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 Loki N. Sorrow - U.C

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Date d'inscription : 30/07/2011


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MessageSujet: Loki N. Sorrow - U.C   Lun 1 Aoû - 20:50


Sorrow N. Loki



Nom : Sorrow.

Prénoms : Loki NRogara.

Surnom : ... – Et Caetera.

Age : 24 Années.

Race : Un humain.

Lieu de Naissance :

But(s) et/ou Rêve(s) :

Camp et Grade : Pirate des Mers – Pirate.

Equipage/Tribu/Parti : Kantai no Kaizoku.

Armes/Capacités Spéciales : Prédispositions à la Couleur de l'Observation. ...

Dieu/Statut : Culte de Kannon | ??? .

"Je certifie avoir lu le règlement, l’accepter et assumer tout acte allant à son encontre..."

DESCRIPTION


J’ouvris lentement la porte donnant sur la rue. Même si cette ruelle était des plus obscures, on pouvait clairement distinguait ma longue crinière verdoyante. Je passais un temps minimum à l’entretenir et pourtant, en résultait cette magnifique chevelure qui tombait en cascade sur ma nuque. La lune, telle une tache blanchâtre au centre d’un voile d’encre, offrait ses plus beaux reflets d’argent. Doucement, je m’engageai dans le dédale de rues parsemées de réverbères à la lueur vacillante. C’était ce que j’aimais, la sobriété d’un quartier vétuste. Jamais je n’avais cherché à rentrer dans le cercle fermé d’une bourgeoisie condescendante. Certes, je ne manquais pas d’argent et, ici, pour la plupart des gens il endormait ma tête. Ils pensaient qu’il suffisait d’être pauvre pour être honnête. Mais, il n’y avais aucun moyen de changer cela, je porte dans mon sang la dignité et la simplicité.

Bref, je n’étais pas très apprécié mais qu’importe, les individus et leurs pensées m’importaient peu. On me qualifiait parfois de sociopathe et ce, même s’il en était tout autrement. Je ne suis pas de ceux qui attachent un quelconque intérêt à l’avis des autres. J’ai le mien et c’est amplement suffisant. Ce n’est pas comme si je ne pouvais respecter l’opinion d’autrui, c’est juste le fait qu’ils se permettent de juger. Aucun homme n’a le droit d’en juger un autre. La justice humaine est faillible et égoïste. Durant ma réflexion je croisais un homme de culte qui me lança un regard haineux. La religion et le gouvernement font également partie de cette même population avec laquelle je refuse tout lien social ou privé. Que reste-t-il des idéaux bafoués sous les salves drues de leur mitraille ? Puisque dans l’affrontement leurs loquaces prêcheurs sont cachés, à l’abri de la bataille.

En pensant à toute cette vermine - car oui, c’est le nom que je lui donne - je secouais vigoureusement la tête. La morsure insidieuse du froid commençait à se faire sentir tandis que je remontais la fermeture de ma veste. Ma peau, encore plus pâle qu’à l’accoutumé, était fraîche et rosée. Je n’avais à vrai dire rien à envier à tous les kékés dont la peau basanée attirait les jeunes filles. Le pigment de mon épiderme était clair comme au premier jour. Contrastant avec ma démarche nonchalante. J’étais un petit délinquant qui gagnait son argent illégalement pour tous ceux que je côtoyais. Mais je n’étais pas de ceux-là non plus. Je l’eus été autrefois, mais cette période était révolue. Désormais je n’étais plus le gamin borné qui fonçait tête baissée sans une once de réflexion. Je ne pouvais me le permettre.

J’obliquais à droite, puis à gauche, débouchant sur une ruelle encore plus ténébreuse que la précédente. Au fond de cette dernière, quelques sans abris avaient allumé un feu dans un vulgaire tonneau dévoré par la rouille. Ils jetèrent des regards furtifs dans ma direction, je vis alors leurs yeux emplis de mépris. Quant à moi, je ne leur réservais pas la moindre pitié. La pitié n’était pas dans mes cordes. En réalité, je ne pouvais éprouver que très peu de choses à l’égard de cette foule d’hypocrites. Et qu’ils n’osent pas dire que je n’ai aucun sentiment. J’ai beaucoup appris sur tous mes ressentis et je les conserve pour des personnes qui en valent la peine. Il était vrai que ces temps-ci, elles se faisaient rares. J’étais un bloc de glace, une statue au visage marmoréen dans lequel étaient sculpté des lèvres suaves et pulpeuses dans la tendresse et la volupté. On pouvait vraisemblablement jalouser les deux orifices dans lesquels mes globes de chair souvent striés de larmes avaient emprisonné l’océan. Cette mer profonde et intense avec laquelle j’étais si proche. Cette même mer, douce, agitée, déchaînée.

En m’accostant, ils firent une erreur. Critiquant ma façon d’être, je ne leur répondis que par dédain. Continuant ma route sans m’en retourner, ma marche fut bientôt interrompue par les beuglantes qui m’étaient adressées. Ma tête pivota, mes fins sourcils se froncèrent. Ils commençaient à me les briser menu. Je fis un demi-tour sec et m’approchais d’eux. Mes pas à intervalles réguliers retentissaient dans la ruelle pour se perdre dans les méandres du ciel. Arrivé nez à nez avec l’un d’entre eux, je le pris par le colback et le frappais frénétiquement de mon poing fermé si bien que mes fringues étaient à présent maculés de sang. Les vêtements que je portais étaient classiques, non pas qu'ils étaient banals mais bien d'une époque plus ancienne, j'aimais énormément arborer de frivoles accoutrements pour qu'on porte l'oeil sur ma personne. Il n’empêche que maintenant qu’ils étaient tachés de sang, je ne pouvais plus les garder. Enivré par la colère qu’avait provoqué la situation, je pris le second et lui décrocha la mâchoire d’un coup de pied magistral. Le dernier, plus réfléchi prit la fuite avant que je ne puisse lui régler son compte. Encore une fois, la rage avait pris le dessus. Cela m’arrivait de moins en moins souvent. Mais même si j’aimais prendre soin de ma personne et être propre sur moi, je savais que l’inconscience dont je pouvais faire preuve durant ce genre d’incidents n’était pas anodine.

Mon corps était souple et fin. Les muscles y étaient saillants ce qui me permettait de manier mon enveloppe charnelle à ma guise. Ainsi, j’avais appris à allier technique personnelle à l’art du corps à corps pour lequel j’étais naturellement doué. Toutefois ce n’était pas une raison d’en abuser. Quand je repensais au dernier des trois clodos, je ne pouvais m’empêcher de le mépriser. Bien qu’il ait eut un minimum de jugeote en s’enfuyant, quelle raclure, laisser ses potes dans un tel état. Voilà quelque chose que je ne me permettrais pas. Aussi n’aurais-je pas pris mon courage à deux mains pour affronter celui qui les avait mis dans ce pétrin – de plus, le pétrin, c’est eux qui l’avaient provoqué - ? Une loyauté sans failles, c’est ce que je promets à tout allié et ce, au péril de ma vie. Voilà de quoi faire taire les langues fourchues qui bavent sur ma connaissance du respect et de toute autre émotion.

Après le peu d’exercice que je venais d’effectuer grâce à ces gentils clochards, je me dirigeais vers la plage. C’était l’endroit où je me sentais le mieux. J’avais ôté mes chaussures et je m’approchais de l’eau. Je m’assis sur le sable fin passant ma main dessus. Le toucher de l’étendue sablonneuse était comme une caresse sur ma peau. J’avais emmené une bouteille de whisky et un paquet de cigarettes. Il me fallait bien ça pour passer une bonne petite soirée. Vous allez dire que je suis un toxicomane mais si on regarde la vie comme il faut, il y a tant de choses matérielles dont on ne peut se passer et c’est là même le sens de l’addiction. Je répondrais donc que la société elle-même est addict même si, dans mon cas, il s'agit d'une manie pour les addictions toxiques. Enfilant la clope dans la bouche, je l’allumais et inspirais un bon coup avant de recracher des cercles opaques. Ah, c’était le paradis. J’ouvris la bouteille, bus quelques gorgées et sentis le liquide enflammer mon œsophage. Puis, je me couchais entièrement sur le sable en écoutant la mélodie de la houle océane.

Dans ce monde, il y a tant de plaisirs dont je ne peux me passer que le simple fait d’y penser me donne des frissons. Les femmes en sont un autre exemple mais je crois que ce petit défaut est commun à tout homme qui se respecte puisque l’homme en soi et friand de plaisirs charnels. Pendant cet instant, je me souvins de la fille que j’avais emballée la veille. Elle était charmante et belle comme toutes mes soupirantes. Effectivement, je n’avais pas vraiment de difficulté à attirer les demoiselles dans mon plumard. Mon physique leur plaisait et je dois avouer que le cache posé sur mon œil gauche me donnait un aspect plutôt viril. En outre, une fois plongés dans les draps blancs, aucune d'entre elles ne s'en était jamais plainte. Ah oui, comment j’me suis fais c’truc à l’œil ? Pas envie d’en parler, j’vous raconterais plus tard, quand le cœur m’en dira.

Pourquoi je vous parle de tout ça moi ? Bon, baste, continuons, j’me suis appuyé sur mes coudes et j’ai observé la mer, le reflet de la lune dedans, j’ai scruté un horizon vide d’images et de sens. Et j’ai soupiré. Pourquoi ? Parce qu’il y a quelques temps de ça j’ai fais la plus grosse erreur de ma vie. J’ai bouffé ce fruit immonde, il avait un goût entre le tissu délavé et la soupe du plus mauvais restaurant du quartier. Mais le pire, c’est que j’ai appris par la suite qu’il s’agissait d’un fruit du démon ; le Kuki Kuki no mi, un fruit permettant à son possesseur de contrôler l’air, vous m’direz, c’est plutôt cool mais le problème c’est que ce truc m’a privé de tout contact avec la mer. C’est la raison pour laquelle je n’utilise que très peu les pouvoirs que me confèrent cette abomination. Non mais quelle plaie ! Je devais être affamé pour manger un pareil aliment. Avec le temps j’me suis dis que c’était le destin qui avait décidé de notre séparation. La mer était mon amante et elle a aujourd’hui divorcé. Cela n’atténue en rien mon incommensurable frustration mais il faut bien se faire une raison. Alors, le soir je venais ici et je contemplais ma désirée telle un Adam déchu à cause d’un simple fruit.

J'étais seul, sur cette plage comme dans la vie. Les amis que je portais dans mon coeur avaient disparus. Mon comportement avec eux avaient toujours été une préoccupation pour moi-même. J'étais plutôt excentrique avec les gens que je connaissais. Toujours chercher les noises, c'était vraiment hilarant de voir la face déconfite d'un ami humilié. Ils étaient partis. Ce n'était peut-être pas de si bon compères après tous. Quand vos compagnons vous disent que votre façon de manger les dégoûtent c'est qu'il ne sont pas capables de vous comprendre. Je dois avouer que j'étais un homme vorace et goulu. Les bonnes manières à table n'étaient sans doute pas mon point fort mais je me rattrapais aisément lorsqu'il s'agissait de mon humeur festive. Sinon n'aimait-il pas ma façon de faire la fête non plus ? Assurément, j'étais voué à la solitude mais ça ne durerait pas. Tout du moins, je l'espérais.

Difficilement, je me relevais une fois ma bouteille et mon paquet finis. Je tournais le dos à l’océan et je rentrais, titubant. Je sentais déjà que le lendemain allait être rude et que ça allait me piquer le crâne.

HISTOIRE


Cette biographie est à faire le plus soigneusement possible, incluant un minimum de 50 lignes, elle est l'élément le plus important de votre présentation.


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