoins il était dangereux de rester ici, et je comptais bien quitter cet endroit avant que la nuit tombe. Je lui caressais tendrement la joue et l'appelais par son prénom :
- Rosalie, réveille-toi.
Ses yeux s'entrouvrirent, ils étaient fatigués. Je l'aidais à se redresser. Puis montrant les chiens et les deux esquimaux je lui demandais de les défiger. Elle s’exécuta bien que répugnée à l'idée de sauver les deux hommes. Une fois dé-pétrifiés, je leur collais une bonne raclée. Le voyage continua enfin, mais elle n'était vraiment pas bien. Sa fièvre continuait à monter, et son teint était pourpre. Je criais "Plus vite !" aux conducteurs, et leur disais de nous amener jusqu'au village le plus proche. Je veillais sur elle, en lui tenant le bras et en lui disant de tenir bon. Elle ouvrit ses lèvres et des mots glissèrent de sa bouche :
- J'ai mal... au coeur.
Mes yeux s’écarquillèrent. C'était donc si grave que ça ? Avait-elle une maladie cardiaque ? Je me mordais la lèvre. Les deux esquimaux jetaient des regards soupçonneux, mais je ne cessais de leur gueuler dessus en leur ordonnant d'aller plus vite. Les chiens s'épuisaient, mais peu m'importait. Il me fallait sauver Rosalie, car elle était la seule en qui j'avais confiance.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre II : La Mer Gelée, un Désert de Banquise   Mer 20 Juil - 18:13

Lorsque j'ouvrai les yeux, tout autour de moi était figé. Les homme, la nature, le traîneau, les chiens, tout. Seulement j'étais vidée de toute énergie. Et lorsque je m'effondrai, j'entendis un homme crier mon nom, et je m'évanouissais en arborant un léger sourire qui se mêlait à une larme.

- Je suis morte? Mon coeur me fait atrocement souffrir... Vénus, que ce passe t-il?
- Voyons Rosalie... Je t'ai dis que ton moment n'était pas encore arrivé. Tu n'écoutes donc jamais! Mais je dois t'avouer que tu m'as impressionné tout à l'heure, jamais je ne t'aurais cru capable d'un tel exploit.
- Que va t-il se passer ensuite? Que va t-on devenir?
- Ne t'inquiètes pas, tu es entre de très bonnes mains. Très charmant qui plus est.

J'entendais sa voix. Sa voix d'un ton inquiet... Après tout, peut être éprouvait-il un peu d'affection pour moi. Je voulais qu'il se sente bien. Je voulais faire renaître en lui la capacité d'aimer, et lorsqu'il me demandait si je puis encore faire revenir les esquimaux et les chien à la vie, bien que cette idée me déplaisait fortement, j'esquissai un sourire et posai ma main sur les statues jusqu'à ce qu'elles reprennent vie. Épuisée et à bout de force, je re sombrais dans l'inconscience. En rêve, je galopais sur le dos de Vénus. Je me sentais libre! Je m'étais attachée à cette panthère, je la voyais comme mon autre moi. Elle savait ce que je ressentais et me connaissait mieux que quiconque. Nous parlions de nos joies et de nos peines. Je lui parlais de Iorek, je lui dis depuis que je l'avais rencontré, quelque chose changeait en moi. Je n'étais plus la même... Que j’éprouvais une sorte de joie mêlée à un certain malaise. Devais-je lui dire que j'avais des sentiments? Sûrement pas. Je devais attendre. Je ne voulais pas le brusquer, je ne voulais pas qu'il se sente encore plus gêné avec moi qu'il ne l'était déjà, non. J'attendrais le bon moment. Je sentais des bras chauds qui m'enveloppaient ainsi qu'un corps chaud qui se collait contre le mien. Mais j'avais mal. Une affreuse douleur inconnue prenait d'assaut mon coeur gangrené. J'avais chaud, trop chaud, j'avais le sentiment d'exploser. J'étais maintenant à la frontière des rêves et de la réalité :
- J'ai mal... au coeur. La douleur devenait insupportable. Je m’agrippai du plus fort que je pouvais au corps de Iorek... Je le sentais que son coeur s'accélérait et l'entendais hurler sur les deux esquimaux. Que Cancer les maudisse ces deux là! Puis je me r'endormais. Lorsque je parvins à entendre du bruit, nous devions apparemment être dans un village ou je ne sais où. Le traîneau s'était arrêté en trombe et je sentais que Iorek se relevait, et me découvrait afin de me prendre dans ses bras.
- Ne t'en fais pas, tu vas t'en sortir. A ces mots mon coeur se mit à me faire mal de plus bel... Que ce passait-il par Cancer?! Je sentais qu'il courrait, ma tête tapait contre son épaule, je m'agrippai à son cou et rapprochai mon visage de sa mâchoire. Je me serrai contre lui, j'avais besoin de lui. Nous devions être dans la chambre d'une auberge, la situation semblait se répéter, c'était étrange. Sauf que cette fois-ci, il m'installa dans un grand lit à baldaquin d'environ deux fois ma taille. Dans quel genre d'auberge m'avait-il emmené? J'ouvrai les yeux, et le voyait prendre ma main et l'apporter jusqu'à son front et crus entendre qu'il priait sa divinité pour me sauver. Tout à coup, mon coeur s'accéléra de plus bel, mes yeux roulaient et je transpirais comme jamais je n'avais eu aussi chaud! Je tremblais je poussai des gémissement de douleur, mon coeur allait exploser! Je le sentais! Iorek lâcha ma main et s'éloigna les yeux remplis de terreur. J'enfonçais mes ongles dans les draps qui commençaient à se changer en granite que j'émiettai au fur et à mesure! Je me mis soudain à pleurer toutes les larmes de mon corps :
- Ne me laisses pas, s'il te plait... Je vis ses yeux écarquillés de terreur et une fine larme coulait sur sa joue. Puis, sans que je puisse m'en rendre compte, il se jetait sur moi et me donna le baiser le plus tendre que je n'avais jamais reçu. Il dura plusieurs secondes et j'eus l'impression que mon coeur s'arrêta. Je m'étais détendue, ma tête ne me faisait plus souffrir, je me calmais. Je me rendis compte alors que je fus prise de la maladie de l'amour. Je voulais rester près de lui, je ne voulais pas qu'il m'abandonne. J'étais comme une enfant dans les bras de celui qui veillerait toujours sur elle. Je ne m'étais jamais sentis aussi sereine de toute ma vie. Je me sentais invincible, je me sentais capable de soulever des montagnes, puis dans un soupir, je m'endormis à nouveau.

- Bientôt Rosalie... bientôt.

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