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 [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit

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MessageSujet: [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit   Mer 20 Juil - 19:36

Nous avions trouvé un village non loin des montagnes que nous avions enfin atteintes. C'était un village tout petit, sans nom. Rapidement je prenais le corps tremblotant de Rosalie pour l'amener jusqu'à une auberge où elle pourrait se reposer tranquillement sur un lit confortable. Je payais en vitesse et entrais dans la chambre. Elle se contorsionnait et lâchait de petits cris, elle serrait les dents et semblait avoir mal. Je l'allongeais doucement sur les draps de soie. Elle se tordait dans tous les sens. Je pris alors sa main et la posais sur son front, et demandais à Virgo, Déité de la Santé, de faire en sorte qu'elle en recouvre une bonne. Son état était si inquiétant que j'en perdais le contrôle de mon être, et j'étais bouleversé là où auparavant je n'aurais rien ressenti. Je m'éloignais en silence, mais elle murmura d'une voix si douce et si suppliante :
- Ne me laisse pas, s'il te plait...
Pourtant je ne pouvais pas rester avec elle. Vu l'état dans lequel elle était il valait mieux se plier à ses exigences cependant. Je ne pus réprimer une envie irrésistible alors de l'embrasser. Je ne pouvais décoller ma bouche de la sienne, tellement je m'y sentais bien. Elle était aux anges, je le voyais. Puis enfin, je quittais la pièce alors que j'aurais pu rester. Je n'avais pourtant jamais rechigné un peu d'amour face aux autres femmes, mais celle-ci semblait trop différente... Je ne pouvais pas la traiter comme un vulgaire objet sexuel, non. Lui prouver mes ardeurs pour ensuite la quitter. Non, je dus ressentir le début d'un sentiment que le temps m'avait fait oublier. Totalement terrifié, j'en étais même venu à quitter la chambre en courant. Les deux Inuits me virent débouler en courant avec un visage décomposé.

Il me fallait être le plus loin d'elle possible. Je demandais aux deux hommes de servir d'intermédiaires pour trouver un docteur, ce qu'ils firent. Un médecin esquimau, plutôt court sur pattes, se présenta à nous. Je lui désignais l'auberge et il s'y rendit promptement. J'étais un peu rassuré de savoir qu'elle était entre de bonnes mains, et de ce fait je regardais les montagnes. Ces hauts sommets débordaient d'or, et c'était dans ces glaciers que se trouvaient les fameuses mines d'or où je désirais me rendre. Je pris les deux esquimaux par leur capuche et les reposais sur le traineau, puis je leur dis :
- En avant toute vers les Mines d'Or. Ne protestez pas.
Je ne délaissais pas Rosalie, non, je reviendrais me disais-je. Elle était entre de bonnes mains. Le traineau dévala une pente et s'engagea en sinuant entre les collines de neige. Pendant le chemin je me disais : "Et si ?". Et si j'étais resté avec elle ? Et si les hommes du village lui faisaient du mal ? Non, j'avais demandé aux femmes de veiller sur elle... Et si j'avais partagé son lit, ce soir ? Mon coeur sombrait au fond de ma poitrine, et je me sentais triste. Comme jadis, dans la chambre, une larme coula sur ma joue. Je mourrais d'amour.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit   Mer 20 Juil - 20:27

Cette fois-ci je ne rêvai de rien. Vénus n'était pas venue me rendre visite. Je me levai dans les draps chauds et épais du lit où il m'avait déposé. Contre toute attente, j'étais en pleine forme, je me levai de bon pied, me dirigeai vers la salle de bain, et pris une bonne douche bien chaude. J'étais rayonnante. Je me surpris même à aller aider les femmes du village dans leur lourde tâches. J'aidai à traire les vaches, je donnai du foin aux chevaux et m'occupai même des nouveaux nées. Je me sentais vraiment chez moi. J'étais la petite dernière du village. Tout le monde m'appréciait pour ce que j'étais. Tout le monde connaissait l'existence de mes pouvoir. Mais personne n'avait peur de moi. [...]Cela faisait maintenant 5 jours que Iorek était partit. Je ne cessai de penser à lui. Malgré tous les beaux jeunes hommes qui me faisaient la cour, il n'y avait pour moi que Iorek. Tous les soirs j'adressai une prière à Cancer pour un jour espérer le revoir. Il me manquait... Il me manquait même cruellement. Je n'avais aucun souvenir de lui, je ne savais même pas où il était ni ce qu'il faisait. J'espère qu'il ne m'avait pas oublié. J'étais pourtant certaine qu'il reviendrait... Tous les matins à la même heure je me postai à l'entrée du village, pour voir si je le voyais revenir. Et tous les matins, je fus prise de la même déception. Mais au fil du temps je finissais par l'accepter. Mais ne vous méprenez pas! Je n'ai nullement dis que je l'aimai moins ou qu'il me manquait moins! Jamais! Même si je prenais l'habitude de ne pas l'avoir près de moi, il était là, dans ma tête, m'accompagnant à chaque mouvement que je faisais. Une fois par semaine, le village se réunissait sur la place et se racontait des légendes toutes plus délirantes les unes que les autres... Une raconte que tous les étrangers qui franchissent les portes du village mourrons un soir dans la douleur la plus atroce. Il fallait être sot pour croire à ses contes de bonnes femmes. Cependant, un autre retint mon attention un peu plus longtemps. Tous les amours qui commencent à l'extérieur du village et qui franchissent les portes du village durent éternellement. Une larme coula de ma joue pour s'écraser bruyamment sur le sol pavé.

Un jour je décidai d'aller explorer les environs du village, je n'en avais pas marre loin de là! Mon bonheur était ici... Mon bonheur était là, mais incomplet. Je pris un grand panier en osier et quelques vivre au cas où mon voyage serait plus long que prévu. Il était à peu près midi, et je m'enfonçai dans la foret avoisinante. C'était beau. Tout ces mélanges de couleurs, tous ces papillons, le chant des oiseaux et un petit lac dans lequel je pouvais apercevoir quelque grenouilles fièrement perchées sur des petits nénuphars. C'était le paradis. Accablée par la chaleur du soleil, je décidai de me baigner un peu. J'étalai une longue serviette sur le sol, y déposai mon panier ainsi que tous mes vêtements. Ensuite, je fis trempette afin de me refroidir le corps. Tout semblait parfait, sauf ce petit craquement de brindille qui trahissait la présence de quelqu'un ou quelque chose près de moi. Surprise, je sortais de l'eau et me rhabillai en vitesse. Dans les denses buissons, je réussis à percevoir une silhouette d'homme. Celui-ci, voyant que je l'avais remarqué ce mit à courir à travers les bois! Je laissai toutes mes affaires en plan et courais après le malheureux qui avait osé poser ses yeux sur moi. Après plusieurs minutes de poursuite, l'homme n'était plus qu'à quelques mètres de moi, je lui ordonnai de s'arrêter! Mais il n'entendait rien. Ça m'énervait au plus haut point! Je savais que les hommes étaient des lâches, mais comme ça, j'en avait rarement connu... Je n'étais pas loin derrière lui, et dans un bond, je le fis tomber sur le ventre! Il tenta de se débattre, mais en se retournant, d'un simple regard il se changea en granite. J'étais à bout de souffle et plutôt satisfaite de ma performance. Je contrôlais maintenant mon pouvoir à la perfection. Seulement il se faisait tard, et il fallait que je me remette sur le chemin du retour si je ne voulais pas me perdre à nouveau.

J'étais retournée au lac... Mais mes affaires n'y étaient plus. Au début, je croyais à une blague des enfants du village qui adoraient me suivre dans mes promenades et me chaparder mes affaires pour me les rendre quelques secondes plus tard. Seulement là, ça n'avait pas l'air d'une plaisanterie lorsque je vis des homme vêtus de guenilles sortant des buissons en formant un cercle autour de moi. Qui étaient-ils? Je ne les avais jamais vu auparavant... Ils devaient sans doute sortir des montagnes, nul ne savait vraiment ce qui s'y passait... Soudain, l'un d'entre eux entreprit de me parler :
- Rosalie Hancock, je présume? D'où connaissait-il mon nom? Il avait réussis à me foutre la trouille! Bien que je savais que je n'aurais aucun mal à me défendre contre ses hommes, je restai quand même méfiante.
- Et à qui ai-je l'honneur? Il esquissa un sourire et se rapprocha de moi lentement tel un lion s'approchant d'une gazelle.
- Vous ne vous rappelez pas? Dit-il en élargissant son sourire mesquin. Puis, la cicatrice qu'il portait sur la joue me disait vaguement quelque chose... Mais où l'avais-je déjà vu?! Je n'arrivai pas à me souvenir... Pourtant ce visage était loin de m'être étranger. Iorek, reviens je t'en supplie.
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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit   Mer 20 Juil - 21:30

Le voyage dura le premier jour. Durant ce trajet, je fus rongé par l'inquiétude et les pensées obscures. Mais petit à petit, ces-dernières se stabilisaient et j'arrivais à contrôler mes sentiments. Quelques jours plus tard j'étais redevenu le moi froid et distant. Nous étions arrivé dans une vallée qui avait un nom à consonance anglaise : "Valchester", et là se trouvait un petit village de mineurs sans prétention. Bordé par les montagnes, les tunnels ouvraient tous sur le patté de cabanons et de maisons en bois, ce qui indiquait que c'était le point de rassemblement de tous les mineurs du coin. Cinq jours déjà et je ne pensais quasiment plus à Rosalie, à vrai dire je me moquais de la vulnérabilité dont j'avais fait preuve et conservais une honte de tout ce qu'il put se passer. Je passais mes jours à chercher honnêtement de l'or dans les tunnels mal éclairés et parfois un ou deux homme chanceux - ayant donc trouvé de l'or - disparaissaient sans que l'on sache pourquoi. Les disparitions s'accentuaient au fil des jours, et moi je m'enrichissais. J'avais déjà l'équivalent de cent cinquante millions de Berries dans un sac caché sous terre. Cependant les mineurs se doutaient de quelque chose et m'adressaient des regards méfiants. Certains qui s'approchaient trop mouraient curieusement, et l'on ne retrouvait jamais leur corps. Ce fut une expérience intéressante pour moi car je récoltais le fruit d'un dur travail, et j'arrivais à mêler à cette honnête vie une vie de bandit, de voleur et d'assassin. Les plus naïfs parlaient quant à eux d'un esprit hantant les mines et tuant ceux qui découvraient de l'or pour accumuler un formidable trésor.

La réalité n'était pas très loin de cette version, mais je rigolais à chaque fois que j'entendais ces pauvres idiots mentionner cette baliverne. Alors je faisais l'homme qui venait ici par nécessité, même s'il était incroyablement cultivé. Je me prétendais explorateur et scientifique, guerrier et grand combattant :
- Ah, ah, ah ! Balivernes et enfantillages. Je suis un homme de science, moi monsieur, comment osez-vous dire devant moi qu'il existerait une telle créature ! Honte sur vous, vous profanez les Dieux de vos débilités ! Puis, comme pour enfoncer le clou et desserrer un peu l'étau : Je le retrouverai moi, votre bestiole si elle existe. J'en ai déjà maté plein, des ours, des taureaux des neiges !
Avec ça ils ne se douteraient pas que j'étais le terrifiant monstre auquel ils faisaient allusion.
- Mais il s'agirait ici du terrifiant Sim-Yaz.
Mon regard s'éteignit, mon teint devint livide et tout d'un coup j'eus un accès de peur. Un mot roula dans ma gorge alors que je regardais l'homme couvert de terre devant moi, faisais bouger ma légère moustache qui me permettait de me fondre un peu plus dans la masse :
- Qu...quoi ?!
L'homme recula d'un pas en me voyant prononcer ces mots, mon visage devait réellement être effrayant car ils eurent tous un mouvement de recul. Néanmoins ils acquiescèrent et l'un d'eux rajouta :
- Ou-oui c'est vrai ! Un homme l'a vu, le dragon éternel... un dénommé... Chester Rabbet !
Je demeurais morne et stupéfait. Mais je me ressaisis et me dis qu'il était impossible que ce dragon soit là, et en plus le tueur... c'était moi ! Je saluais de ce fait mes compagnons et prenais avec moi ma nourriture - une assiette de patte mole, proche du liquide avec beaucoup de grumeaux, cela ressemblait à du porridge. Dès lors je me mis en quête du dénommé Rabbet.

Je le connaissais déjà, j'avais pu miner dans le même tunnel que lui pendant plusieurs heures et il m'avait semblé sympathique. Je le remarquais assis à sa table, seul, c'était parfait. Je me mis face à lui, avec ma bouillie, et le saluais.
- Quess t'viens fair' là p'tit ? L'veulent p'us d'toi t'copains ?
Quand il parlait, sa grosse moustache touffue et ses honorables pommettes de lapin remuaient. Il avait un air amusant, mais un vrai caractère de cochon. Mais avec moi, il s'entendait plutôt bien. Je flattais un sujet qu'il aimait bien : la science, puisqu'il était un scientifique accompli venu ici par obligation, comme tous les autres en partie.
- J'en avais marre de les entendre, ils ne savent que jacter et critiquer notre belle science. De plus ils ne sont pas d'accord pour dire qu'on peut être croyant et scientifique, mais je sais bien que toi aussi tu vénères notre mère Virgo plus que tu n'aimes la science, pas vrai ?
J'avais raison, l'homme fit frétiller sa moustache et commença à me parler de lui. Il me raconta qu'avant il travaillait dans des laboratoires de testage de médicaments, qu'il avait fait une découverte incroyable mais que faute de moyen il ne pouvait la développer, et qu'il était donc venu ici pour trouver des fonds. Cependant sa fille et sa femme l'attendaient, là-bas et il devait lui envoyer le peu d'or qu'il récoltait tous les mois, ce qui faisait qu'il était bloqué ici jusqu'à ce qu'il trouve une pépite grosse comme son poing. Son histoire ne m'intéressait pas, mais j'étudiais le moment propice pour enfin lui demander :
- Il parait que t'as vu l'un des monstres éternels... un dragon... Sim-Yaz c'est ça ? Je suis plutôt intéressé.
- Foutaises, je n'ai rien vu du tout. Juste entendu ! On raconte, dans mon pays, que quand Sim-Yaz vient, on le reconnait à son toussotement régulier qu'il fait en crachant de la fumée. Moi c'est ça que j'ai entendu, et tout de suite je suis remonté.
Je ne me rappelais pas avoir entendu ce bruit quand j'avais affronté le dragon, combat à la suite duquel j'avais perdu mon bras gauche. Les sources étaient encore bâclées, c'était n'importe quoi ! J'étais en même temps soulagé et peiné. Je remerciais le vieil homme et m'auto-congédiais, tout en vidant le porridge derrière un rocher, car cette déjection était immangeable. La pause déjeuner était terminée, il nous fallait retourner dans les mines. L'ascenseur descendit dans la pénombre, m'emportant avec d'autres mineurs dans l'obscurité, tous nous portions des casques oranges ou blancs sur nos têtes. C'est alors que mon corps se chiffonna, j'eus une nausée si violente que je vomis, les autres mineurs s'approchaient en me tapant sur l'épaule et en me soutenant. Je me sentais en danger, mais ça n'était pas moi. C'était quelqu'un d'autre, c'était Rosalie, on lui voulait, ou lui faisait du mal. Tout revint à la surface d'un seul coup. Mon passé avec elle me rattrapa, et je me sentis mal, très mal.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit   Mer 20 Juil - 22:16

Il se tenait en face de moi. Il avait toujours son petit sourire pervers au coin de ses lèvres. Voyant que je ne me rappelai pas, il décida d'éclairer ma lanterne :
- Il y a deux ans. Dans le bateau. Nous vous avions placé en bas dans cette pièce noire. Au fur et à mesure qu'il parlait, un flash back surgit dans ma tête, et je revivais tous les évènements. Lorsque je t'avais attaché contre la plaque de bois, quand je t'ai arraché tous tes vêtements, quand je t'ai baisé comme une chienne. Je me mis à vomir... J'étais à genoux sur le sol. Tous les hommes se mirent à rire. S'en était trop... Il venait de l'humilier, et je ne comptais pas en rester là. Mes mains se resserraient sur l'herbe verte, et les hommes riaient de plus bel. Je fronçai les sourcils et ma respiration fut de plus en plus forte. Soudain, l'homme qui se tenait près de moi commença à suffoquer. Son rire vira à l'étouffement et il se mit à cracher du sang. J'étais concentrée, toujours dans ma fureur et lorsqu'un homme tenta de m'approcher, celui-ci ce changea immédiatement en pierre. Effrayés, les autres hommes fuirent en courant, en lançant des injures à droite à gauche. Je me relevai et me tournai vers l'homme qui était changé en pierre. Je le contournai en le regardant de façon gourmande, je savais que l'autre, encore à l'agonie ne me lâchait pas du regard. Soudain, je m'arrêtai et tournai la tête vers l'homme encore à terre : - Dis lui au revoir. Puis dans un rire sadique, je poussai la statue à terre qui se fracassa contre le sol. Je me dirigeai maintenant vers celui qui m'avait humilié... Son teint avait viré au vert, et du sang continuait de couler de sa bouche et de son nez. Je m'accroupis devant lui et par bonté, décidai d'abréger ses souffrances. Ma main droite se changea en granite, et d'une pression de ma main sur son crâne, je lui fis exploser la tête. Il avait crié. Je me sentais puissante. Il l'avais bien mérité après tout. J'avais découvert ma vraie nature. Je savais pourquoi je m'identifiai à la panthère, et je savais pourquoi je me sentais constamment attirée par Iorek. J'étais sauvage. J'étais faite pour être libre. Je ne devais recevoir d'ordre de personne.

Je pris mes affaires et décidai de retourner au village. Nous étions en fin d'après-midi. J'avais pris soin de laver ma robe que j'avais tâché du sang provenant du crâne de l'autre imbécile. Sur la route du village, un cri retentit. D'un seul coup, je me mis à courir à travers les bois dans l'espoir d'arriver à temps. Il n'en fut rien. Lorsque j'arrivai, le village avait été mis à feu et a sang. Les larmes coulaient le long de mes joues encore chaudes. Les cadavres avaient remplacé les pavés, et le sang faisait office de crépis sur les murs des maisonnettes. Des hommes, des femmes, et même des enfants. Tout avait été détruit. Prise de panique, je me dirigeait vers là où habitait mon "père d'adoption", et tout en tuant de sang froid les derniers pirates qui étaient restés là, je finis par voir que lui aussi, avait été tué. Il était la, sur le seuil de sa maison... La maison où j'avais passé tous mes jours et toutes mes nuits depuis que Iorek était partit. Je le pris dans mes bras une dernière fois voyant qu'il était en train de se vider de son sang.
- Nooooon! Je t'en supplie! Ne me laisse pas... Que vais-je devenir sans toi? Je ne pouvais pas m'arrêter de pleurer, et j'étais la comme une gamine qui perdait son papa... J'étais effondrée.
- Aaarg, kuuumf... Ne t'en fais pas... Je serais toujours avec toi. Puis dans un dernier soupir, il partit. Je lui fermai les yeux solennellement, et mes pleures se transformaient en en douleur, puis cette douleur finit par se changer en rage. Je hurlai, je hurlai tellement fort que mes cris prenaient l'ascendant sur l'orage qui avait commencé à gonder. J'étais devenue folle. Tous les être que j'avais aimé, le destin me les avait arraché. Je tentai donc une invocation à Cancer :
- Ô dieu Cancer! maître des ténèbres et de la douleur, ramène cet homme je t'en conjure! Mais rien ne se passait. Ma rage faisait se changer l'environnement en granite, et tout se mit à exploser. A bout de force, je m'évanouis à coté du cadavre de celui qui m'avait rendu ma vie.

Mais c'était sa faute. Je le voyais dans mon inconscience, il était la. Je voyais Iorek qui était partit ce matin la en me laissant seule sur ce lit. Il me fallait quelqu'un à haïr, s'il était resté, rien de tout ça ne ce serait produit.
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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit   Mer 20 Juil - 23:11

Le temps passa et je pensais continuellement à Rosalie. Pas vraiment continuellement car les périodes s'enchainaient : celles où je m'en fichais pas mal, et celles où je demeurais taciturne par le chagrin qui me rongeait. Le doute creusait mon cœur, et je me sentis revivre des sentiments que je ne connaissais plus : le mal-être, le manque, l'envie... J'avais amassé - au fil des semaines - assez d'or pour payer deux fois la somme. Mais maintenant, les mineurs ne pouvaient plus du tout me sentir. Le vieux Chester était mort il y a peu, tué dans les mines par l'assassin mystérieux, et les regards se plongeaient tous vers moi : la personne qui trainait le plus avec lui. Je me souvenais encore de sa supplication avant de mourir : "Pitié, j'ai une femme et un enfant en bas âge, je leurs envoie tout mon argent que j'amasse chaque moi. S'il te plait, ne fais pas ça... mon camarade, mon ami. Si je ne leurs donne pas d'argent régulièrement, ils n'auront pas de quoi vivre...". La pitié était pour les faibles, et je me fichais pas mal de sa femme et de son gosse, si bien qu'en lui trouant le crâne je n'eus aucun remord, à part celui peut être d'avoir perdu la pépite qu'il tenait dans la main. Depuis que j'avais débarqué, des dizaines de morts et disparitions avaient eu lieu. Je comptais donc partir, rejoindre Rosalie depuis le temps, et je louais un traineau et des chiens à une boutique du village. J'avais appris à quels mots fonctionnaient les chiens, et je fis démarrer sans encombre le traineau, puis fis courir les huskies. Ils étaient forts, rapides et agiles. J'allais très vite, et c'est pour cette raison que je ne pus voir une douzaine de traineaux me poursuivre.

J'arrivais désormais jusqu'au petit village, enfin ce qu'il en restait. Tout avait du brûler car sous la neige qui recouvrait les décombres. Seule une petite maison semblait avoir résisté, ou alors elle avait été retapée. Je reconnaissais cette maison à la chaumière dans laquelle j'avais laissé Rosalie. Mon cœur faisait des bonds en espérant qu'il ne lui était rien arrivé. J'entrais dans la bâtisse : tout était propre, elle était plutôt bien entretenue alors que le village lui était détruit. Quelqu'un habitait donc ici. Je refermais prudemment la porte derrière moi et avançais sans faire de bruit. Le rez-de-chaussée était désert ; je montais au première étage. J'entrais dans la chambre, rien n'avait changé, le lit à baldaquin était toujours là, et... Je ne pus continuer ma découverte car je sentis quelque chose entrer puis ressortir de mon dos avant de le refaire à nouveau plusieurs fois. Sous le choc, je tombais à genoux sur le tapis rouge. Mais contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, rien ne goutta. Pas une seule goutte de sang sortit des plaies dans le dos. Rosalie se présenta devant moi, elle tenait un couteau et de la terre s'égrenait dessus, mais elle ne semblait pas l'avoir vu. Au lieu de ça elle m'insultait, me frappait, pleurait et criait en même temps.
- Espèce de lâche, tu m'as abandonnée, tu n'es plus revenu ! A CAUSE DE TOI DES GENS SONT MORTS ! Je vivais ici paisiblement, je m'étais fait une vraie famille, les gens étaient tous charmants ! JE VIVAIS HEUREUSE. Mais si tu ne m'avais pas laissée ici, ces gens seraient encore VIVANTS ! Tu es un monstre, un meurtrier, tu as tout gâché ! Je t'aimais, et tu n'as rien vu, tu n'es qu'une ORDURE ! Meurs, crève, sale chien. A ces mots elle me donnait des coups de pieds dans le ventre, mais je demeurais impassible. Elle me frappait le visage, mais je ne bougeais pas. Je demeurais là à la regarder. Enfin elle comprit que quelque chose clochait :
- Pourquoi tu ne meurs pas ? Pourquoi... Pourquoi... tu ne meurs pas... Crève, je ne veux plus te voir, je veux que tu partes ! Je ne veux plus de toi. J'ai rêvé que tu meurs, et tu ne meurs pas.
Je pris son poignet tout en me relevant, et lui montrais le couteau.

La terre dessus s'étalait, boueuse. Je lui pris son couteau des mains, et me l'enfonçais dans le cœur, puis le retirais. Il n'y avait rien.
- Moi aussi, j'ai mangé un Fruit du Démon.
Elle tomba sur le sol, en pleurs, et je la pris dans mes bras. Elle pleurait, disait des choses que je ne comprenais pas dans ses sanglots, mais elle ne savait pas si elle devait sourire ou non. Elle était déboussolée. Je tenais son visage dégoulinant de larmes. Ses yeux rougis me regardaient, regardaient ailleurs. Par honte de m'avoir attaqué si lâchement. En sa présence j'étais devenu si doux... mais il fallait m'y faire. Puis tout d'un coup, quelque chose traversa la vitre et s'enflamma. Je la pris par dessus mon épaule et la tirais rapidement du brasier qui s'étendait. Elle pleurait à chaudes larmes, toujours. Bientôt, le feu atteindrait la réserve de fuel et là... Tout juste nous fûmes sortis que la maison explosa en morceaux. Nous étions couchés dans la neige. J'étais tous sens en alerte, et regardais autour de moi. Des hommes apparurent dans la fumée, des dizaines... une trentaine de mineurs. Ils m'avaient suivi jusqu'ici, et tous tenaient diverses armes : des carabines, des pioches, des fourches à charbon, des pelles et des sabres. Ils me regardaient d'un regard meurtrier, mais regardaient Rosalie avec des yeux pervers. Dans sa petite tenue de soie, elle grelottait, mais son décolleté était apparent, ses belles jambes et cuisses aussi et même moi j'étais enivré par ses charmes, par son corps tout entier. Je fis face aux ennemis, prêt à combattre pour la sauver. Mais elle se redressa, me toucha le bras. La pierre prit possession de mon corps si rapidement que je ne pus m'en débarrasser cette fois. J'étais piégé.

Que comptait-elle faire ?

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit   Jeu 21 Juil - 0:06

Nous étions pareil. Lorsqu'il m’annonça que lui aussi avait mangé un fruit de démon, je perdis le contrôle de moi-même... J'étais désemparée. Je tombai à terre en larme. Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire. Je me contentai de pleurer, honteuse de ce que je venais de faire à l'homme qui m'était cher. Il prit mon visage humide entre ses mains, et se contenta d'un sourire. Il était si doux. Il n'avait rien perdu de notre dernière entrevue. Il était si beau, si parfait. Seulement ce moment ne fut que de courte durée. Un objet traversa la fenêtre et prit feu. D'un coup rapide, je me retrouvai sur l'épaule de Iorek et il m'entraîna dehors avec lui. Au moment où nous sautions hors de la maison, celle-ci explosa, laissant comme restes, de vulgaire petites planches de bois et de la cendre qui fondait sur la fine couche de neige. Je me secouai la tête pour reprendre mes esprit et pus distinguer au loin que des hommes armés arrivaient de part et d'autre du village. Nous étions encerclés. Je ne connaissais pas ces hommes, mais à en juger par la mine totalement affolée de Iorek, ils ne devaient pas lui être totalement inconnu. Iorek se leva pour leur faire face et prit une position de combat. Seulement cette fois-ci, c'était à moi de le protéger. Personne ne le toucherait, seulement je m'attendais à ce qu'il ne me laisse pas faire. En me levant, je lui lançai un regard qui lui demandait pardon. Puis en un éclair, j'agrippais son bras, et celui-ci se changea en granite. La roche avait en une fraction de seconde déjà envahit tout son corps. Je lui déposai un baiser bref et rapide sur les lèvres. - Cette fois c'est mon tour. Je regardai son splendide visage se pétrifier. J'en avais le coeur brisé. Comment avais-je pu lui faire ça? Il le fallait. Je n'avais pas l'intention de laisser ses hommes toucher à un seul cheveux de Iorek. Ils allaient tous mourir.

- Partez!! Ou vous mourrez!! A la vue de ce que je venais de faire à Iorek sous les yeux de cette foule armée, certains se contentèrent de reculer, et d'autre explosèrent de rire... J'allais commencer par ceux-là. Je canalisai toute mon énergie. J'avais appris à le faire en le regardant. Je sentais que mon corps durcissait et je repris d'un coup toute confiance en moi. Tout à coup, tous les hommes possédant une arme à feu se postèrent devant moi. Puis, dans le silence, l'en d'entre eux cria :
- FEEEEUUUUUUUUU!! Alors une déferlante de balles arrivait sur moi. Lorsque les hommes eurent tiré leur coup de feu je mis en oeuvre une des nombreuses technique que j'avais pris soin d'élaborer. Je mettais mes mains en direction des balles.Mero-Mero Shield!!! Ainsi, dans la fumée des tires, les hommes qui savouraient déjà leur victoire changèrent directement de ton lorsqu'ils constatèrent que les balles qu'ils avaient tirés étaient emprisonnées dans un bloque de granite qui s'effondra sur le sol. Là, les hommes ne bougeaient plus. Ils semblaient tétanisés. J'eus un petit rictus dans le coin de mes lèvres.
- Et bien messieurs. Vous en faites des têtes, vous devriez vous voir, c'est à se pétrifier de rire. Et le mot fut bien choisit. A peine avaient-ils eus le temps de percuter, que d'un regard j'avais pétrifié un homme, puis deux, puis trois... puis dix. Aucun ne pouvait s’empêcher de me regarder. J'étais une beauté délicieusement mortelle. Puis, d'un coup de main agile et rapide, je créai une prison de granite dans laquelle étaient enfermés dix hommes, enfin, dès que je refermai mon poing, la pierre ou étaient les homme explosa, laissant tomber à terre les bouts de corps déchirés qui s'entremêlaient. Enfin, je demandai parmi les dix derniers hommes restant, lequel d'entre était le chef. Après quelques secondes d'hésitation, un homme s'avança et se postait droit à quelques mètre de moi. Satisfaite, je jugeai donc inutile de conserver les neufs autres encore envi... Je m'avançai vers le chef, et soudain d'un coup sur l'épaule je le mis à terre et poussa mon cri pétrifiant. Et en un souffle, les hommes restant se changèrent en statue de granite arborant sur leurs visages des mines de terreur. J'attachai donc le chef ce ceux-ci à la poutre qui servait de pilier au porche d'une maison encore intacte. Puis je changeai ma main en granite. J'avais découvert en faisant cela, que mes ongles étaient une arme redoutablement tranchante. Je m'amusai donc à parcourir le corps du dernier homme de mes ongles aiguisés. Il hurlait de douleur. Je me lassai de tous ces cris... J'entrepris donc d'en finir. D'un geste rapide et précis, je posai la paume de ma main sur le visage tordu de l'homme, ce qui eut pour effet de pétrifier sa tête, et avant même que le reste de son corps ne se change en pierre, je pris de l'élan ...
- ROSALIE!! ARRÊTES!!! En effet, la prison de pierre de Iorek n'était qu'éphémère... Et avant même qu'il eut le temps de nous rejoindre, je laissai couler une larme et abattis mon poing de toutes mes forces sur le crâne pétrifié de l'homme. Il s'envolé en miles morceaux... Il était décapité vif. Je me tournai vers Iorek les yeux remplis de larmes et de pardon. Je sombrai ensuite dans l'inconscience.
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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit   Jeu 21 Juil - 1:02

La pierre s'était dissoute d'elle même, me permettant d'abord de voir le combat que menait, seule, la jeune femme ; puis ensuite de bouger. Je ne l'avais jamais vue comme ça. On ressentait la terreur près d'elle, elle était un vrai démon sans cœur envers ses victimes. Et bien qu'elle ne les connaissait pas, elle prenait un horrible plaisir à les tuer. Plus qu'une sublime beauté au charme irrésistible, c'était une arme puissante et extrêmement destructrice. J'avais besoin d'elle. Histoire de tester jusqu'à la fin à quel point elle était impitoyable, je lui criais alors qu'elle allait briser le crâne pétrifié d'un homme :
- ROSALIE ! ARRÊTES !!
Elle me regarda alors avec ses beaux yeux amoureux, puis son expression changea totalement et elle détruisit quand même la tête de l'homme. Le spectacle était abominable, mais j'avais fait bien pire. Les corps jonchaient le sol, l'odeur du sang se rependait dans l'air. Elle se tourna vers moi, les poings serrés contre sa poitrine, puis chancela et tomba inconsciente. Je la mis alors sur mon épaule et marchais jusqu'au traineau, heureusement resté intact lors du combat. Les chiens étaient affolés et s'étaient emmêles dans leurs traits, je dus donc passer de précieuses minutes à démêler les fils. Enfin, je fis avancer les chiens en faisant claquer les rennes :
- Mush ! Mush ! Allez, mush !
Avec ceci nous atteignimes rapidement une vitesse qui nous permit de quitter cet endroit maudit en peu de temps. Les chiens étaient magnifiques, ils courraient comme si c'était leur seul plaisir et s'amusaient. Je jetais de rapides coups d'oeil derrière moi de temps en temps pour vérifier l'état de Rosalie : elle dormait paisiblement et rien ne pouvait la tirer de ses songes.

Le voyage s'effectua cette fois sans encombre. A peine taraudé par la fatigue, j'avais prévu de le faire d'une seule traite. Nous étions partis dans le sens inverse par lequel nous étions venu, si bien que notre destination n'était pas de retourner au port de Thuïoffën, mais de rejoindre Jiuhgôttën où nous attendait un simple zeppelin, sachant que le projet arrivait au bout de son terme mais nécessitait des ajouts. En effet, j'avais eu les jumeaux au Den Den Mushi et ils m'avaient renseigné sur l'état des choses. J'avais toujours conservé sur moi un petit Den Den Mushi qui me permettait d’appeler de n'importe où vers n'importe quel endroit. Un jour passa ainsi, Rosalie guettait tous mes mouvements comme une lionne prête à sauter sur sa proie. Elle me souriait, mais maintenant que l'on devait se faire à la dure réalité des choses, mon visage n'était plus si angélique. A mesure que le froid diminuait, je récupérais mon tempérament hautain et mon caractère d'ours, comme si j'émergeais d'un rêve. Je lui parlais néanmoins, je la réconfortais, je lui disais des choses qui lui plaisaient, mais sans le sourire. Nous n'avions pas besoin de nous afficher de ça. Je me devais alors de lui avouer mon lourd secret et arrêtais le traineau. Je la regardais dans les yeux et lui dis :
- J'ai une proposition à te faire, si tu veux me suivre. Voilà, je suis l'un des deux Leaders du Baroque Works. Tu connais mes intentions et sais qu'elles n'ont rien de joyeux. Je ne suis pas du genre à revendiquer la justice et à chercher la gentillesse. Ce que je veux, c'est le pouvoir et pour ça il me faut des armes. Tu es une arme, tu es ravageuse, destructrice et terriblement belle, tu me conviens parfaitement. Alors je te propose d'intégrer le Baroque Works et mon équipage personnel, tu pourras ainsi toujours être à mes côtés. Tu seras à tes aises, dorlotée et tu auras tout ce que tu désires. Et à partir de dorénavant, si tu l'acceptes, tu répondras au surnom de Miss Night en présence des autres agents du Baroque Works. C'est bien compris, tu acceptes ?
J'avais l'impression qu'elle buvait mes paroles sans les comprendre, elle me répondit alors.
- C'est toi que je désire.
Je roullais des yeux, si elle se mettait à se comporter ainsi, j'allais vite être discrédité. Elle rajouta :
- Je plaisante, même si ça n'est pas totalement faux. J'accepte.
Je me frottais les mains, et nous continuâmes notre route. Au loin dans la nuit, les lumières d'une ville illuminaient le ciel nocturne, nous arrivions.

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MessageSujet: Re: [Arc Mer de Glace] Chapitre III : Le Mont aux Morts, un Bien Glabre Endroit   Jeu 21 Juil - 2:24

Ça faisait maintenant 3 jours que je faisais le même rêve. J'étais en haut d'une sorte de pyramide métallique, où se trouvait la boîte de pandore, dans laquelle Vénus était enfermée. Seulement, à chaque fois que je posais mes mains dessus, un éclair violacé me brûlait les mains, et était immédiatement suivit du rire machiavélique et satisfait de Cancer. Et dès qu'il finissait de rire, d'un coup du revers de la main il me faisait tomber de la pyramide.

Je me réveillai alors en sursaut. J'étais allongée dans un traîneau. Iorek tenait les rennes. De temps en temps il se retournait pour me regarder. J'avais l'impression d'être une bête en cage. Je me surpris moi-même à le regarder. A détailler chaque parties de son corps plus ou moins cachées sous ses vêtements. Sauf que maintenant, les choses avaient changé. Les visages neutres et méfiants avaient remplacé les sourires et les caresses. Il avait changé, il était hautain, et prenait souvent des allures d'ours mal léché. Mais ça n’empêchait pas qu'il nous arrivait de rire, de se confier un peu plus sur nous même. Notre relation était passée au stade suivant. Nous n'étions plus dans la folie du premier regard mais sans nous le dire, nous nous étions donné une sorte de confiance mutuelle. Je savais qu'en cas de danger, il aurait foncé tête baissée pour me protéger, et je pense qu'il savait également qu'il en était de même pour moi. Jusqu'au moment où il stoppa le traîneau et vint me porter ces mots :
- J'ai une proposition à te faire, si tu veux me suivre. Voilà, je suis l'un des deux Leaders du Baroque Works. Tu connais mes intentions et sais qu'elles n'ont rien de joyeux. Je ne suis pas du genre à revendiquer la justice et à chercher la gentillesse. Ce que je veux, c'est le pouvoir et pour ça il me faut des armes. Tu es une arme, tu es ravageuse, destructrice et terriblement belle, tu me conviens parfaitement. Alors je te propose d'intégrer le Baroque Works et mon équipage personnel, tu pourras ainsi toujours être à mes côtés. Tu seras à tes aises, dorlotée et tu auras tout ce que tu désires. Et à partir de dorénavant, si tu l'acceptes, tu répondras au surnom de Miss Night en présence des autres agents du Baroque Works. C'est bien compris, tu acceptes ?
Je buvais littéralement ses paroles. Il était beau quand il était sérieux... Ça me faisait fondre de l'intérieur, et comme pour le titiller un peu, je décidai de répondre :
- C'est toi que je désire.
Il roulla des yeux et se mit la tête entre les mains. J'explosai de rire et m'empressai de rajouter :
- Je plaisante, même si ça n'est pas totalement faux. J'accepte. Il m'avait clairement dit qu'il avait besoin de moi. Vénus avait raison! Grâce à lui j'arriverai à mes fins moi aussi. Il m'avait aussi bien fait comprendre que j'étais un élément important dans la création de son équipage, j'imaginai donc l'étendu du pouvoir d'attraction que j'avais sur lui. Et ça me faisait donc un avantage. A la tombée de la nuit, nous arrivions donc dans un petit village qui paraissait lui un peu plus moderne et habité que ceux que nous avions pus visiter jusqu'à maintenant. Nous déposions le traîneau dans un relais et prenions une chambre à la nuit. Nous prîmes une douche chacun notre tour puis nous nous retrouvâmes dans la chambre légèrement vêtus...
- Au fait, merci... Merci pour tout. Me contentais-je de dire. Je m'allongeai ensuite dans le grand lit que nous allions partager. Il ne me répondait pas... Pourtant, je sentais qu'il était encore assis sur le bord du lit. Mais il ne daignait rien dire. Je versai une larme en repensant à tout ce que nous avions vécu... Soudain, il se pencha vers moi, attrapa mon menton d'une main ferme et me donna un baiser passionné et langoureux. Je m'endormais dans ses bras, encore à l'abri de tout.
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