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 [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line

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MessageSujet: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Mer 10 Aoû - 19:20

Le zeppelin du Baroque Works, de Mister Zero plus précisément, faisait route vers Reverse mountain. Ils y arriveraient dans longtemps aussi j'avais décidé de rester dans ma chambre au calme. Seulement, c'était un peu trop calme. Je m'ennuyais depuis un petit moment déjà et je décidai donc de faire un tour dehors. Enfin si on pouvait appeler ça dehors puisqu'au final c'était toujours à l'intérieur du vaisseau. D'ailleurs, je trouvais le zeppelin plutôt impressionnant. Déjà de par sa taille, il était tout de même impressionnant quand on le voyait de l’extérieur, du moins c'est ce que j'ai ressenti. Mais quand on entre à l'intérieur c'est encore plus fascinant. Déjà, on pouvait sentir que le Nothern Lights, c'était le nom du zeppelin il me semblait, n'était pas vraiment vieux. Le plus beau dans ce vaisseau était bien sûr l'étage où il y avait les chambres luxueuses. Cet endroit m'avait déjà époustouflé la première fois et c'est bien à cause de ses décorations somptueuses.

Il y avait un endroit aussi qui l'avait particulièrement intéressé, pas à cause de sa beauté, mais plutôt à cause de ce qui s'y passait. C'était la salle des machines. Les hommes qui travaillaient là-bas étaient vraiment très concentrés dans leur boulot et c'était rassurant puisque c'était bien grâce à eux que l'on restait en l'air. Je ne pouvais pas trop m'y aventurer hélas car, je ne voulais pas risquer de disparaître comme lorsque j'étais allé dans le sauna. Voilà d'ailleurs un autre endroit intéressant, le sauna. Après un bon bain, rien de plus relaxant qu'un petit passage dans des box rempli de vapeur très chaude. Et là encore, une pièce déconseillée pour moi. On dit qu'avoir un logia des éléments est génial, mais ça donne tout de même un tas d'inconvénients.

Enfin bref, j'étais donc sorti de ma chambre pour mettre fin à mon ennui et ne savait pas vraiment où aller. Je n'avais pas besoin d'aller voir le chef puisque je n'avais rien à lui demander, je ne voulais surtout pas aller voir Rosalie, c'était une femme quand même il ne fallait pas rigoler non plus. Je pouvais aller voir quelques hommes et discuter avec eux seulement ça ne m'intéressait pas non plus. Je réfléchis encore un peu et décidai de me rendre à la bibliothèque du Nothern Lights. Elle se situait dans la zone de luxe donc pas loin de moi. J'y entrai et regarda quelques noms de livres. Finalement j'en pris un, c'était un roman. Je n'avais pas envie de lire des livres qui racontaient l’histoire de ci ou bien ça pour le moment, je voulait juste me détendre.

L'histoire racontait l'aventure d'un jeune héros qui découvrait au fur et à mesure les secrets du monde. Je rigolai intérieurement en m'imaginant que tout ce qui était dit se révèle exact un jour alors que ce n'était que du pur hasard. Des pas se firent entendre et je levai les yeux pour voir ce que cela pouvait bien être. Ce n'était rien d'autre que les énormes pattes d'Irmin qu'on entendait au loin, il marchait donc près de la bibliothèque. La porte s'ouvrit laissant apparaître Mister Zero accompagné de l'ours géant qui entra tant bien que mal. Ce pouvait être une mauvaise idée de faire rentrer cette animal géant dans la bibliothèque, mais personne ne pouvait l'en empêcher non plus. Je me demandai ce qu'il faisait ici, peut-être voulait-il lire. Je repris donc ma lecture oubliant totalement le monde extérieur. Je ne voyais donc pas que le chef s'avançait vers moi et je ne l'entendis pas parler non plus. Lorsque je lisais il était quasiment impossible de me faire sortir de mon livre.
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Mer 10 Aoû - 23:43

Nous faisions désormais route vers Grand Line, et nous nous apprêtions à passer le fameux point de passage de Red Line : Reverse Mountains. Le voyage se déroulait lentement, le zeppelin était à sa vitesse de croisière. Je m'ennuyais à bord et Irmin désespérait de revoir la neige, même s'il demeurait toujours inexpressif, il n'hésitait pas à être cynique concernant la platitude du trajet. J'entrais dans la bibliothèque suivi par ce-dernier tout en parlant :
- ...mais nous ne pouvons pas faire autrement. Si nous aterrissons, c'est pour refaire le plein de combustibles et de nourriture, et ça ne sera sûrement pas sur une île hivernale ou dans un endroit sauvage. Pour l'instant, tu devrais te contenter des fenêtres sans trop te pencher, ton corps massif pourrait te faire basculer.
L'ours grommela sans valider ou renier mes paroles, simplement pour montrer qu'il écoutait mais sans donner son avis. Tenshi était en train de lire un livre et visiblement il ne servait à rien de lui parler. Je lui demandais ce qu'il comptait faire pour occuper le temps, mais il ne me répondit pas, il m'ignora même totalement. Un Garde Sibérien entra dans la pièce. Les Gardes Sibériens étaient réputés comme étant les guerriers les mieux entrainés et les plus féroces, mais aussi les plus loyaux de North Blue. Ils venaient pour la plupart d'un archipel d'îles de population slave et avaient le combat dans le sang, cependant ils croyaient en une religion totalement différente de la Palatinique, ils croyaient en une multitude de dieux. On les surnommait parfois Scandinaves, mot donné par les Peuples Germains qui souvent avaient tenté d'envahir leurs pays, mais sans succès. L'étymologie du mot viendrait de Skathin signifiant "danger" et d’Awjo signifiant "île". En bref ces soldats n'étaient pas des chiffes molles et c'était pour cette raison que je les avais recrutés, mais les embaucher m'avait coûté une somme astronomique. Peu d'entre eux parlaient français, mais ils apprenaient vite et comprenaient au moins les ordres stratégiques.

L'homme qui se présenta à nous s’appelait Tokidd Hiokürson, il était Général de Brigade sur le navire et se défendait très bien à l'escrime, comme j'avais pu le voir lors du dernier combat. Il me salua ainsi que sa Royauté l'Ours - que tous les scandinaves vénéraient, soit dit en passant, comme un Dieu - et je lui fis signe d'approcher. Il annonça enfin avec son accent des neiges :
- Général Byrnison, nous avons une grave et horrible nouvelle. Regardez pas vous-même, sur cette page ! Et avec ces quelques mots aux intonations montagneuses, il me tendit un journal.
Mister Two leva les yeux de son livre quand il entendit le soldat prononcer mon nom. Il était vrai que dans l'organisation il était interdit de prononcer le nom des agents ainsi, et surtout pas celui du Leader, mais sur le navire c'était différent, totalement différent. Le journal était régulièrement desservi par des goélands voyageurs radins qui vous agressaient si vous ne donniez pas la pièce, vulgaire prix d'achat de ces nouvelles qui valaient un prix d'or. Bien que souvent le Gouvernement avait tenté de stopper ces transmetteurs de flux d'informations classées secrètes, les journalistes et leur base demeuraient encore plus secrets et cachés que le Baroque Works, et il semblait bien que jamais ils n'avaient réussi à attraper un seul de ces furets à la recherche d'actualités. Sur la page noire et blanche, en lettres capitales d'imprimeries, grasses et obscures il était écrit en toutes lettres : "L'une des bases du Baroque Works dévoilée et détruite sur Yuki". Mes yeux s'ouvrirent comme des soucoupes alors qu'ils se promenaient sur la police qui faisait des ratés ça et là à cause du journal imprimé et trop fraichement empaqueté. Le Général de Brigade Hiokürson se retira en fermant la porte derrière lui dès qu'il vit mon expression.

"Cela faisait plusieurs jours que les soldats de la Marine avaient les yeux rivés sur cet endroit suspect ; hier ils sont définitivement intervenus sous terre et ont démasqué toute une ville dans les souterrains obscurs. Chikagai est le nom donné à cette base du Baroque Works. Après un combat acharné et des pertes importantes des deux côtés, la Marine a finalement triomphé et fait un millier de prisonniers qui seront envoyés en incarcération ou exécutés selon leurs méfaits. Plusieurs centaines des agents présents avant l'opération ont pu s'enfuir à l'aide de gigantesques ballons armés ou de sous-marins, et l'un des zeppelins a pu être descendu, permettant aux trois autres de s'enfuir. Les pertes sont lourdes pour le Baroque Works, mais ce dernier ne va sûrement pas laisser passer cette occasion de se venger. Une nouvelle guerre se prépare, restez prudents et n'oubliez pas de lire nos journaux !", j'étais sous le choc, mais déjà mon cerveau me donnait différentes idées à mettre en œuvre. Tenshi me regardait avec un regard interrogateur, et c'est furieusement que je lui envoyais le journal dans la figure. Il ne fit aucune remarque et se mit à lire ce-dernier, et une goutte d'eau perla hors d'une de ses narines pendant qu'il découvrait l'événement. Je fulminais, j’irradiais de colère et Irmin fut presque obligé d'intervenir car j'aurais pu détruire la petite bibliothèque.
- Le mieux que l'on puisse faire pour l'instant c'est de se regrouper. Entre en contact avec les trois autres zeppelins - cela doit sûrement être possible - et rendons nous sur Grand Line, trouvons un endroit où frapper pour notre vengeance.
Les grognements dans la voix de l'Ours me calmaient lentement, et jamais je n'avais eu un ami plus précieux que lui à mes côtés, ses conseils étaient plus utiles que jamais. Les Animaux Divins étaient des seigneurs parmi les sages, et ça n'était pas réellement leur puissance qui faisait leur force, mais plutôt leur quotient intellectuel.

Tenshi intervint à son tour pour valider les paroles de l'Ours qui hocha la tête comme pour dire : "Voilà la bonne solution".
- Tenshi, comme tu devrais le savoir tu es passé Deputy par le nom de code qui te désigne Mister Two. J'ai besoin de toi comme relai pour mes ordres : va voir le standardiste et dis-lui d'utiliser le Den Den Mushi d'urgence pour contacter les trois autres Zeppelins qui devraient également en posséder un, puisqu'ils ont été faits sur le même modèle. Une fois les Den Den Mushi connectés entre eux, apporte moi-le pour que je puisse voir l'état de la situation. Je veux ensuite que tu informes les troupes de ce qu'il s'est passé et de la période de trouble dans laquelle nous entrons. Enfin, il faut savoir que nous partons sur Grand Line et que là-bas les personnes qu'y s'y trouvent n'ont plus rien d'enfants de cœur, et qu'une guerre se prépare. La Marine l'a cherchée, elle l'a trouvée.
Le stress était intense et rarement dans ma vie je n'avais autant perdu mon sang froid. J'étais électrique, je bougeais dans tous les sens, agrippais un livre puis le rangeais directement dans la bibliothèque. Irmin me regardait, assis sur son postérieur, courbé pour ne pas se cogner contre le plafond. Je tournais en rond.
- Retournons à nos appartements, Iorek.
Nous fîmes ce qu'il conseilla sur le champs, dans les étroits couloirs l'équipage s'activait comme s'il avait compris que quelque chose de grave venait de se passer. Enfin arrivés dans la chambre, un escargo-phone sonna : celui de ma manche. Je décrochais l'étrange appareil :
- Ici Mister Zero, à qui ai-je l'honneur ?
- Bonjour Mister Zero, ici Miss Midnight, puis-je vous parler un instant ?
Mon sang se glaça, c'était elle. C'était... celle avec qui je partageais mon poste de Leader du Baroque Works. Que me voulait-elle ?

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Jeu 11 Aoû - 17:17

J'étais passioné par mon livre, c'était le moment fatidique de l'histoire en fait. Le héros devait choisir entre sauver les personnes qu'il aimait ou sauver la quasi-totalité du monde. Enfin avec l'ensemble du livre, ça donnait beaucoup de suspens. Seulement, au moment où mes yeux se posèrent sur la ligne de sa réponse, j'entendis un mot des plus intéressant. "Byrnison". Ce devait sûrement être le nom de Mister Zero. Ce seul mot m'avait fait sortir de mon bouquin. Grâce à ce seul nom, je pourrais peut-être faire quelques recherches sur cet homme, après tout les recherches c'était mon domaine.

Le général qui avait dit ce mot donna un journal au chef pour le prévenir de quelque chose. A la vue du regard qu'avait Mister Zero, je me dis que ce n'était pas des bonnes nouvelles, loin de là même. L'homme vit mon regard qui se faisait interrogateur puisqu'il m'envoya le journal en pleine tête. Je le pris sans faire de remarque et je cherchai ce qui pouvait bien l'énerver. Je trouvai vite le document parlant d'une base du Baroque Works détruite et fut alors surpris. Irmin intervint comme pour calmer le chef et je ne pus qu'aquiescer à ses dires qui se révélaient exacts.

-Irmin a raison, ça ne servirait à rien de se presser et de les attaquer directement.

L'ours géant hocha de la tête alors que je ne faisais qu'appuyer ses dires. Byrnison se mettait ensuite à parler, à me donner les ordres. J'obéis alors en partant de suite voir le standardiste. Une fois arrivé, je lui dit de se connecter aux trois autres vaisseaux, ce qu'il fit sans attendre. La liaison se fit facilement pour deux d'entre eux, mais le troisième avait plus de mal. J'espérai alors qu'il ne leur soit rien arrivé puis la liaison se fit. Nous avions dû mettre un quart d'heures environ pour tous les avoir. Je retournai alors voir Mister Zero pour lui amener le Den Den Mushi. J'arrivai dans son bureau et il semblait perplexe, je n'y fis pas attention et lui donna l'appareil avant de repartir prévenir les troupes.

-Ecoutez bien, une des bases du Baroque Works nommée Chikagai et qui se trouvait sur Yuki a été détruite suite à une confrontation avec la marine. Heureusement, trois vaisseaux ont réussi à s'échapper contenant plusieurs agents. Nous nous préparons donc à contre-attaquer en masse une fois que nous serons sur Grand Line. Nous allons faire la guerre contre ces chiens du Gouvernement et nous les vaincrons !

J'avai dit tout ça à l'aide d'hauts-parleurs. J'avais essayé de leur donner du courage parce qu'apprendre la destruction d'une de nos base faisait quand même un drôle d'effet. Je semblai par ailleurs avoir réussi mon discours puisque la plupart étaient prêts à se venger. Je me dis que peut-être les chefs du Baroque Works feraient leur discoursp lus tard, histoire de motiver tout le monde. Je retournai vers les appartements de Mister Zero et alla à sa rencontre.

-J'ai fait ce que vous m'aviez demandé.

Je me sentais un peu comme un chien chien qui obéit à son maître, mais je me dis plutôt que le chef avait eu besoin de moi et que c'était mon rôle de l'aider. Si obéir à ses ordres me gênais, je n'avais certainement pas ma place au sein de cette organisation. Je repensai ensuite à Grand Line? Je me rapprochai peu à peu de mon rêve et je ne craignais pas de rencontrer ceux qui étaient là-bas, rien ne pouvait se mettre en travers de mon but.
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Ven 12 Aoû - 1:16

La conversation se termina entre moi et Miss Midnight. Pour résumer, elle m'apporterait toute l'aide nécessaire pour une mission d'une grande importance, bien plus importante que de venger Yuki. Il s'agissait en réalité d'atteindre le nouveau monde et d'établir premièrement un gouvernement sous l'effigie du Baroque Works là-bas, puis de contaminer les autres mers peu à peu. Mais il fallait patienter, avait-elle dit, car nous n'étions pas prêts d'y arriver à Red Line, et il faudrait déjà que nous soyons sur Grand Line pour pouvoir prévoir quelque chose. Si déjà j'étais dans un état différent avant le coup de fil, après j'étais demeuré pensif, figé. Je venais d'entrer en contact avec ma compagne à qui j'en voulais tant, cette femme avec qui je partageais le pouvoir, et elle m'avait parlé si facilement, si naturellement, et rien qu'au ton de sa voix on la devinait comme une personne bienveillante. Ainsi, elle m'accordait le droit de faire appel à ses troupes d'élite qu'elle commanderait elle-même une fois arrivé à l'Archipel Shabondy, pour former une armée unie, car "l'union fait la force" avait-elle décrété. J'étais estomaqué et totalement passif à l'environnement extérieur, je n'avais même pas fait attention à Mister Two qui était rentré dans le bureau. Celui-ci toussa et m'arracha de ma léthargie en m'apportant le Den Den Mushi relié aux trois autres zeppelins. Au bout du fil, les trois commandants de bord se disputaient. Je pris un ton sévère :
- Ici Mister Zero, Leader du Baroque Works. J'ai eu vent des derniers événements et je voudrais savoir plusieurs choses premièrement, identifiez-vous puis répondez moi : quels sont nos effectifs ? y a-t-il des rescapés en dehors des zeppelins et si oui où ? quand pourrez-vous rejoindre le vaisseau mère si vous voulez à votre vitesse maximum ?
Aussitôt un homme plutôt jeune répondit, alors que les deux autres allaient à leur tour parler, mais s'arrêtèrent en se rappelant ce que je venais de dire.
- Ici Mister Five, Upper Agent et Commandant du Saturday Night. Nous nous situons, avec les deux autres zeppelins, à trois jours de votre destination, mais nous pouvons y parvenir d'ici deux jours en mettant les turbos. Nous comptons cinquante hommes à notre bord. Beaucoup de la population de Chikagai a réussi à s'enfuir par différents tunnels souterrains et à atteindre les ports pour partir vers différentes destinations, mais une grande partie a été tuée lors de la bataille ou faite prisonnière. Nous comptons à notre bord les deux forgerons jumeaux, trois physiciens et quelques personnes de hautes postures.
Un autre homme, beaucoup plus vieux, prit la parole et tint le même genre de discours, il se présentait sous le pseudonyme de Mister Twelve et était le commandant du Blue Dragonfly. Enfin le troisième commandant prit la parole, hors il se trouvait que c'était une femme cette fois-ci. Elle semblait plus fine et intelligente que les deux autres hommes, même si son grade était plus bas, et elle donna masse d'informations plus utiles.
- Ici Miss Easter Officer Agent à bord du Worrying, nous nous situons actuellement près de l'île d'Archadia, nous serons effectivement là dans deux jours si nous avançons à vive allure. Les trois zeppelins volent côte à côte et nous n'avons pas encore rencontré d'ennemis dans les cieux. Nous volons actuellement à une altitude de cinq mille mètres et ne rencontrons aucune turbulence. Nous attendons vos ordres.
- Nous maintenons notre allure qui n'égale pas la votre, puisque vos vaisseaux sont plus légers. Nous continuons notre trajet vers Grand Line, notre point de rendez-vous sera à l'île de Micqueot. Restez prudents et n'hésitez pas à nous contacter.
Les trois commandants approuvèrent et raccrochèrent presque simultanément. Une migraine naissait dans mon crâne, et en s'accentuant elle m'obligea à m'allonger sur le lit.

Tenshi était toujours dans la pièce. Il attendait des ordres malgré lui, puisque visiblement il ne savait pas quoi faire. Petit à petit tout rentra dans la normale, sauf ma migraine qui s'accentuait à chaque fois que je pensais à la ville souterraine dans laquelle j'avais grandi, et qui jusque là avait réussi à demeurer secrète. Etais-je digne d'être Leader, moi qui n'avait pu conserver ce secret ? L'Ours en voyant mon état s'adressa au jeune homme :
- Retourne à tes préoccupations petit homme, mon maître n'a plus de mission à te donner. Et à ces mots Tenshi se retourna, mais alors qu'il prenait la porte Irmin l'interpella une dernière fois : N'es-tu pas le premier surpris d'attendre des ordres alors que jadis tu n'aurais jamais supporté être soumis. C'est ça la loyauté, et en compagnie d'autres personnes tu apprendras bon nombre de choses. Tu as tort de rester distant du sexe opposé, celui-ci pourrait t'apporter plus de savoir que tu ne le penses.
L'homme regardait l'ours avec des yeux ronds comme des billes, puis il s'adressa à moi, me demandant s'il lisait dans les pensées des gens. Je répondais :
- Non bien sûr, simple déduction logique. Tu peux t'en aller, merci. Accompagnant mes mots à un geste de la main.
La porte claqua derrière Tenshi pour se rouvrir à peine une minute plus tard. Ca n'était pas Tokidd Hiokürson cette fois-ci, mais une personne que je n'avais pas vue aujourd'hui et que mon coeur ne cessait de réclamer quand il était en manque d'elle. Rosalie étira un large sourire en me voyant sur le lit, et je ne pus m'empêcher de naïvement de lui rendre la pareille. La migraine se dissipa peu à peu pour laisser place à de la satisfaction, ce qui me permit de me redresser pour m'assoir sur le bord du lit avec elle. Irmin nous regardait de ses deux perles obscures qui ne témoignaient aucun sentiment. Rosalie se retourna en le fixant longuement, puis il détourna enfin son regard pour nous laisser dans notre intimité. Il ronchonna :
- De toute manière, les ébats sentimentaux des humains ne m'intéressent guère, je les connais sur le bout des doigts. Vous avez l'air de faire dans le cul-cul-nian-nian vous deux, non ? Et il siffla entre ses dents.
D'un côté il n'avait pas totalement faux, nous étions le stéréotype d'un couple d'amoureux et je ne pouvais encourager Rosalie qui fulminait de rage à se faire dévorer en tentant d'affronter l'ours.
- Cul-cul-nian-nian ? Surveilles tes mots, pachyderme puant.
Irmin rétorqua, comme si ce conflit l'amusait :
- Au moins je n'ai pas honte de mon odeur naturelle et je ne renie pas mes origines sauvages, au contraire des humains qui, pour les plus propres prennent des bains plusieurs fois par jour. Me baigner dans une rivière où court l'eau glacée trois fois par an me suffit amplement.
- Je ne vois pas pourquoi je discute avec un animal pathétique qui hiberne des semaines du...
L'ours la coupa net :
- Les ours blancs n'hivernent pas.
Visiblement vexée, la jolie blonde me regarda un bon bout de temps en attendant que je réplique, mais je ne voyais pas quoi dire puisque Irmin avait raison, comme d'habitude. Elle me gifla et sortit de la chambre en claquant la porte.

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Le chef ne semblait pas vraiment dans son état, je me demandais ce qui avait bien pu se passer puis Irmin parla à sa place. Je me dirigeai alors vers la porte lorsque l'animal divin releva un point que j'avais moi-même constaté. Seulement, comment pouvit-il savoir ce à qui je pensais ? Je me retournai vers Mister Zero pour avoir une quelconque réponse qu'il me donna. Je partis ensuie en fermant la porte après moi. Qu'allais-je bien pouvoir faire maintenant ? Je pouvais retourner lire mon livre seulement tout ce qui était arrivé m'avait coupé de mon histoire et j'aurais du mal à m'y remettre. Enfin, j'étais tout de même allé là-bas pour m'occuper au départ. Finalement, mon ventre me donna la direction à suivre par un petit gargouillement.

Je me rendis donc à la cafétéria qui était vide, sans doute à cause de l'heure qu'il était. Je demandai au cuisinier de me faire quelque chose de pas trop compliqué après tout eux aussi avaient le droit de se reposer. Je pris le gâteau qu'ils m'avaient fait et m'installa à une table seul. Je mangeai mon gâteau sans me presser, à vrai dire la destruction de la base m'avait affecté oui, mais moins que la plupart de ceux qui étaient présents ici. La simple raison était qu'il n'était entré que récemment au sein du Baroque Works.

Pendant que je finissait mon gâteau, je repensai à ce que l'ours géant m'avait dit : "Tu as tort de rester distant du sexe opposé, celui-ci pourrait t'apporter plus de savoir que tu ne le penses." Peut-être qu'Irmin avait raison, après tout il avait un immense savoir. Mais ça ne changeait rien pour moi, éprouver de la haine avers les femmes faisait parti de moi, c'était quelque chose que je ne pouvais pas changer. Je secouai ma tête pour arrêter de penser et remarquai que mon assiette était vide. Je ramenai donc la petite assiette au cusiniers puis quitta la cafétéria.

Je pris finalement le chemin de ma chambre puisque je n'avais désormais plus rien à faire et je décidai finalement d'aller autre part. Je pris un bain qui me relaxa et me fit oublier de ce à quoi je pensais puis j'entrai dans un sauna où j'avais pris la peine de ne pas laisser une température trop haute. Je restai un petit moment là-dedans, me rappelant mon arrivée et ma rencontre avec Mister Zero et sa compagne, bien qu'ils semblaient ne pas vouloir le montrer. Je sortis finalement avec une simple serviette autour de ma taille et enfilai mes vêtements avant de partir vers ma chambre cette fois. J'aurais pu y aller en serviette, mais je détestais montrer mon corps à vrai dire, j'étais pudique oui.

-Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire maintenant ?

Je me parlais à vois haute, les gens autour aurait pu me prendre pour un fou, mais ça m'était bien égal à vrai dire. Je marchai dans les couloirs à cet instant etj e vis qu'en effet, certains m'avaient jeté un regard qui voulait tout dire. Je passais sans rien dire puis j'entrai dans ma chambre et m'allongeai sur mon lit. Je restai comme ça, un bras posé sur mes yeux et le corp entièrement allongé. Je sentis la fatigue qui arrivait soudainement, mais ne me laissa pas aller pour autant, ce n'était pas le moment. Je me relevai pour ne pas m'endormir et sortit une photo que personne n'avait jamais vu et que personne ne verrait jamais. Il y avait mon père et mon professeur dessus, les deux personnes que j'aimais le plus au monde. Je la regardai en me sentant très nostalgique. Un homme toqua à ma porte soudainement et me fit cacher ma photo.
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Ven 12 Aoû - 23:07

Le combat m'avait épuisée! J'avais les cheveux rêches, la peau rugueuse et maculée de sang... Il me fallait un bon bain chaud et moussant. Je me dirigeai donc vers mes appartements, me mis nue, et me blottis entre les pattes chaudes de Vénus et lui déballai tout ce que j'avais sur le coeur... Evidemment, comme à son habitude, elle se contenta d'un ronronnement, mais je savais qu'elle m'écoutait, et qu'elle me comprenait. Je lui donnai donc un baiser sur la truffe et allai le plonger dans mon bain. Je m'amusai d'abord avec les bulles et la mousse, mais finalement il était bien dans ma tête. Il était toujours ancré dans ma tête, ça faisait un moment que je ne l'avais pas vu; Iorek. Son visage était constamment dans mes pensées, et dès que je pensais à quelque chose, il était là avec moi. Je décidai donc de sortir de mon bain et d'aller le voir, il le fallait, mon coeur allait exploser! Mais quand pourrais-je trouver un moment pour le voir? Il était tout le temps pris à droite et à gauche, il n'avait plus de temps pour moi... Et je ne pense pas qu'il s'en rendait compte. S'il continuait comme ça, il allait me perdre! J'avais appris la nouvelle de Chikagai, et moi même j'en étais bouleversée. C'était vraiment dramatique, il fallait qu'on fasse quelque chose. Mais en ce moment, je n'avais pas trop d'utilité aux yeux de Iorek, Tenshi passait avant moi, et les jours passaient où je restais cloîtrée dans ma chambre. J'en avais marre. Un soir, je décidai que ça devait cesser. Je m'habillais et décidai d'aller voir Iorek directement dans sa chambre, qu'il le veuille ou non.

J'empruntai le couloir qui menait à sa chambre. Et à me grande surprise, je vis que Tenshi venait de sortir de sa chambre. Pourquoi était-il là?! Il se rapprochait dangereusement de Iorek, et je n'allais pas le laisser faire, après tout c'était MON Iorek! Personne n'avait le droit d'y toucher, même pas lui, même pas Irmin. Tenshi s'était éloigné, je pus donc rentrer dans la chambre de Iorek, je lui adressai un sourire, et m'assis à coté de lui en lui donnant un baiser sur la joue. Irmin était ici, et je sentais que je le dérangeais. Je lui jetai donc un regard qui voulait dire que je voulais être seule avec Iorek. Il se mis à marmonner quelque chose dans sa barbe, et c'est alors que je compris qu'il ne m'appréciait pas. Mais je n'en avais que faire des sentiments d'un ours... Bien que sa sagesse ne pouvait être contestée par aucun des membres ici-même. En une réflexion, il m'avait mise K.O! J'étais profondément vexée, je cherchais donc un peu de réconfort au près de Iorek que je surpris en train de pouffer. Je lui donnai donc une gifle et sortis de la chambre en claquant la porte. J'attendais un moment derrière la porte, pensant qu'il tenterait de se racheter, rien. Finalement, j'étais bien bête de penser que quelqu'un comme lui pouvait avoir des sentiments! Il ne me fréquentait que pour mon physique et mon pouvoir. Je détestais qu'on me prenne pour une cruche! J'allais changer les choses! S'il m'aimait, il devrait me le prouver! Et j'allais tout mettre en oeuvre pour le rendre jaloux au possible.

Je décidai donc de rendre visite à Tenshi. Je voulais savoir pourquoi il me détestait tant. Je me postai donc devant sa porte, et hésitai... Je devais toquer ou pas? Ce dilemme raisonna plusieurs fois dans ma tête... Que faire? Finalement, je décidai de toquer et une voix grave et sèche me somma de rentrer. J'ouvrai timidement la porte, je le vis assis sur son lit avec les mains dans son dos et les yeux grands ouverts. En effet, il ne devait pas s'attendre à ma venue. D'un coté, j'étais aussi bouleversée que lui. Jamais je n'aurais pensé être ici à un moment. Je m'approchai de lui et m'assis sur son lit et décidai d'être directe afin de ne pas trop m'attarder.
- Pourquoi est-ce que tu me déteste tant? Que t'ai-je fais? Il me dévisageait, il devait être vraiment surpris de ma frachise, j'essayais de lire en lui, je n'y parvins pas. Sans doute dans son enfance devait-il avoir eu un traumatisme avec sa mère ou une parente proche, seul le temps me le dirait. Je voyais qu'il cachait quelque chose dans son dos, un petit bout de papier à se que je pouvais voir... Comme il ne parlait pas, je décidai de lui prendre ce petit bout de papier afin de voir ce qu'il cachait. J'eus à peine le temps d’apercevoir deux silhouettes que d'un geste violent il m'attrapa le poignet de m'arracha la photo des mains
- Je t'interdis. Oses encore une fois et je te jure que je te tue. Et à ce moment là je savais qu'il ne plaisantait pas. Je me contentai donc de m'excuser platement et d'utiliser une de mes technique défensive - Mero Mero Tears - à laquelle personne ne pouvait résister. Lui se contenta de desserrer son étreinte et de détourner son regard. Je n'avais donc plus rien à faire ici... Je me levai et claquai à nouveau la porte derrière moi. Je restai un instant derrière la porte et me mis à pleurer à chaudes larmes. Bon sang! Mais qu'est ce que clochait chez moi? Ce soir tout allait mal, et je décidai donc de m'en remettre à la seule personne qui me comprenait vraiment, Vénus. Je rentrai dans ma chambre, me mis en chemise de nuit et me mis entre les pattes chaudes et rassurantes de mon amie. Je continuai de pleurer, et dans un dernier ronronnement, je m'endormis. Dans mes rêves, je voyais Iorek qui se moquait de moi, qui était avec plein de jolies femmes et qui me regardais avec un air qui veut dire que vous n'êtes qu'un jouet, un air qui vous dit que vous n'êtes rien et que vous pouvez disposer. Et d'un autre coté, un Iorek qui me prend dans ses bras et qui me dit qu'il n'y a que moi.

Le lendemain, je me levai de bonne humeur! Le ciel était bleu et l'air était frais à l'intérieur. Je me dirigeai vers la salle de bain, pris une douche, démêlai mes cheveux et entrepris de faire la chose la plus difficile qu'une femme puisse faire dans une journée: choisir ses vêtements. J'optai finalement pour une robe taillée baby doll rouge plutôt courte et avec un décolleté moyen. J'enfilai des chaussures à talons aiguilles noirs et m'ornai de quelques bijoux. Je me mis un peu d'huile de rose en guise de parfum et tout en donnant un baiser sur la truffe de Vénus, partis pour la cafétéria. Lorsque j'entrai dans la grande pièce, tous les regards se tournèrent vers moi, je pouvais sentir l'envie et le désir de tous les hommes présent et je voyais que Iorek, assis à sa table habituelle, voyait tous les hommes en train de me dévisager, imaginant des choses plus torrides les unes que les autres. Finalement, je pris un plateau et me dirigeai vers le chef qui, d'un large sourire me tendit mon assiette copieusement remplie de mets qui avaient l'air plus délicieux les uns que les autres. Je m'assis à coté du commandant de bord et celui-ci entreprit de me conter tous ce qu'il avait put voir d'extraordinaire au cours de sa carrière. Une quinzaine d'hommes était réunit autour de moi et du commandant, et je sentais bien que tous les regards étaient dirigés vers moi. En réalité, je me contrefichait de ce que pouvait bien avoir vu le commandant, et de temps en temps je rigolais à ce qui me paraissais être drôle. Mais ce qui me faisait vraiment plaisir, c'était de voir que Iorek était là, assit à sa table, et qu'il ne pouvait que regarder.


Dernière édition par Rosalie Hancock le Sam 13 Aoû - 0:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Sam 13 Aoû - 0:22

- Elle est belle, elle attise les regards, mais cette femelle est vraiment trop caractérielle. Ça n'est pas bon Iorek, si elle voulait elle te mènerait par le bout du nez. Si tu ne sers pas plus les dents, elle glissera du poison dans ta bouche un jour. Petit homme, ne reste pas si groggy devant elle, prends les rennes. A chaque mot sa gueule s'ouvrait légèrement et se refermait, et seuls les mouvements de ses babines noires pouvaient être aperçus.
J'étais allongé, dans mon lit, les mains derrière la tête et je contemplais le plafond en plancher laqué. Bien que ce que l'ours me disait était vrai, je ne pouvais m'empêcher de me demander si j'avais fait le bon choix plus tôt de ne pas défendre la pauvre femme, dont la sagesse n'équivalait pas celle de l'Animal Divin qui lui faisait face dans la dispute. La nuit passa, elle se révélait être plutôt mouvementée. Je me trouvais sur le château de la falaise, à Chikagai, et dans les rues des barricades avaient été placées. J'observais mes agents qui mouraient ou étaient faits prisonniers, les flammes qui léchaient les bâtiments et ceux-là même qui s'effondraient dans un nuage de poussière. Puis il y eut une gigantesque déflagration qui parcourra lentement, comme pour me laisser le temps de déguster ma mort devant ma fenêtre, la distance jusqu'au bâtiment de pierre accolé à la falaise. Je me réveillais en sueur juste avant que la flamme ne m'atteigne et pendant une dizaine de minutes mon cœur battait la chamade. Irmin s'était levé - chose rare - et me regardait du haut de ses mètres de hauteur, penchée au dessus du lit. Ses deux pupilles inexpressives me dévisageaient calmement, puis il cligna des yeux avant de se redresser. Il était toujours obligé de se courber quand il se mettait sur ses deux pattes, et la moitié de son corps rasait le plafond. Il aimait marcher sur ses deux membres postérieurs, mais il était bien obligé de se mettre à quatre pattes dans le zeppelin.

Comme chaque jour, la jeune femme faisait l'objet de tous les regards masculins sur les navires. Quoi que non, c'était devenu habituel et au fil des jours elle semblait moins intéressante. Mais aujourd'hui, elle fit exception en se revêtant d'un apparat très provocant, elle portait sur elle la séduction et je surpris un homme à baver alors que je passais à côté de lui pour prendre mon plateau-repas. La jeune femme s'était installée près du Commandant du vaisseau, et celui-ci aurait bien eu la langue pendue si il ne s'en servait pas pour parler sans discontinuer de ses aventures pathétiques et si peu intéressantes - étant donné que je les connaissais moi même. Il s'appelait Konor Grimson et il était anglophone à la base, si bien que son accent habillait ses mots français ridiculement, mais ce sentiment s'accoutumait bien à ses yeux brillants évoquant l'humour dans toute sa splendeur. Je le respectais car c'était un homme religieux, qui avait jadis eu, tout comme moi et Rosalie, une Monture Divine, un Renard Géant en particulier, qui avait rejoint le paradis il y a des dizaines d'années de cela lors d'un combat. Bien qu'il soit vieux et qu'il n'ait rien de bien sérieux, cet homme était un tireur d'élite hors pair et un bon officier. Quoiqu'il en soit, j'étais quelque peu gêné - et jaloux aussi, mais cela je le cachais plutôt bien - que l'un des passagers les plus importants de ce zeppelin - et par dessus tout la femme dont j'étais amoureux - se tape l'affiche en plein milieu de la cafétéria.
- Commandant Grimson, vous pouvez disposer merci. Je vais m'occuper de Miss Night expressément. Puis je dévisageais tous les hommes autour de nous et mon seul regard suffit à les faire retourner à leur occupation.
L'officier prit son plateau et s'installa avec d'autres gaillards de l'équipage, et un léger temps passa avant qu'il recommence à raconter ses histoires ou des blagues quelconques. Enfin, tout en baissant légèrement la voix je demandais à la jeune femme :
- Qu'est-ce qu'il te prend de te vêtir ainsi ? Ça va faire un mois que les hommes ici n'ont pas vu leur femme, et ton décolleté plongeant leur suffirait bien à... Sur ces mots mon regard fut irrésistiblement attiré vers cette même parcelle du vêtement et une microscopique goutte de sang perla en dehors de ma narine.
- Je n'ai pas l'intention d'attendre que monsieur me remarque pour m'utiliser comme un vulgaire objet. Tu oublies peut être que je suis l'une des héritières du trône de la Princesse-Serpent, Hebihime, et que je n'ai aucun ordre à recevoir des hommes comme toi qui profitent de leur charme pour changer les femmes en esclaves...
- Pourtant c'est ce que toi tu fais.
Elle ouvrit la bouche, puis la ferma aussitôt. Je venais de toucher une corde sensible, ainsi on pouvait la désigner à l'expression : faites ce que je dis et non pas ce que je fais. Je repensais aux dires d'Irmin, et celui-ci grogna à l'autre bout de la sale. Suite aux événements du premier diner qu'il avait tenu, on l'avait installé tout à l'autre bout de la salle-restaurant avec sa propre table et sa propre nourriture, et on avait limité ses rations à la moitié. Je levais le ton, ce qui eut pour effet de diriger tous les regards vers nous deux.
- Écoute-moi bien maintenant : il est impensable pour le Baroque Works que l'un de ses Leaders doive se trimballer une petite peste immature qui pique des crises et ne revête pas un vêtement décent quand l'occasion veut qu'il en soit ainsi. Je ne te force à rien, si tu veux tu ne suis pas mes ordres, mais pour moi c'est ainsi. J'ai un grand projet, et même maintenant il va nous falloir agir, bientôt nous serons à la tête d'une armée de plusieurs centaines d'autres hommes. Nous devons agir comme des adultes, nous inspirons la crainte et le respect, nous sommes à la tête de l'organisation qui remplacera l'Ordre Mondial. Je sais que je ne suis pas encore assez fort pour supporter ce titre, j'ai fait beaucoup d'erreur et j'ai compris que j'avais besoin d'autres personnes à mes côtés. J'ai besoin de toi, et j'ai besoin que tu perdes de ton égo, que tu deviennes plus sage, et non je ne veux plus subir tes caprices d'enfants. Tant que tu resteras comme tu es, je te laisserai à l'arrière dans les combats et je ne te confierai pas le commandement de quoi que ce soit. Toi, Tenshi, vous n'avez pas encore la carrure, et tant que vous ne corrigerez pas vos défauts les plus apparents, je ne sais si vous pourrez opérer sur ma flotte.
La jeune femme était transit sur sa chaise, blanche comme un linge et visiblement choquée. Je ne savais si elle allait être en colère contre moi, mais à présent cela m'était égal. Tous ceux qui avaient assisté à la scène me regardaient la mâchoire décrochée. J'avais terminé mon repas, je vidais les déchets dans la poubelle et rangeais le plateau, avant de retourner dans mes quartiers. Irmin m'emboita le pas tout en fixant la jeune femme à la mine déconfite qui récupérait des couleurs au fur et à mesure. Avant de passer le sas j'annonçais enfin :
- Rosalie, si tu veux me parler, je suis dans ma chambre. Si tu es calme, je t'accueillerai comme il se doit, mais si tu es énervée, ma porte demeurera fermée.

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Sam 13 Aoû - 1:06

J'étais choquée par ce qu'il venait d'annoncer. Il venait clairement de dire que j'étais la petite gamine capricieuse du bord et que si je ne changeais pas et que je ne ravalais pas ma fierté je pouvais partir. J'étais là assise sur ma chaise, personne ne parlait. Quelques minutes plus tard, le silence avait laissé place au chuchotements de tous. Que pensaient-ils de moi à présent? Trop d'émotions en moi, mes mains tremblaient et de la sueur coulait sur mon front. Mes yeux passèrent d'un bleu turquoise à un bleu foncé et dans un élan de colère, je me levai, et criai :
- SILEEEEEEEEEEEEEEEEENCE!! Tout autour de moi était pétrifié. Plus rien ne bougeait, cette pièce qui était d'habitude si joyeuse lorsqu'elle était remplie s'était maintenant changé en un horrible cimetière de statues vivantes. Mes larmes coulaient le long de mes joues, et j'avais alors compris que je n'étais qu'un vulgaire passe-temps pour Iorek. J'avais du mal à encaisser la réalité, mais en tout cas, pour moi elle était claire. Si je voulais rester, je devrais me montrer professionnelle et discrète. Il voulait mettre de la distance entre nous? Très bien, de la distance, il allait en avoir. Je sortis donc de la cafétéria sans me soucier des hommes qui étaient encore figés, d'ici quelques heures, ils reprendront leur état initial.

Je ne voulais pas le voir, et encore moins lui parler. Si j'avais pu, c'est lui que j'aurais changé en granite et que j'aurais détruit par la même occasion. Mais malheureusement, même si je savais très bien que je faisais le poids face à lui, il m'était impossible de faire du mal à l'homme que j'aimais par dessus tout. Je décidai donc d'aller dans ma chambre et de tout confier à Vénus. Des heures durant je lui parler de Iorek, de ce qu'il s'était passé dans la cafétéria et l'interrogeais sur ce que je devais faire, sans réponse. Peu à peu je me réfugiai dans la musique. J'avais appris à jouer quelques notes sur ma harpe, et j'avais découvert, que le pouvoir de la musique, mêlé au mien donnait un résultat plus que satisfaisant. Maintenant j'arrivais à blesser et à charmer avec les notes qui sortaient de ma harpe. Je me surpris à rigoler par la simple idée de voir le résultat d'un Requiem entendu par un homme. Aujourd'hui je n'avais rien à faire si ce n'était parler à Vénus ou jouer de la harpe... Je m'ennuyais, et par dessus tout, et c'est ce qui était le plus grave, c'est qu'après tout ça, j'aimais encore Iorek plus que je ne le haïssais.

Quelques heures étaient passées, et n'entendant toujours pas de mouvement dans les couloirs, je décidai d'aller voir ce qu'il en était à la cafétéria. J'enfilai la tenue que toute les femmes normalement gradées avaient: un tailleur noir avec des escarpins vernis noirs. Non, je ne voulais pas me rabaisser, je voulais juste devenir un femme quelconque aux yeux de Iorek, je voulais que tout sa se finisse. Je ne voulais plus d'une relation avec quelqu'un qui se contente de me rabaisser à longueur de journée, avec mon supérieur. Dorénavant, j'allais être un membre parmi tant d'autres. J'attachai mes cheveux en chignon, retirai tous mes bijoux et enlevai le peu de noir que je mettais sous mes yeux afin de faire ressortir mon regard. Maintenant j'étais sure que Iorek ne me remarquerait pas. Je descendais à la cafétéria, et lorsque j'arrivai au niveau du couloir qui y menait, je vis Iorek derrière la porte qu'il avait laissé ouverte. Je le voyais en train de contempler toutes les statues que j'avais crées sous l'emprise de la colère. Que pensait-il? Que comptait-il faire à mon sujet? J'eus un moment de panique, mais il ne dura que quelques instants. Le temps que je relève la tête et Iorek était en train de se retourner sans doute pour rejoindre ses appartements. Afin de me pas croiser sa route, je m'empressais de faire demi tour mais mes talons firent du bruit et lorsqu'il m’appela je fis mine de ne pas entendre et pressai le pas, finalement, il me rattrapa et saisit mon poignet. Je me retrouvai maintenant face à lui, au bord des larmes.



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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Sam 13 Aoû - 2:07

Je n'en revenais pas, elle avait changé toute la population de la cafétéria en pierre. L'idée même qu'elle aurait pu s'en prendre à l'équipage ne me serait jamais venue à l'esprit, mais elle l'avait fait. Des bruits de talons retentirent dans mon dos et j'eus tout juste le temps de voir sa silhouette fondre derrière l'escalier qui menait aux appartements. Je fondis sur elle, lui attrapant le poignet alors qu'elle allait rentrer dans sa chambre. Elle me regarda avec un regard mélangeant mépris, passion, pitié et tristesse, et elle avait peur de moi. Je ne pouvais supporter qu'elle ait ainsi peur de moi, comme si je pouvais la blesser ou même la tuer, c'était une peur qui m'humiliait, une peur qui me fit m'effondrer intérieurement. Le moment restait figé, je tenais son poignet et ses larmes continuaient à couler. Enfin, elle fit un pas vers moi et posa sa tête sur mon épaule. Je la réconfortais en lui disant que je l'aimais et en la serrant dans mes bras. La porte entrouverte laissait voir la quasi-intégralité de sa chambre. Là, on aurait dit qu'une tornade était passée et aurait tout dérangé, sauf la panthère qui était allongée sur le dos, les pattes en l'air et qui ne se réveillerait peut être jamais, à l'inverse d'Irmin. Ce-dernier était resté dans la chambre quand je lui avais dis que j'allais voir ce qu'il se passait à la cafétéria, car un officier était rentré en trombes pour me dire d'y aller.
- Là, là... tout ira bien, c'est bon... Pleure donc, ça fait du bien. Je suis là...
Et elle continuait à pleurer, ses larmes mouillaient mon costard noir au niveau de l'épaule. Elle n'en finissait plus, ses sanglots étaient toujours plus violents, et elle disait des choses incompréhensibles. Elle parlait de sa mère, elle parlait de sa loyauté, de son trône, de son île, de son Fruit du Démon, de ce que les hommes lui avaient fait subir, et elle répétait qu'elle ne voulait plus... Je ne sais alors si elle l'avait fait exprès, mais elle perdit l'équilibre tout à coup et je fus obligé de la redresser. Elle m'obligea à la prendre dans mes bras et à l'allonger sur son lit.
- Je veux te l'entendre dire, je veux savoir si tu m'aimes vraiment... Murmura-t-elle alors que je la posais sur sa couchette somptueuse. J'étais totalement plongé dans ses deux yeux bleus océan et son regard était troublé par les larmes qui l'envahissaient.
- Bien sûr que je t'aime. Il faut juste que tu comprennes que dans la situation actuelle, nous ne pouvons pas nous afficher ainsi.
Elle renifla bruyamment et je fus tenté de l'embrasser puisque la voir dans cet état me peinait tout autant, même si je n'en laissais rien paraitre. J'aurais bien voulu rester là, auprès d'elle, sur son lit, mais je dus me résoudre à rejoindre ma chambre car des réalités bien plus importantes attendaient que je m'en occupe.

Visiblement, les hommes qui avaient été figés dans la cafétéria ne l'avaient pas apprécié. Qu'importe l'autorité de la belle, des surnoms circulaient avec des regards malveillants quand les gens parlaient d'elle ou la croisaient. J'avais eu vent de différentes appellations comme "la pute du chef" ou encore "la sorcière" et "la traitresse". Dès que je prenais un homme sur le fait à dire ce genre de choses, celui-là pouvait s'assurer un sale quart d'heure, néanmoins je ne pouvais empêcher les rumeurs de circuler si bien que Rosalie ne quitta plus sa chambre, harcelée par la quasi-totalité du bateau. Seuls quelques officiers fidèles continuaient à être impartiaux et ne prenaient le parti de personne. Un jour, alors que je rentrais dans sa chambre pour lui apporter moi-même le déjeuner ainsi qu'une pille de paperasse qui demandait son aide, je trouvais la pièce vide. Je n'eus le déclic qu'au bout de deux minutes, car je vis que le lit était toujours défait et que la panthère géante avait été prudemment attachée. Rapidement je détachais cette dernière bien que ça n'était pas la première chose à laquelle je pensais : on avait enlevé Rosalie. Bien sûr, c'était un geste idiot puisqu'elle ne pouvait être ailleurs que sur le zeppelin, néanmoins j'avais pris un teint si pâle que je ne faisais qu'un avec ma chemise blanche. Je me mis à courir à travers le gigantesque appareil, je fouillais de fond en comble l'aéronef, mais ne la trouvais pas. Mon état mélangeait la rage et l'inquiétude, et je questionnais chaque personne que je voyais sans vraiment prendre compte de la réponse. Plusieurs officiers étaient eux-aussi maintenant à sa recherche, néanmoins je soupçonnais certains membres de l'équipage d'être dans le coup. J'arrivais maintenant dans les dortoirs quand j'entendis le cri d'une femme ou de Rosalie plus exactement. Je défonçais la porte en fer et vis ce qu'il se passait à l'intérieur : cinq hommes encerclaient ma bien-aimée qui se débattait tant bien que mal, ses vêtements étaient déchirés et elle était presque nue. Elle pleurait, elle criait, mais quand elle me vit entrer je pus lire la compassion dans ses yeux et le bonheur de me voir. Les cinq passagers étaient effrayés, certains semblaient avoir le pantalon baissé. La jeune femme fonça sur moi et se colla à moi, du sang perlait de sa chevelure blonde.
- Oh Iorek, si tu savais ce qu'ils étaient prêts à me faire. Si tu n'étais pas intervenu, peut être que... peut être que... Ils... ils étaient prêts à me violer, puis à me balancer par dessus bord. Tout le monde m'en veut... mais je ne sais pas pourquoi ! Iorek j'ai eu si peur...
Je vis qu'elle ne pouvait séparer ses bras qui étaient tenus par des menottes en Kairouseki. Les cinq homme affichaient des visages totalement mornes, comme s'ils savaient qu'ils allaient mourir.
- Rosa...
Je laissais tous mes sentiments de côté, car mon visage devint blême de fureur, et les traitres tremblaient, pleuraient à leur tour. Je pris le premier qui passait et enfonçait mon poing de terre dans son torse, au niveau de son cœur, puis le ressortais en lui laissant un trou béant. En me retournant, deux autres virent leur crâne explosé quand je les pressais l'un contre l'autre. Les trois derniers moururent asphyxiés alors que j'emprisonnais leurs têtes dans des prisons terreuses, mais je n'eus pas la patience d'attendre alors je compressais la terre pour les broyer. Rosalie recula jusqu'au mur du couloir juxtaposé, elle tentait tant bien que mal de dissimuler ses parties corporelles visibles. Je pris ma chemise ensanglantée et la posais sur elle, puis la pris dans mes bras en passant mon bras sous ses fesses, de sortes qu'elle ait les deux jambes entourant mon corps. Elle pleurait alors que je la ramenais jusqu'à sa chambre. Je fis couler un bain, la déshabillais comme elle était en état de choc et la déposais dans l'eau tiède. Je restais là, dans la petite pièce carrelée à lui parler, à lui dire que tout allait bien.

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Sam 13 Aoû - 3:24

Il m'avait raccompagné jusqu'à ma chambre, il m'avait dit qu'il m'aimait et ça, ça faisait toute la différence. Je me trouvais bête. Oui j'étais une gamine colérique et capricieuse. J'avais honte. Comment avais-je pus le séduire sachant que je n'étais qu'une petite pourrie gâtée qui ne pensait qu'à elle? Je fus tirée de mes pensées lorsque il me donna un baiser tendre mais bref, puis s'en retourna en fermant la porte derrière lui. Je confessai ma culpabilité à Vénus. Comme à son habitude, elle ne répondait pas, mais je sentais tout de même qu'elle tentait de me réconforter, ses ronronnements avaient pour effet de me calmer et de me redonner le sourire. Je décidai donc d'en rester là et après tout, il fallait que je me reprenne et tout irait pour le mieux. Au bout de quelques minutes, je décidai de sortir de ma chambre et de m'atteler au travail qui m'avait été confié. Je devais entre autre me charger de faire des inventaire d'armes et d'autre matériel à bord du vaisseaux. Au fur et à mesure que je passais dans les couloirs, je sentais que tous les regards étaient posés sur moi, puis j'entendis non loin de moi deux femmes parler: ... C'est la sorcière, c'est affreux ce qu'elle a fait aux hommes... Je n'en croyais pas mes oreilles! Tout le monde avait alors vraiment prit au sérieux la mésaventure de la cafétéria?! Par Cancer! Je n'étais pas la seule fautive la dedans... Mais sans doute avaient-ils trop peur du chef pour lui faire quelconque remarque... J'étais profondément touchée par ce que les gens pensaient de moi. Je décidai qu'à présent je ne sortirai plus de ma chambre! Et cela était loin d'être un caprice de fille mal élevée. J'en avais fais part à Iorek dans la neutralité la plus totale et il avait compris. Finalement, les jours où je restais dans ma chambre, des officiers loyaux m'apportaient de quoi manger et de quoi travailler.

Seulement ce soir là, ce n'étais pas un officier qui venait m'apporter mon dîner... J'étais tranquillement en train de remplir de la paperasse pour Iorek lorsque Vénus se mit à grogner et à souffler en direction de la porte. Au début je n'y prêtai pas vraiment attention, puis lorsque j'entendais des pas rapides derrière la porte sans que personne ne toque, je m'inquiétai alors. Je rangeai tous les papiers et demandai plusieurs fois à celui ou ceux qui étaient là de s'identifier. Sans aucune réponse. Je m'approchai alors de la porte et entrepris de l'ouvrir. Seulement, lorsque je tournai la poignée, la porte s'ouvrit brusquement et me frappa au visage, je perdis alors connaissance. Lorsque je me réveillai, j'étais dans ce qui semblait à première vue un dortoir. Ma vue était brouillée, je ne savais pas ce que je faisais là mais je ne tardai pas à le savoir. Cinq hommes s'approchèrent de moi et tous me tinrent un discours que j'arrivais à peine à suivre :
- Alors on est bien réveillée? Eh les gars! La sorcière est enfin réveillée! Alors ma jolie, on t'a enfin attrapé, ça fait un moment qu'on cherche l'occasion mais tu nous filais tout le temps entre les doigts, mais cette fois-ci, tu vas avoir ce que tu mérites! J'essayais de me débattre, j'avais même mordu l'un d'entre eux, il ne se passait rien, c'est comme si mes pouvoirs m'avaient abandonnés. C'est alors que je me rappelais de cette pierre dont Iorek m'avait parlé, cette pierre qui annule les fruits du démon. J'étais dans de beaux draps.
- Qu'est ce que vous me voulez? Dis-je alors d'une voix faible et tremblante. Soudain, l'un d'entre eux me fixa et se mit à rire au éclats, suivit de ses compagnons. Puis il s'approcha de moi et me saisis le visage:
- Nous? On a été chargé par la marine de s'infiltrer dans le Baroque Works afin de tuer ce cher capitaine Mister 0, cependant, vu qu'il est actuellement à l'état d'intouchable aux yeux de la Marine, ils nous ont ordonnés de s'en prendre à ce qu'il avait de plus précieux sur ce navire. Bien sur, nous devions nous contenter de te tuer, mais bon, un ou deux extras! Ça sera notre petit secret, après tout, ce qu'ils ne savent pas ne peut pas leur faire de tort n'est-ce pas ma jolie? Puis ils se mirent tous à rire et se mirent à boire ce qui à l'odeur semblait être du rhum. Je revivais alors la même situation qu'il y a des mois de cela... Alors comme ça la Marine était assez lâche pour envoyer des minables à mes trousses! Enfin, ce qu'ils n'avaient pas calculé, c'est que ce qu'avait Iorek de plus précieux c'était... Irmin. Pas moi, ou enfin, plus moi. Mais je n'allais quand même pas leur livrer en pâture... J'étais là, je n'allais pas me dégonfler et balancer ce pauvre ours à ma place, non seulement parce que mon orgueil me le disait ainsi et en plus parce que Iorek ne me l'aurait jamais pardonné... Et je ne l'aurais pas supporté.

Les minutes passaient et je me demandais ce qu'ils trafiquaient! Au bout de quelques minutes, ils revinrent vers moi avec un grand sourire. Ils étaient tous complètement ivres et commencèrent à déchirer mes vêtements, je hurlais et me débattais autant que je pouvais, mais ils étaient cinq, et moi seule et sans pouvoirs... Pendant qu'un me tenait les jambes, l'autre s'affairait à défaire son pantalon, seulement, avant même qu'ils puissent faire quoi que ce soit, j'aperçu sa silhouette dans l'ombre... Il était venu à nouveau pour me sauver. Les hommes me lâchèrent comprenant qu'ils allaient tous mourir. Je me jetai alors sur lui et me colla à son bras fort et dur. J'essayai de lui dire ce qu'ils m'avaient dis mais les mots ne sortaient pas de ma bouche, j'étais bien trop choquée pour pouvoir dire quoi que ce soit... Puis il posa une main sur ma tête et d'un coup net m'éloigna de lui. Je ne voulais pas voir ce qu'il allait leur faire, je mis donc mes mains devant mes yeux mais ne pus éviter d'entendre le bruit du craquement des os et des cris de douleurs. Au bout de quelques minutes il revint vers moi, mis une de ses mains au niveau de ma nuque, une sous mes fesses puis me leva et me serra contre lui. Il me ramena dans ma chambre, me déshabilla et me mis dans un bain chaud. Je laissai sortir un petit râle de douleur lorsque mes bleus et autres contusions entrèrent en contacte avec l'eau chaude, mais au bout de quelques instants, ce fut pour le moins agréable. Il était à coté de moi. Il me disait que tout allait bien, que j'étais sauvée qu'il n'allait plus rien m'arriver. Mes mes larmes de peur avaient fais place à des larmes de rage. Je haïssais les hommes plus que n'importe quel déchet. Ils étaient le mal en personne, et à cet instant je me jurai de tous les détruire un par un. Le Baroque Works et moi avions donc un objectif commun en quelque sorte: la fin de la Marine, sauf que pour moi ça allait beaucoup plus loin, j'allais exterminer la Marine, puis les pirates, puis les membre même du Baroque Works ainsi que tous les hommes que je trouverais sur mon chemin. Mes pensées furent dérangées par ce que me disait Iorek, il ne faisait que me répéter que j'étais une des rares personnes en qui il tenait vraiment, mais après tout, lui aussi pouvait me manipuler, tout comme les autres. Il fallait que ça cesse :
- Iorek, va t'en. Il s'arrêta net. Il n'en croyait pas ses oreilles. Il passa une main sur mon front, sans doute n'avait-il pas saisit ma requête, et ça commençait sérieusement à m'agacer :
- IOREK, DÉGAGES!! Il fut frappé par la violence de mes mots, mais ne lassa rien entrevoir, comme d'habitude. Il me donna un baiser sur le front et se leva en tournant les talons. Devant la porte, il m'adressa un dernier regard remplit de tristesse... Ce regard qui vous dis qu'il est désolé de ce qu'il vous arrive, mais qu'il n'a rien put faire... Ce regard qui implore votre pardon... J'entendis la porte se fermer doucement et afin de tout évacuer, je pris une profonde respiration, et me mis entière sous l'eau... Et après tout, pourquoi en ressortirais-je?
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Sam 13 Aoû - 4:21

Ses yeux clairs et vides avaient changé tout à coup, ils s'étaient remplis d'une lueur de rage qui s'intensifiait. Puis elle me demanda de partir. Je mis ma main sur son front pour voir si elle ne délirait pas à cause de sa blessure, mais elle n'avait pas de fièvre. Elle se répéta à nouveau, me poussa à partir. Je la regardais une dernière fois avant de fermer la porte, elle semblait prête à faire une bêtise. Elle m'avait donc raconté que les cinq hommes s'étaient infiltrés dans le zeppelins, et que c'étaient des Marines à la base. J'étais plutôt anxieux, car s'il était si facile de nous infiltrer cela nous mettrait fortement en danger. J'avais dans l'idée de passer tous les passagers en revue, et bien sûr de faire taire toutes les rumeurs à propos de Rosalie, ils devaient la traiter avec autant de respect que moi. Seulement voilà, il y avait quelque chose qui n'allait pas dans l'attitude de Rose, et qui me poussa à retourner dans sa chambre vérifiait si elle allait bien. Mes yeux s'agrandirent quand je rentrai dans la salle de bain, et vis qu'elle était en train de se donner la mort en se noyant dans sa baignoire. Je la resortais en vitesse en la prenant par les aisselles et la ramenais à la surface de l'eau. Elle toussa, cracha un peu d'eau, ses cheveux étaient plaqués contre son visage et je passais la main pour les faire partir. Enfin, je la pris par les bras en la serrant très fort, tout en la secouant légèrement, pour la sortir de son état. Je pleurais.
- Mais bon sang qu'est-ce qu'il t'a pris de faire ça. Tu es folle ? Tu veux mourir ?!
- Tu ne peux pas comprendre, tu es un homme, comme tous ces êtres dégoutants. Tu me répugnes, je ne veux plus te voir, laisse moi mourir !
Je secouais la tête :
- Peut être je suis un homme, mais je t'aime et si tu mourrais je m'en voudrais éternellement, et je me donnerais la mort à mon tour. Tu veux ça ? Tu veux prendre le risque ? Si tu veux mourir, dis le moi que je meurs avec toi, idiote !
Elle me regarda de ses grands yeux inexpressifs, sans sourire sur le visage ni aucun trait d'expression. Elle me regarda verser des larmes. J'étais consterné et j'avais peur désormais, j'avais peur qu'elle se suicide. Elle sortit de la baignoire tout en cachant ses parties et s'enveloppa dans une épaisse et longue serviette. Je la regardais comme si chaque instant avec elle serait le dernier, car elle était la chose la plus précieuse à mes yeux. Elle se posa sur le lit et je me blottis près d'elle. J'avais tellement besoin d'elle... Je la serrais tellement fort dans mes bras que sa respiration était coupée, je sentais son odeur, ses boucles de cheveux caressaient mon visage et sa peau douce était si reposante. Je desserrais un peu mon étreinte, je ne l'avais vue aussi bouleversée qu'une seule fois, et c'était quand je l'avais rencontrée à la Mer de Glace. Ses doigts se resserrèrent sur mon dos nu, et si je n'avais pas mangé mon Fruit du Démon sans doute m'aurait elle griffé jusqu'au sang. Nous aurions pu rester ainsi aussi longtemps que possible si je n'avais pas des affaires urgentes à régler. Après un long baiser doux et sublime, je la laissais sur son lit et avant de fermer la porte lui annonçais :
- Si tu veux, tu peux loger dans ma chambre, je veillerai à ce qu'il ne t'arrive plus rien.

Aussitôt revenu aux affaires urgentes, je me mis en contact avec les officiers pour faire en sorte de regrouper le personnel. En deux jours, le recensement fut fait, et mis à part les cinq victimes, le reste de l'équipage semblait loyal au Baroque Works. Il ne me restait à vrai dire qu'une personne qui me semblait louche, c'était Tenshi. Ces derniers temps il n'avait pas été très présent, et je savais que la trahison constituait pour lui un atout majeur. J'avais entendu son histoire et je savais qu'il en fallait peu pour qu'il fasse pencher la balance.
- Ce jeune homme me semble plus loyal que tu ne peux le penser, il faut juste que tu lui rendes service. J'ai entendu que nous allions arriver à Micqueot, y a-t'il de quoi manger là-bas petit homme ?
J'hochais la tête : Micqueot était connue comme étant une île peu sauvage, mais il y aurait sûrement de quoi satisfaire l'appétit de l'Ours.
- Au pire des cas je t'achèterai ce que tu veux. D'ailleurs qu'est ce que c'est que ces plaques de taule empilées ?
- Tu as l'oeil, je vais entreprendre la construction de mon armure. J'entrepose mes matériaux ici, mais ensuite je me rendrai dans la salle des machines pour faire mon travail de forgeron.
- Mais comment peux-tu tenir un objet ?
- Ah, tu ne l'avais pas encore remarqué... Et à ces mots il leva l'une de ses pattes avant : il avait bien mis en avant ce qui semblait être un pouce. Grâce à ce "pouce" je peux tenir les objets comme les humains, c'est le minimum pour un forgeron.
Je restais pensif : les Dieux l'avaient-ils doté de pouces aux pattes avants où l'avait-il demandé aux Dieux pour pouvoir travailler le métal ? Quoi qu'il en soit il passa ses griffes qui sortirent de ses "doigts" à travers les plaques de métal et les trimballa ainsi. Il m'adressa un léger signe de tête en sortant, je m'allongeais en travers du lit et étendais les bras. Je ne m'attendais alors pas à recevoir de la visite.

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Dim 14 Aoû - 2:44

Il me l'avait dis. Il avait dit qu'il m'aimait pour de vrai, qu'il ne faisait pas semblant. Et malgré ma haine envers les hommes, lui avait réussit à semer le doute dans mon esprit... Que devais-je penser? Moi aussi je l'aimais, bien sur que je l'aimais. Mais je ne devais pas, ou plutôt je ne devais plus lui montrer. Il m'avait enlacé des minutes durant, et je l'avais trouvé particulièrement gentil et attentionné, depuis que... depuis l'incident. Il m'avait serré fort contre lui et m'avait embrassé longuement et passionnément. Oui j'avais aimé ça, mais ça ne se reproduirait plus. C'était finit pour moi, je ne devais plus éprouver aucun sentiments envers qui que ce soit, même lui... il le fallait. Je décidai donc de passer le reste de l'après-midi dans les pattes de Vénus, à lui raconter ma vie, ma misérable vie... je lui racontais entre autre comment j'étais passée du statue de princesse à Amazone Lily au statue de moins que rien... Oui c'est ce que je pensais, qu'actuellement, ma vie ne résumait à rien... Et c'était malheureux je l'accorde! M'enfin! Il fallait se ressaisir. Je n'allais quand même pas continuer à me morfondre toute ma vie, j'étais belle pour ne pas dire carrément canon, jeune, pleine de vie, flûte quoi! Allé! C'était partit, new Rosalie allait naître. C'était nécessaire maintenant.

Je renversais donc ma garde robe afin de trouver une tenue qui fasse à la fois classe et sexy. Après de longues minutes de rechercher, j'optai finalement pour une robe bustier noire qui arrivait au milieu de mes cuisses et un petit gilet léger pour ne pas totalement perdre mon coté sérieux. J'enfilai une paire d'escarpins et allai me coiffer. Je me contentai de me faire une tresse que je laissai retomber sur mon épaule gauche. Je me parfumai, et nous y étions, le travail allait reprendre. Je confiai tout mon stress et mon appréhension de voir les autres à Vénus, et finalement, dans un petit ronronnement, je lui donnai un léger baiser sur la truffe et sortis de ma chambre. J'avais finis de remplir toute la paperasse que Iorek m'avait donné. Je me dirigeai donc vers l'aile "administrative". Lorsque je passai la porte, tout le monde s'était arrêté de parler et dorénavant tous les regards étaient tournés vers moi. Je prenais beaucoup sur moi pour ne pas succomber à l'envie de tous les détruire l'un après l'autre, mais je me contentai de faire mon travail. Je m'avançai donc vers la femme qui se tenait à un large bureau inondé de divers formulaires et autres papiers et lui demandai avec courtoisie à qui devais-je remettre ceux que je tenais en main. Flattée par la simplicité et le ton poli et calme de ma requête, celle-ci me répondit qu'il fallait que je les donne à Mister 0 en personne. Je la remerciais d'un signe de la tête et d'un petit sourire et m’apprêtais à rejoindre les appartements de Mister 0. Seulement, lorsque j'eu à peine franchis la porte, une voix m’interpella:
- Miss Night! Ravie de vous retrouver... C'était la femme du bureau. Je m'étais retournée, stupéfaite par cette interpellation, et en guise de remerciement, la remerciai d'un large sourire. Puis je m'en retournai à mon but initial.

Je marchai tranquillement le long des nombreux couloirs qui menaient à la suite luxueuse de Iorek. J'avais croisé bon nombre de personnes, officiers, sous-officiers et même médecin... Tous m'avaient gratifiés d'au moins un petit sourire ou d'un signe de tête, ce à quoi je répondais forcément. Les gens avaient changés ici! J'étais impressionnée! Iorek y était-il pour quelque chose? Peu importe, je me contenterai de faire mon travail tel qu'on me le demandera. J'arrivai maintenant au niveau de la porte de la chambre de Mister 0. Et au moment de toquer, je parvins à l'entendre, lui et une autre femme en train de discuter. Je ne réussis pas vraiment à entendre ce qu'ils disaient, mais j'entendais juste que la femme arborait une voix mielleuse et sensuelle. Qu'étaient-ils en train de se dire? Qui était cette femme? Ce n'était pas mes affaires, même si je comptais bien mener ma petite enquête lorsque le temps me le permettrait. Je décidai donc de faire demi tour, mais lorsque levai la tête, Tenshi se trouvait à quelques centimètres de moi.
- Ce n'est pas bien d'écouter aux portes. Disait-il d'un ton sévère, à la limite du désinvolte. Evidemment, je ne comptais pas me laisser faire par ce minable.
- Ce n'est pas bien de se mêler de se qu'il ne nous regarde pas. Je suis mieux gradée donc plus puissante que toi ici, et je te conseil de ne plus me faire de réflexions de la sorte. Ai-je été bien claire? Puis, sans même attendre sa réponse, je passais à coté de lui et continuai mon chemin. Seulement, lui ne contait pas en rester là:
- Ça c'est en théorie, mais en pratique nous savons tous les deux que c'est moi le plus fort. Avait-il sur un ton de défi. A ces mots, je ne pouvais plus me contenir, cet homme m'avait provoqué et il allait devoir en répondre de ses actes. D'un coup rapide et d'une agilité féline, je bondis sur lui le plaquant contre le mur, une main sur sa gorge - Hard Feeling - et pétrifiai une partie de son coup. Il ne pouvait donc plus bouger, j'en profitai donc pour le mettre en garde:
- Ne recommence jamais ça ou je te jure que tu risquerais de le regretter. Et tu sais que je ne plaisante pas. Je le relâchai ensuite, et la pierre ne mettrait que quelques minutes pour se dissiper. Je ramassais donc mes papiers et retournai jusqu'à ma chambre.

En rentrant dans ma chambre, évidemment, je racontais tout à Vénus. Comme à son habitude, elle se contentait de ronronner, ce qui montrait tout de même qu'elle réagissait à ce que je lui disais.
- Tenshi cache quelque chose Vénus... J'en suis persuadée. Il faut que je trouve quoi. Puis cette femme dans la chambre de Iorek! Que voulait-elle? Bon sang par Cancer! Rien ne se passera jamais comme je veux ici. Que dois-je fais mon dieu mais que dois-je faire?! Et pour la première fois depuis des semaines, elle me répondit - Voyons Rosalie... Tu te perturbes trop! Cette femme dans la chambre de Iorek, sans doute était-ce seulement une collègue faisant son rapport sur les dégâts causés à Chikagai ou simplement une des nombreuses femmes travaillant ici... Tu n'es pas la seule à lui rendre visite dans ses appartements pour lui transmettre des messages ou autres papiers importants. Et pour Tenshi, tu as mal réagis. Il n'est pas ce que tu penses. Certes, chacun d'entre nous à son coté sombre, tout comme toi ou Iorek, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut nous comporter comme des bêtes ici. Tu iras t'excuser au près de Tenshi, il comprendra, j'en suis sure. Elle avait toujours raison dans ce qu'elle m'avait dis. Je ne comprenais pas, Tenshi me détestait pourtant, il n'accepterait jamais mes excuses, et puis même, j'avais trop d'amour propre pour aller m'excuser, seulement, Vénus avait peut être raison dans le fond, peut être était-il simplement comme Iorek, moi, et tous les autres.


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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Dim 14 Aoû - 17:23

L'un des officiers - c'était une femme - venait de toquer à ma porte. Je l'invitais à entrer, elle tenait une liasse de papiers qu'elle aurait pu me tendre, mais elle se contenta de me faire un compte-rendu en premier. Je fus surpris de voir qu'elle tremblait légèrement, et quoi de plus normal puisqu'elle venait d'être promue et qu'elle ne m'avait jamais parlé, de plus elle devait m'annoncer quelque chose d'important.
- Voici le compte rendu de vol des trois autres zeppelins Mister Zero. Après analyse des équipages, nous avons trouvé cinq autres espions de la Marine dispersés dans les trois zeppelins, ceux-ci ont dû s'introduire dans l'appareillage chaotique qui a précédé l'envol des appareils. Ces cinq Marines ont été automatiquement éxécutés comme vous le demandiez.
- Bien... Autre chose ?
- Oui, pour en revenir aux trois zeppelins ils approchent, d'ici demain nous atterrirons à Micqueot, et ils devraient nous rejoindre d'ici après-demain. C'est tout, Mister Zero, voici les documents écrits. Et elle déposa la pile de papier sur mon bureau, cherchant une place parmi toute la paperasse empilée.
Enfin elle quitta la pièce avec un léger déhanché que je ne pus éviter de remarquer. Bien sûr, si elle comptait me draguer, c'était peine perdue puisque cela revenait à me faire penser à Rosalie. D'ailleurs où était-elle ? J'avais une mission à lui donner. Je sortis de ma chambre et tombais sur Tenshi qui avait les deux mains autour de son cou, dont une partie était pétrifiée. Heureusement, la pierre disparaissait petit à petit lui permettant de respirer. Qu'est-ce qu'elle avait encore fait ? Soudain, je compris sa réaction :
- Elle me le payera cette chienne, les femmes sont vraiment des êtres dégoutants. Et à ces mots il cracha par terre.
Je ne le regardais pas, il ne valait mieux pas en vérité. Je me contentais de toquer à la porte de la chambre de Rosalie et d'y entrer. Elle était allongée par terre, entre les pattes de sa gigantesque panthère noire et elle lui parlait, elle ne semblait visiblement pas m'avoir vu entrer. Elle se confessait, elle parlait avec tellement d'intonations différentes que j'avais l'impression d'avoir affaire à une Déesse des sentiments. Je m'apprêtais donc à faire demi-tour quand elle me vit et m'adressa la parole :
- Iorek, hum... Mister Zero ? Je ne t'ai... vous ai pas vu entrer... Pourquoi êtes-vous là ?
Elle venait de s'adresser à moi en me vouvoyant, ainsi elle mettait autant de distance entre nous... très bien.
- J'ai une mission pour vous, Miss Night. Nous allons bientôt arriver à Micqueot et nous aurions besoin de vos talents d'espionne, puisque vous êtes plus agile et furtive que quiconque sur ce vaisseau. Nous aurions besoin de savoir s'il se trouve une Base de la Marine sur cette île, et si oui de connaitre leurs effectifs et leurs moyens d'attaque. Revêtez-vous d'une tenue qui vous aidera à vous camoufler. Je montrais du doigt une tenue kaki façon militaire. Et soyez prête à partir. L'île ne se trouve qu'à un ou deux kilomètres, nous vous donnerons un zodiac pour faire la traversée, tâchez de l'amarrer à un endroit désertique. Nous comptons sur vous.
A son tour, elle était choquée par le ton de ma voix et par la façon dont je la traitais, et une lueur sauvage dans son regard démontrait bien que ça lui déplaisait, mais elle secoua la tête négativement et se leva pour m'adresser un signe de salut, ironiquement, avant de me demander si je pouvais disposer puisque j'étais dans ses appartements. Et c'est ce que je fis. Il me fallait maintenant aller voir Tenshi pour lui donner le même type de mission, car ils devraient faire équipe sur ce coup-ci.

Je venais de pénétrer dans la salle des machines. A peine entré, j'entendais un martèlement anormal et des grésillements. Certains hommes s'étaient arrêtés dans leur travail pour voir le gigantesque Ours aux poils beiges et roussis fabriquer son armure. Il avait regroupé des tonnes de métal et il les aplatissait en une couche épaisse avec un marteau gigantesque sur une enclume toute aussi grosse. A chaque coup, la pièce tremblait mais elle tenait bon. Il se servait de l'une des cheminées pour ramollir l'alliage et d'un grand tonneau d'eau fumante pour le durcir à nouveau. Si le fer avait été vivant, il souffrirait le martyr, mais on reconnaissait bien là le travail d'un forgeron. Des copeaux de métal partaient dans tous les sens, et l'Ours avait du se fabriquer un masque de forgeron avec les moyens du bord, mais sa dextérité pour le modelage des matériaux lui avait permis de faire un outil résistant et esthétique. Il se fichait bien que certain de ses poils brûlaient, il continuait à frapper le fer sans s'arrêter. Je pensais l'interroger, mais visiblement il était trop occupé alors je fis marche-arrière. Je revenais au complexe des chambres luxueuses, et dans le couloir se trouvait Rosalie qui semblait m'attendre, adossée au mur, les bras croisés. A côté d'elle, posé par terre, se trouvait un petit sac à dos noir qui allait de pair avec sa tenue. Je passais à côté d'elle en bredouillant un "Bonjour" mais elle resta de marbre. Je tournais la poignée pour entrer dans mes appartements, du côté du bureau, quand je fus interrompu :
- Je dois avouer avoir eu tort de te vouvoyer ainsi, j'ai l'impression que plus rien ne sera comme av...
- C'est très bien comme ça, Miss Night, je vous prierai de vous rendre à la cale, le zeppelin s'apprête à vous déposer, vous et votre compagnon de quête.
J'enfonçais la clé dans la serrure, ouvrais la porte et la refermais derrière moi, le visage fermé, je ne la regardais pas. Et pourtant, j'avais le cœur en mille morceaux. Un Den Den Mushi résonna sur le bureau, je le décrochais. C'était le Commandant Grimson :
- Mister Zero, Miss Night et Mister Two sont-ils prêts ? Nous sommes à la surface de la mer, les zodiacs sont prêts à être délestés dans la soute, nous n'attendons plus que vos ordres.
Il y eut un long silence jusqu'à ce que je réponde :
- Oui, dès qu'ils auront amerri, remettez les moteurs en marche et éloignons-nous vers Calm Belt lentement, puis une fois les informations reçues, nous reviendrons vers Micqueot et nous attendrons les zeppelins, ou détruirons la Base de la Marine avant cela.
- Bien reçu !

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Dim 14 Aoû - 19:02

Il m'avait véritablement esquivé dans le couloir... Pourquoi faisait-il ça? Que cherchait-il? Trop de questions dans ma tête, et ce n'était pas bon, il y allait enfin avoir de l'action, et il ne fallait pas que je sois préoccupée par quoi que ce soit. Je retournai donc dans ma chambre tranquillement, caressai les oreilles de Vénus et allai me préparer. Bon, dans une mission espionnage, il me fallait, une tenue de camouflage afin d'approcher la base et... et c'était tout ce que Iorek m'avait demandé. Cependant, afin de lui prouver que j'étais en effet son meilleur élément, j'allais faire plus que ça. J'allais m'introduire dans leur camp, j'allais devenir un membre à part entière de la Marine sur cette île, et j'allais tous les tuer l'un après l'autre. J'étais vraiment excitée à l'idée d'accomplir une vraie mission, palpitante et dangereuse à la fois. Je pris donc un plus gros sac, mettant ma tenue de camouflage ainsi qu'une copie de l'uniforme des Marines et accessoirement, une tenue de soirée, au cas ou je pourrais joindre l'utile à l'agréable. Je faisais en même temps mon petit compte rendu à Vénus, mais d'après son petit grognement, elle ne devait pas être du même avis que moi. J'avais senti qu'elle avait peur, et moi aussi j'avais peur... Mais il le fallait. C'est pourquoi avant que les ordres soient donnés, je me blottissais une dernière fois entre les pattes de mon gros chaton et la rassurai. Seulement cet instant fut de courte durée:
- Mister Zero, Miss Night et Mister Two sont-ils prêts ? Nous sommes à la surface de la mer, les zodiacs sont prêts à être délestés dans la soute, nous n'attendons plus que vos ordres. Je rêve! Iorek m'avait mis avec Tenshi pour l'expédition! J'étais folle de rage et je savais que nous nous entendrions pas durant la mission. De toute façon, peu m'importait, s'il faisait quoi que ce soit à l'encontre de ce que nous prévoirions, je n'hésiterai pas à le changer en pierre, et pour de bon cette fois-ci. Bref, ce n'était pas le moment de perdre son sang froid, il fallait que je me rende à la cale afin de prendre le zodiac et rejoindre Micqueot. Ça y est, on y est!! J'avais enfilé ma tenue de camouflage, et bien qu'elle soit à une voir deux tailles au dessus sans doute, je me sentais toujours aussi sexy! Au moins un bon point. Nous étions dans le petit bateau, lui et moi, il ne me quittait pas des yeux, je voyais que son regard fumait de l'envie de me jeter par dessus bord afin que je me noie. A vrai dire, ce n'était pas une si mauvaise idée que ça, j'avais juste à faire prendre au bateau un virage violent et cela suffirait à le tuer... Mais j'avais besoin de lui pour l'expédition.

Au bout de quelques longues minutes, nous arrivâmes sur les cotes de Micqueot. A première vue, l'île ne paraissait ni accueillante, ni véritablement hostile. Mon coéquipier et moi marchions à travers les bois pendant quelques minutes, nous n'avions que pour nous repérer, une carte très approximative ainsi qu'une boussole. Bien évidemment, c'est Tenshi qui tenait tout ça, moi même étant incapable de me repérer géographiquement. Tout cela ne menait à rien. Puis tout à coup, nous entendîmes derrière nous des bruits de pas. Je dois bien avouer que nous étions au bord de la panique! Une île remplie de Marines, ce n'était pas vraiment notre environnement de prédisposition. Nous nous sommes donc mis à terre, et attendions de savoir qui passait par là. Au bout de quelques minutes, nous avions entendu que quelqu'un s'était arrêté non loin de nous, et qu'il parlait par l'intermédiaire un Den Den Mushi. Un Marine... S'en était forcément un! Nous nous regardions avec Tenshi, et avions en ce laps de temps réussis à élaborer une petite stratégie. Je retirai en vitesse ma tenue de camouflage et me levai doucement pour que le Marine n'ais pas une trop brusque réaction. Il pointa son arme sur moi, j'avais peur, mon coeur battait la chamade mais je savais que je m'en sortirai - Mero Mero Hormone - une technique simple mais efficace. En quelques secondes, l'homme se retrouva amorphe. Il était bien éveillé, mais n'était plus en mesure de faire quoi que ce soit. La suite de notre plan était en cours, Tenshi prit les vêtement de l'homme hypnotisé, à la suite de quoi je m'avançai vers lui, pris son arme et en le fixant, lui donnai un baiser - Mero Mero Kiss - . Evidemment, l'effet ne se fit pas attendre, l'homme fut directement changé en pierre. Tenshi avait observé toute la scène et semblait dégoûté par ce que j'avais infligé à cet homme. Je suis d'ailleurs persuadée qu'il aurait préféré qu'il me tire dessus plutôt que je le tue. Mais passons! Tenshi avait mis l'uniforme du Marine et avait prit tous ses équipements, il nous serait maintenant facile d'accéder à leur base. Et afin de me faire rentrer moi aussi, il me ferait passer pour une prisonnière que doivent enfermer les autorités. Notre plan était du tonnerre! Nous pourrions maintenant pénétrer dans l'enceinte du complexe. Lorsque nous arrivions, il me fallait simplement user de mon pouvoir pour que les gardes nous fasse passer sans problème.

Nous étions maintenant dans un grand hall, j'avais des frissons, je vous qu'il soit avec moi, mon coeur lui, réclamait Iorek.

Une autre paire de garde vint à nous et lorsque Tenshi leur annonça que je devais être faite prisonnière, les deux molosses se regardèrent et eurent un petit rictus dans le coin de leur lèvres. Ça me donnait simplement envie de vomir, et intérieurement, je me promettais de les tuer dès que l'occasion se présenterait. Les deux hommes me prirent par les bras et me conduisirent dans l'espace où les prisonniers étaient détenus. C'était un endroit sale, plein de poussière et puant au possible. Heureusement que j'avais pris une douche avant de venir, sinon je pense que je me serais moi aussi transformée en déchet moisit. Du coup, je ne savais pas où Tenshi était partit, mais je savais qu'il s'en sortirait très bien, voir mieux que moi en ce moment. La nuit tombait, tout était calme, il était temps que je m'évade.

Pendant ce temps, dans ma chambre

Tout était calme, comme a son habitude. Rien ne bougeait, les fenêtres étaient fermées. L'air était parfumé d'huile de rose et de jasmin. Je sentais que le moment de me réveiller était proche, et je sentais aussi qu'il ne fallait pas que je tarde, Rosalie allait avoir besoin de moi. Allé Vénus, réveilles toi! Je sentais que l'heure était venue. Tout à coup, l'air était devenu lourd et le parfum de la rose s'était amplifié. Et dans le silence, j'ouvrai les yeux.
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Dim 14 Aoû - 20:42

Tenshi donnait régulièrement des nouvelles de leur avancée. Ils avaient ainsi réussi à pénétrer dans la base : Rosalie s'était faite passée comme détenue et Tenshi avait pénétré la base sous les traits d'un soldat de la Marine. A eux-seuls ils pouvaient raser la base, mais le but de la mission n'était pas là et j'espérais qu'ils s'en rendraient compte. Malheureusement, s'il arrivait quelque chose à l'un des deux - et surtout à Rosalie - nous serions obligés de mettre les voiles sur l'île pour attaquer le bâtiment spiralé. Je regardais avec un regard fiévreux l'horizon, à l'intérieur du cockpit entre les deux pilotes, et pensais à cette pauvre femme qui devrait sûrement endurer un bon bout de temps dans une cellule avec d'autres hommes. Car il n'y avait que moi, et moi seul qui pouvais la toucher. Irmin débarqua soudainement dans la salle des commandes, il était vêtu de sa lourde armure en alliage d'aciers et même si elle était précaire - cabossée par endroits - elle lui protégeait bien le corps. Chacun de ses pas était accompagné d'un tintement de métal, mais je n'eus pas à me retourner pour deviner sa présence dans mon dos.
- Jeune homme, je pense qu'il ne faudrait pas laisser ces deux-là tous seuls sur cette île, il est temps de passer à l'action. D'ailleurs, bonne idée de les avoir mis ensemble, je n'en attendais pas moins de toi !
L'Animal Divin me félicitait, j'étais fier et droit dans la petite pièce à l'avant du vaisseau.
- Fait-on comme l'Ours a dit ?
- Je vous l'ordonne.
- A vos ordres, Mister Zero.
Irmin grogna sinistrement, quelque chose venait de rentrer dans la pièce, quelque chose de noir et au pas léger, c'était dangereux, c'était furtif. C'était la panthère de Rosalie, Vénus, qui avançait dans la salle des commandes. Irmin se dressa devant elle et la toisa de toute sa hauteur :
- Te voilà enfin réveillée, on dirait.
La panthère ne se laissa pas faire et lécha l'une de ses pattes avant de parler.
- Ça fait un petit moment, Irmin. Tu n'as toujours pas changé à ce que je vois, toujours recouvert de tes ridicules plaques de ferraille.
Visiblement ils se connaissaient, mais je n'avais que faire de leur conversation, je continuais de regarder à travers la vitre en panorama l'île qui se rapprochait de nous. La vitesse du vaisseau était à son maximum, nous serions au dessus de la Base de la Marine d'ici une demi-heure disaient-ils.
- Petit homme, dépêchons-nous de faire route sur cette île, je sens quelque chose de mauvais, Rosalie est en danger...
- C'est ce que nous faisons actuellement ô Divine Panthère.
Irmin lâcha un sourire en coin, laissant voir l'une de ses impressionnantes dents, et la panthère émit un grognement de désapprobation, mais rien de plus.

Vingt minutes plus tard nous survolions l'établissement. Nous étions assez en hauteur pour qu'ils ne nous voient pas. Tout d'un coup, une aile du bâtiment explosa, et éclaira le ciel, ce qui devait sûrement nous avoir rendu visibles dans la nuit noire. Une mitrailleuse se mit en marche, mais nous étions trop haut dans le ciel pour être atteints. Devais-je donner l'ordre de tirer ? Les hommes étaient à leurs postes dans les tourelles, prêts à faire feu. Je ne m'en faisais pas pour Rosalie et Tenshi, et la panthère ne m'avait pas mis en garde. Une explosion retentit à nouveau, suivie d'une autre et d'une autre, cette fois-ci c'était les canons du zeppelin qui tiraient. Les mitrailleuses décimaient les ennemis sur le toit. S'ils ne possédaient pas de missiles surface-air, ils ne pouvaient rien nous faire. Le bâtiment prenait feu à différents endroits, de la fumée et de la poussière volait dans les airs. Des soldats tiraient des salves de balles qui ne servaient à rien. Je regardais le spectacle avec un sourire en coin : ce n'était que le début, la vengeance est un plat qui se mange froid.
- Préparez les parachutes, que tous les Gardes Sibériens se tiennent prêts à l'assaut. Rasons cette base, coûte que coûte, car ici sera notre point de rassemblement, et la dernière étape avant Grand Line !
Les hommes crièrent, puis la soute s'ouvrit, déchargeant des dizaines de silhouettes dans les airs. Peu de temps après les parachutes s'ouvrirent. J'avais équipé Irmin et Vénus de parachutes, eux-aussi, et nous sautâmes tous les trois en même temps. L'Ours resta près de la Panthère pour pouvoir ouvrir son parachute en tirant sur la languette. Des balles fusaient, certaines atteignaient leurs cibles mais fort heureusement beaucoup étaient mal cadrées. A l'atterrissage, je dus faire vite pour me débarrasser du parachute qui devenait encombrant. Puis enfin, je montais sur le dos d'Irmin qui était tombé un peu plus loin et avec Vénus nous partîmes à la charge dans le bâtiment qui continuait de se faire canonner. Il me fallait trouver Rosalie et Tenshi.

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Dim 14 Aoû - 21:51

J'avais eu ordre de la part de Mister Zero d'infiltrer une base avec une autre personne. Cette autre personne qui s'avèra être par la suite Rosalie ou plutôt Miss Night. Je croyais r^ver en entendant cela et je me demandais si le chef n'avait pas simplement voulu qu'elle et moi s'entretueraient au cours de la mission. Enfin ça m'étonnait puisque il avait l'ir de tenir à cette femme. Bref, je devrais donc faire équipe avec celle que la rumeur traitait de "sorcière" ou pire encore, celle qui avait apparemment transformé un tas d'hommes en pierre. Je connaissais également son pouvoir désormais puisque plus tôt elle avait voulu me défier ou me menacer. C'était sans doute le moment le plus humiliant de ma vie entière, j'ai été battu par cette femme au caractère plutôt spécial. Si seulement je pouvais la faire souffrir avant de la tuer, ça serait pour moi un pliasir absolu seulement je ne pouvais pas à moins que je veuille me faire tuer cruellement à mon tour.

Je préparais donc mes affaires en essayant de repenser le moins possible à ce qui s'était passé dans le couloir pour rester fier et mener la mission à bien. Je pris le nécessaire en essayant de prendre le moins d'afaires possible avant de partir à bord du zodiac avec Rosalie. Puisqu'elle possédait sûrement un fruit du démon, c'était la seule pensée logique qui me venait pour expliquer ses pouvoirs, je me dis qu'avec un petit plongeon dans l'eau de mer, elle ne ferait pas long feu. Mais, encore une fois je devais me contrôler, chaque fois qu'une femme se croyait supérieur à moi et qu'elle me défiait depuis ma mission qui était de surveiller Mister Zero je ne pouvais pas réagir en lui faisant comprendre son erreur puisque cela m'était interdit. Evidemment, j'étais totalement frustré au fond de moi, au point que la première femme qui passerait devant moi dans cette base finirait dans un sale état.

Le zodiac s'arrêta sur une plage isolée et Miss Night et moi descendions du petit bateau pour aller sur la terre ferme. Ils avancèrent en direction de la base de la marine qu'ils devaient pénétrer puis entendirent soudai ndes bruits de pas venant de derrière. Ils se cachèrent alors pour ne pas être déjà repéré et établir rapidement un plan qui était plutôt pas mal. La femme fit face au soldat qui fut pétrifié quelques instants plus tard par un baiser. Cette méthode me répugnait quelque peu , mais c'était tout de même un moyen efficace de faire un tas de chose pour Rosalie. J'enfilais ensuite l'uniforme de l'homme que j'avais retiré à ce dernier pendant qu'il était encore en chair et e os. Ainsi, je passerais à merveille pour un chien chien du Gouvernement et Miss Night jouera le rôle de ma prisonnière. Il manquait cependant un détail, mon visage. La marine connaissait depuis peu mon visage, il me fallait alors le cachais. Mais j'avais déjà prévu ça, je mis un foulard couvrant ma bouche et j'abaissai la casquette appartenant à l'uniforme de manière à ce que les autres ne puissent pas voir mes yeux. Et malgré ça, je ne semblai pas louche pour autant, ça donnait un certain syle que je n'appréciais pas personnellement. Nous nous rapprochions de plus en plus de la base pour enfin y entrer. Le dégusiement semblait être parfait puisque personne ne nous avaient repérés. Nous étions dans un grand hall et deux autres soldats vint à notre rencontre.

-C'est une prisonnière que j'ai réussi à capturer, je vais l'emmener en cellule tout de suite.

Les deux hommes détaillèrent la prisonnière du regard et je pouvais voir à leur regard qu'ils voulaient s'en "occuper". Cette vision me dégouta légèrement puisque je voyais à quel point les hommes pouvaient être dégoutant face à une femme. Peut-être était-ce la raison qui poussait Rosalie à haïr les hommes, je me souvenais que la plupart des regard qui lui étaient portés n'étaient pas innocents. Je leur tendis la femme en sachant qu'elle pourrait s'en sortir, je le vis dans son regard. Je devais de toute façon continuer la mission et je me serais attiré des ennuis en ne la leur donnant pas. Je repartis donc pour fouiller cette base.

Je me renseignais sur ce que Mister Zero voulait savoir à propos de cette base. Tout se passait plutôt bien lorsque une attaque commença. La base était en train d'être attaqué par le vaisseau du Baroque Works. J'étais à ce moment dans les archives qui contenaient des informations importantes. Pourquoi avions-nous dû enquêter s'ils attaquaient aussi vite ? Je décidai d'arrêter mon double jeu et je retirai ma casquette et mon foulard. Les autres marines présent dans la pièce qui n'étaient pas encore partis pour se défendre furent pour le moins surpris.

-Tu es...Tenshi, celui qui est recherché par le Gouvernement !

Je ne leur répondis que par des trous dans leurs corps qui s'écroulèrent au sol. Je sortis de l'endroit où j'étais et je découvrai que la panique régnait dans cette base. On pouvait voir dans le ciel un tas de parachutes qui descendaient droit vers la base. Je me décidai alors à passer à l'action en tuant nos ennemis dans leur propre bâtiment. Je pus en tuer plusieurs grâce à la surprise, mais ceci ne fut plus efficace au bout d'un moment. Je me battai alors contre les soldats en face à face. Un peu plus tard, Mister Zero vint me voir accompagné d'Irmin et d'une panthère noire géante. Je fus légèrement stupéfait, mais je connaissais déjà ça donc je me ressaisi.

-Où est Miss Night ?

-Elle est dans la prison, c'est par là.

Aussitôt, je vis les trois êtres partir vers la direction que je leur indiquais avec mon doigt. Quant à moi, je repris le combat, déterminé à venger l'organisation dans laquelle j'étais. C'était la première fois depuis l'évasion de mon île natale que je me sentais autant conercé par un camp, au fond de moi, je sentais que je faisais parti du Baroque Works.
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Lun 15 Aoû - 3:26

J'étais là, dans cette cellule pourrie, de la poussière partout, des rats et une odeur de cramé. Le paradis! Vraiment, je n'en demandais pas tant. J'entendais les autres prisonniers me siffler et m'appeler de tous les noms possibles et imaginables. Je n'en pouvais plus. Je devais initialement fouiller la base, et je me retrouvais ici à croupir dans une cellule moisie. Quelle idée avais-je eu tout à l'heure de me faire passer pour une prisonnière?! Les heures défilaient et je ne pouvais rien faire... Ces hommes continuaient de me siffler et de ricaner, cela m'insupportait. Tout à coup, une explosion se fit entendre, puis une deuxième et encore une autre! Que ce passait-il? En tout cas, pour moi ça voulait surtout dire que j'allais enfin sortir de ce trou à rat. Heureusement, un officier était venu dans la prison et demandait à voix haute que tous ceux qui possédaient un fruit du démon, s'ils voulaient regagner leur liberté, aider à défendre la base. Je criai que j'en possédais un, mais que pour en voir les effets, il devait me libérer, ce qu'il fit sur le champ. Quel crétin, encore un homme stupide... Je bouillonnai de me dire que lorsque la cellule serait ouverte, je ne me gênerai absolument pas pour tuer ce vulgaire être dépourvu de toute intelligence. Le moment me semblait une éternité... Finalement, après quelques minutes de réflexion, l'homme se décida à ouvrir la cellule. Et lorsque je fus libre, je remerciai faussement l'homme, m'avançai près de lui et lui donnai un baiser forcé auquel il ne résista pas. En une fraction de seconde, il fut donc changé en pierre. Tous les hommes présents dans la prisons se mirent à hurler de peur. Je jouissais de ce moment ou j'étais crainte de tous les hommes, et je voulais finir tout ça en beauté. Peu importe d'où venaient les autres, s'ils étaient alliés ou ennemis, ils étaient des hommes. Je les exterminais tous, il le fallait - Mero Mero Kiss - un coeur géant se créa au dessus de ma tête et des centaines de flèches transpercèrent alors le coeur de tous les hommes emprisonnés. J'avais aussi envie de me créer ma petite signature rien qu'à moi, c'est pourquoi, je pris le temps de décapiter chacun des hommes présents. C'était magnifique, toutes ces jolies statues sans tête! Et dire que c'était MON chef d'oeuvre et j'en étais très fière.

J'étais sure que les explosions venaient du zeppelin de Iorek. J'en aurait mis ma main à couper. M'enfin, sans doute n'allait-il pas tarder à débarquer... Pas pour moi en tout cas, vu comme il m'avait parlé lorsque nous étions à bord, ça ne m'étonnerais pas qu'il détruise toute la base, moi y compris. Seulement, l'heure n'était plus à la rigolade... Une tonne de garde se dirigeaient dans la prison. Encore plein de petites statues à ajouter à ma collection! J'en avait déjà l'eau à la bouche. A peine étaient-ils arrivés qu'ils étaient déjà tous changé en pierre - Passion Shield - et toute la prison était devenue un macabre cimetière de statue aux tête découpées. Ça faisait maintenant un moment que je les attendais... Et finalement j'avais raison, il se fichait bien de savoir ce qu'il m'arrivait. Je suis même persuadée que Tenshi devait lui avoir dit qu'il ignorait où je me trouvais... Mais soit, c'était leur décisions. J'entrepris alors de quitter la base et d'aller chercher le plus d'informations encore intactes sur la Marine.

J'étais tout de même déçue...
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Lun 15 Aoû - 12:46

Quand j'arrivais à la prison il n'y avait rien, rien d'autre que des statues d'hommes, toutes décapitées et le spectacle s'avérait plutôt morbide. Cette femme... Rosalie arrivait à faire monter un sentiment en moi que je n'avais pas eu depuis longtemps ; la peur s'immisçait dans les moindres recoins de mon corps, agitant mon corps de frissons nerveux. Quoiqu'il en soit elle n'était plus là. La Panthère nous fit un signe de tête et elle partit loin devant à toute allure, elle était nettement plus rapide que Irmin, son corps se mouvait en un seul mouvement ; quand elle courrait, ses pattes avant et arrière bougeaient si vite et son dos se courbait et se creusait si naturellement que le tout n'aurait pu être qu'un seul et même geste. Irmin tourna la tête sur le côté, comme s'il attendait un ordre.
- Suivons-la.
Il approuva d'un geste de la tête et se lança à la poursuite de l'Animal Divin. Bien sûr, Irmin n'était pas aussi rapide que ce félin ténébreux, mais sa vitesse n'en était pas pour autant grande, et son corps gigantesque évitait les moindres obstacles et projectiles. Lors des batailles, je me plaisais à compter le nombre de balles qui m'avaient traversé, et ici j'en comptais une demi-douzaine : deux dans le bras droit, trois dans le torse et une dans la tête. L'Ours quand à lui les avait toutes repoussées avec son armure si lourde et si protectrice. Assemblée de multiples plaques de la taille de la paume de ma main, soigneusement découpées, le revêtement d'acier couvrait la quasi-intégralité de son corps : comme une gigantesque cotte de maille, elle protégeait ses flancs, son dos et son ventre, et il n'y avait qu'une ouverture à chaque membre et à la tête, qui portait un casque taillé dans un seul bloc, qui recouvrait le museau mais laissait dépasser les oreilles et des entailles permettaient une vision parfaite. J'étais en admiration devant le travail qu'avait demandé cette protection, et celui-ci avait été fait dix fois plus rapidement que si un forgeron humain l'avait fait, avec aucun défaut et dix fois plus de précisions. Je trônais sur ma monture si puissance, gracieuse et majestueuse que je supportais les soulèvements de son corps à chaque avancée comme si j'étais porté sur un siège d'or. Il n'y avait pas de selle, mais Irmin avait bien fait attention à mettre une plaque plus large au niveau de mon postérieur, bien que le tranchant des morceaux d’alliages platinés qui me renvoyaient les rayons blancs de la lune ne me faisait pas peur, étant donné la possession de mon Fruit du Démon.
- Regarde devant nous petit homme, je crois apercevoir deux silhouettes.
Je plissais les yeux pour tenter de voir pour l'obscurité, au fil et à mesure que nous nous rapprochions je voyais la silhouette d'un félin et d'une femme, agenouillée prés de lui. Était-ce Rosalie ? Sans nul doute. Nous allions les rejoindre quand une explosion survint entre nous, et l'Ours stoppa sa course net.

Nous étions encore dans le bâtiment, une poutre en feu tomba sur notre route et nous barra le passage. Les deux êtres de l'autre côté ne nous avaient pas vus, mais il était strictement impossible pour nous de passer l'enceinte de flammes. Irmin avait beau ne pas avoir peur du feu, il m'informa que celui-ci était "spécial", qu'il n'avait rien d'un feu normal et qu'il valait mieux ne pas rester là. Et il avait raison, car très vite la déflagration se propagea dans le gigantesque corridor autour de nous. L'Ours fit une rotation à trois cents soixante degrés et rebroussa chemin. Je tendais ma main vainement vers le mur de feu, criant et appelant Rosalie, mais c'était inutile et désespéré, et je ressentis une pitié extrême pour moi-même à ce moment. La Panthère l'avait-elle rejointe pour mourir ou pour la sauver ? Était-ce prévu ? Les Dieux étaient-ils derrière tout ça ? La Monture traversa un mur à peine dévoré par les flammes et nous atterrîmes dehors, trois étages plus bas. Tous mes espoirs, mes sentiments, mon regard même était tourné vers la femme que j'aimais, prisonnière à une mort et un destin tragique, dans une Base de la Marine. The Northern Lights se posait délicatement sur le sol, il y avait une grande plaine d'herbe fine qui jouxtait le bâtiment, lui-même dressé en travers de toute cette nature sauvage. Visiblement, tous les combattants Marines étaient morts, et peu d'entre eux avaient du fuir, étant donné qu'il n'y avait pas d'issue. Irmin pointa le ciel avec son museau, mais je m'en fichais puisque mes yeux ne se détournaient pas du bâtiment qui partait lentement, très lentement, en flammes et en cendres. L'air frais nocturne secouait les longs poils de la bête sacrée, et mes cheveux par la même occasion. Je me surpris même à faire repasser une mèche derrière mon oreille.
- Je ne sais pas si elles sont mortes, je ne sens juste plus leur présence, je ne sais pas petit homme. Retournons à la Carcasse-de-Fer. "Carcasse-de-Fer", c'était ainsi qu'il appelait l'aéronef. Ce-dernier avait fini de s'installer, et Tenshi attendait près du pont d'embarquement, dans la soute. Le zodiac avait été retrouvé et tout le matériel qui avait été trouvé dans la base réquisitionné. Je redescendais à terre, mes jambes vacillèrent légèrement mais je m'obligeais à tenir droit. J'avais une migraine atroce et des nausées, j'étais pris de convulsions spontanées et inconnues. Tenshi en me voyant ainsi m'épaula, je jetais un regard à l'Ours et je vis un sentiment dans ses yeux - chose qui était très rare : de l'inquiétude. Tenshi s'exclama alors :
- Qu'avez-vous ? Vous êtes blessé ?
- Non.
Mais il était têtu, et s'inquiétait visiblement de mon état, lui aussi.
- Vous êtes sûr que ça ira ?
J'étais habituellement un roc, même une blessure mortelle ne m'aurait pas mis dans cet état, mais cette fois-ci j'étais submergé par tellement de sentiments, et le plus douloureux de tous : une vague de chagrin dans mon coeur.
- Non, aidez-moi à accéder à ma chambre s'il vous plait. Je crois que je vais tom..
Ca y est, je tombais, et je vis l'homme tenter de m'aider à me relever de tout son poids avant de tomber dans l'inconscience.
- Rosa...

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Lun 15 Aoû - 13:36

Je ne savais pas ou est-ce que j'allais, j'étais totalement perdue. Des couloirs partout encore et encore des portes par-ci par-là! Je me dirigeais complètement à l'oeil et j'avoue ne pas être une experte dans l'art de l'évasion. Finalement, j'arrivais dans une grande salle complètement vide. Bizarre qu'il n'y ait personne, en même temps c'était logique, car quelques minutes après avoir fais plusieurs fois le tour de moi-même, je m’apercevais que c'était un cul-de-sac. Ça devenait légèrement problématique. Des petits morceaux de mur tombaient autour de moi, et je devais me lancer dans une danse infernale pour ne pas m'en recevoir sur la tête, ça risquerait fortement de m'être fatal! Seulement, dans le craquement des murs, une gigantesque masse noire bondit en ma direction et se stoppa net devant moi. Je ne comprenais pas, mais... c'était... non impossible!
- J'aurais espéré que nous nous rencontrions dans de meilleures conditions pour une première fois, ma chère Rosalie. C'était Vénus, par Cancer! Elle s'était réveillée! Je devenais alors la femme la plus heureuse du monde, peu importait l'endroit où j'étais, Vénus était là et serait à mes côté jusqu'à la fin.

Seulement, ce moment de joie ne fut que de courte durée.

Lorsque je lâchais Vénus de mon étreinte, celle-ci poussa un rugissement énorme! Strident et grave à la fois, tellement perçant que je dus me boucher les oreilles et me mettre à terre. Une poutre enflammée était tombée, nous barrant ainsi la seule issue possible. Les flammes n'étaient pas très hautes, nous pourrions facilement sauter par dessus, mais je voyais que Vénus était crispée, elle avait ses babines retroussées sur une rangée de crocs acérés et effrayant. Elle avait sortis ses griffes, et poussait des petits soufflement en direction des flammes grandissantes.
- Vénus! Que ce passe t-il?! Nous pouvons encore atteindre la sortie! Tellement les flammes et les murs étaient bruyant que je devais crier pour me faire entendre de l'animal, seulement, être un félin ne comporte pas que des avantages, loin de la...
- Je ne peux pas franchir ce mur Rosalie. Tous les félins ont la phobie du feu. Je ne peux pas m'approcher, je suis bloquée. Il y avait quelque chose de grave dans sa voix, non elle n'était pas sérieuse, c'était un cauchemar! Je ne pouvais pas la perdre maintenant, je venais juste de la trouver en vie! Cependant elle ne me laissa pas le choix, je lui criai que je ne l'abandonnerai jamais, que si elle avait fait voeux d’allégeance, je m'étais aussi engagé envers elle, et si elle devait mourir, je mourrai avec elle. Mais elle n'était pas du même avis que moi... D'une agilité impressionnante, elle m'encercla la taille avec une de ses pattes, je craignais d'ailleurs de me blesser sur une de ses griffes, mais elle avait l'air de se servir de ses pattes comme nous nous servons, nous autres êtres humains, de nos mains. J'étais maintenant face à elle, les yeux dans les yeux, je pleurais toutes les larmes que je pouvais, dans un semblant de sourire elle me murmura:
- Tu dois vivre Rose, sors d'ici vivante, retourne à bord du zeppelin et renoues tes liens avec Iorek. C'est le plus important, à deux, vous serez invincibles, personne ne peut quoi que ce soit contre deux personne qui s'aiment. Crois moi.
A ces mots elle me jeta à travers les flammes, tellement vite que je n'eus même pas le temps de me rendre compte de quoi que ce soit. Je retombai de l'autre coté sur le dos. Je laissai échapper un petit cri de douleur, les flammes avaient grandis, Vénus n'avait maintenant plus aucune chance de s'en sortir. Je criai son nom plusieurs fois durant les larmes qui coulaient de long de mes joues, puis, dans un dernier rugissement, le toit entier d'effondra. J'étais horrifiée par ce à quoi je venais d'assister. Je courrai en direction de la sortie et j'eus le temps d’apercevoir le zeppelin. Puis, à peine étais-je sortie que le bâtiment tout entier s'effondra. J'étais la face aux ruines de l'ex base Marine. Vénus était à l'intérieur, sans doute morte sous les flammes... Elle devait avoir eut si peur... J'étais détruite de l'intérieur. Puis je me retournai après quelques minutes et Tenshi était en train de sortir du zeppelin. Il se posta à quelques mètres de moi, il était là, immobile l'air impassible mais désolé. Je m'avançais vers lui doucement, je ne savais pas si j'étais en colère contre lui, ou si finalement j'avais trouvé la une sorte d'équivalent masculin. Tous mes sentiments étaient chamboulés. Et dans le silence il réussit tout de même à esquisser un petit - Désolé. - qui m'avait achevé. Je repensai alors tout à coup à ce que j'avais vécu dans le bâtiment avec Vénus, et je me remis à pleurer. Et dans un élan de tristesse et sans réfléchir, je me jetai à son cou.

Mais où était Iorek?!
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Lun 15 Aoû - 14:47

Ce fut un rêve étrange, un rêve dans lequel je n'étais plus moi-même. Je voyais, entendais, sentais, touchais à travers le corps d'un être grand, puissant, et je me sentais assez fort pour détruire une maison d'un simple coup de poing. Mais où étais-je ? Qui étais-je ? Les flammes dévoraient les murs, tout s'effondrait et mes yeux fouillaient chaque recoin illuminé de l'incandescence des flammes. Dans ce rêve, j'étais Irmin au beau milieu d'un déluge de feu. J'étais en incapacité de réfléchir, alors je vivais simplement la scène sans me poser de questions. D'un coup de patte, Irmin brisa une barrière de flammes et se précipita dans une petite salle qui n'avait qu'une entrée : celle par laquelle il était passé. Visiblement satisfait, il esquissa un petit sourire entre ses babines et planta ses crocs dans quelque chose d'aussi gros que lui, quelque chose d'inerte et que je n'arrivais pas à identifier : c'était sombre. Il fit passer l'être obscur sur son dos, les pattes pendante sur son torse, et d'un coup de poing perça un mur. De l'autre côté, il fallait faire une chute de deux fois la taille du bipède, ce qui n'avait pas l'air de lui faire peur. Il sauta, la panthère accrochée dans son dos, qui avait visiblement été asphyxiée par la fumée de la combustion. Non loin, un gigantesque complèxe de lumières éclairait l'horizon, et l'Ours et la Panthère se dirigèrent vers là. Ma vision se troublait de plus en plus, jusqu'à ce que je me réveille.
- Huh... ?
Rosalie dormait près de moi, elle avait les mains autour de ma taille et elle souriait comme sourirait une enfant à qui vous auriez offert une poupée ou un ballon. Elle m'apportait de la chaleur, mais pas de la chaleur normale, celle-ci était interne, je la sentais parcourir chaque millimètre de mon corps, chaque cellule, chaque atome de ce que j'étais et j'en frissonnais de plaisir. Je passais ma main dans ses beaux cheveux blonds avant de me lever, délicatement, pour ne pas la réveiller. La pièce était baignée d'une lumière blanche, un léger bruit de moteur indiquait que l'appareil était en vol. Nous étions dans ma chambre, non loin Irmin dormait, sa grosse tête posée sur ses pattes avant, et... Vénus aussi était là ! Je me déshabillais promptement dans la salle de bain, et plongeais dans l'eau du bain. Qu'elle soit chaude ou froide m'importait peu, mais j'avais mes petits caprices d'être humain et je la préférais légèrement tiède. Puis je me savonnais en vitesse, me faisais un shampooing avec un produit parfumé et me séchais. Je sortais, la serviette autour de ma taille, et tous les trois dormaient toujours, même si je crus voir Irmin lever une paupière l'espace d'un instant. Je m'habillais d'un simple jean et d'un tee-shirt gris sans motif spécial, si ce n'était le Teddy Bear qui s'étendait de haut en bas et de droite à gauche. Pour une fois, je ne m'inquiétais pas de savoir l'état de la situation, j'avais besoin de repos. Je retournais donc entre les bras de ma chérie, et cette fois-ci c'était moi qui l'entourais avec mes bras - peu musculeux je l'accorde - d'une étreinte douce.

Rien n'y faisait, je n'arrivais pas à dormir, je ne pouvais que savourer chaque moment que je passais avec ma belle et d'ailleurs j'étais en pleine forme, comme si je venais de sortir d'un long sommeil réparateur. Plus rien ne m'inquiétait, j'étais tranquille, là avec elle, et c'était tout. Je calais ma tête dans son cou, respirais l'arôme de sa peau et l'essence de ses cheveux. Pas un défaut ne marquait son visage, elle était vêtue d'une robe courte et légère, et non plus de son habit militaire. Il avait dû s'en écouler du temps depuis que je m'étais évanoui. J'attendais le réveil de ma belle au bois dormant.

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Lun 15 Aoû - 17:18

Après quelques minutes, je lâchai Tenshi, oui d'accord mon geste pouvait paraître bizarre, mais je m'étais simplement laissée aller un peu trop loin dans mes émotions. Il était là les yeux grand ouvert, les bras également ouvert immobile. Je ne l'avais pourtant pas pétrifié! Je m'excusai platement et le contournai afin de rejoindre les appartements de Iorek, car après tout, c'est là qu'il devait se trouver...

Les couloirs étaient vides, idem pour la cafétéria, en revanche, l'infirmerie quant à elle était plutôt bien remplie. J'entrais dans la chambre de Iorek, il dormait. J'enfilai une robe courte et légère, et me blottie à coté de lui, je le serrai contre moi en mettant les bras autour de sa taille. Il était plutôt fin, mais cela ne l'empêchait pas d'être pour le moins musclé. Puis je m'endormais aussi en versant une larme pour Vénus qui m'avait quitté.

Lorsque je me réveillai, la chambre était vide, Irmin n'était pas la. Que faisait-il? Lui qui était toujours fourré avec Iorek. D'ailleurs il était réveillé, et me regardait. Je me frottais les yeux et lui souris. Je caressai sa joue et lui passait sa main dans mes cheveux, il sentait bon, s'était-il réveillé pour prendre une douche? Je décidai de faire de même, je l'embrassai et me levai en direction de la salle de bain. Je pris une douche de plusieurs minutes et me parfumai d'huiles de différentes senteurs tel que la rose, le jasmin et la lavande. Une fois sortie de la douche, je me séchai et enfilai un peignoir bleu turquoise en soie et revenais vers le lit. Il était assis face à moi, torse nu et me regardait. J'avais envie de lui, très envie de lui. Tout en le regardant, je détachai la ceinture de mon peignoir et le laissai glisser le long de mon corps. Il me regardait toute entière, je le sentais brûler de l'intérieur et je finis par remarquer qu'il ne pus cacher ses ardeurs plus longtemps. Il se leva et s'approcha de moi, je reculai, bientôt je fus bloquée par un mur, et lui avançait toujours, il était à quelques centimètres de moi, il me prit par la taille et m'embrassait langoureusement. Je m'étais agrippée à sa nuque et étais sur la pointe des pieds. Il me souleva et je fus maintenant bloquée entre lui et le mur, son corps était collé contre le mien et nos bouche ne pouvaient se détacher l'une de l'autre. Après de longs baisers et de longues caresses, il me déposa sur le lit, se déshabilla entièrement. Je sentais la chaleur de son corps contre le mien. Au début, il fut un peu brusque, je sentais toute l'excitation qui se dégageait de lui, et elle ne tarda pas à m'envahir à mon tour. Puis au fur et à mesure que le plaisir montait, il devint plus doux mais y mettait autant d'ardeur. Le plaisir dura de longues, très longues minutes, je me demandai même si des heures ne s'étaient pas écoulées, je ressentais toujours le même plaisir au fur et à mesure de nos ébats. J'étais aux anges, il s'y prenait vraiment comme un roi, aucun homme de pourrait jamais l'égaler... Je l'aimais.

Evidemment, les détails ne seront ici pas de rigueur. Ce fut l'instant le plus magique de ma vie.

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Lun 15 Aoû - 19:58

Non ça n'était pas la première fois que je le faisais. C'était cependant la première fois que je me sentais ainsi, si amoureux, si bien. Il n'y avait pas que le plaisir, il y avait autre chose. Le temps passait si lentement, c'était une bénédiction. J'explorais les moindres recoins de son corps, je voulais tout savoir d'elle. Puis enfin, quand le temps fut venu, j'entrais en elle. Elle et moi, en osmose, nos corps ne faisaient qu'un. Mais pas seulement, nos esprits avaient ici rencontré leur point de fusion, et toutes les idées qui lui passaient par la tête passaient par la mienne. Je voulais lui donner le plus de plaisir que je pouvais, et ce même plaisir je le ressentais dans mon corps. Nous passions de la rigidité à la douceur, du froid au chaud, et nous étions si bien, dans notre confort, tous les deux. Bien qu'au début je la sentis légèrement frustrée, au fil du temps elle se décontracta et me laissa faire. Une heure passa, puis deux. Nous fîmes de courtes pauses - bien entendu - mais je ne pouvais la lâcher, je ne pouvais m'arrêter, que ce soit dans l'acte ou dans les sentiments. Jamais une femme ne m'avait rendu si fou, si passionné, et nous étions dans un cas délicat : chacun de nous appartenait à l'autre, et c'était comme si faire l'amour résidait en une course jusqu'à une ligne d'arrivée pour savoir qui possédait l'autre. J'avais chaud, une chaleur spéciale, celle de nos corps qui se frictionnaient alors que nous exécutions ensemble des mouvements qui s'accordaient à la perfection. Je ne me surpris pas à sourire, mais c'était visiblement identique pour elle. J'espérais tout de même que nos ébats sonores n'arriveraient pas jusqu'aux oreilles des autres passagers, mais nous avions tellement de mal à nous contrôler... Finalement, nous fatiguâmes ensemble, et elle s'endormit quelques secondes avant moi dans mes bras. L'un dans l'autre, nous dormîmes, et du plus doux des sommeils. Quelque chose était apparu en moi, quelque chose de nouveau qui n'avait pas été, et qui n'aurait sûrement pas dû être. C'était un sentiment bien plus ardent que l'amour, c'était quelque chose qui venait de s'éveiller. C'était le besoin, le manque, la nécessité de l'avoir près de moi, toujours, dans mes bras, d'être avec elle, et rien d'autre. Était-ce une malédiction ou une bénédiction, je ne pouvais le savoir, mais je pouvais lui demander. Je m'endormis avec son goût sur mes lèvres et ma peau sur la sienne, mes mains sur sa taille et son nez près du mien.

- ...n'aurions donc pas du intervenir, ou en tout cas pas aussi précipitamment ?
- Oui, Mylord !
J'avais en face de moi l'un des officiers dont je ne me souvenais jamais le nom. C'était un jeune gaillard, costaud, British d'origine et loyal serviteur, cependant il ne contrôlait pas bien sa langue.
- Dîtes Mylord, avec Miss Night, l'autre soir... vous vous êtes bien éclatés n'est-ce pas ?
Il lâcha un rire léger, mélange de honte et de stupidité, je le foudroyais du regard.
- En quoi cela vous regarde-t-il, Sergent... Sergent ?
Il baissa les yeux, avant de dire, non sans m'énerver une once de plus :
- C'est à dire que... la quasi-intégralité du zeppelin a entendu vos cris de joie.
J'étais partagé entre la rage et le mépris, mais je me calmais illico puisqu'ils n'y étaient pour rien : ces hommes étaient privés de leur femme depuis si longtemps, et j'avais transgressé l'une des lois sociales du bord : ne pas s'extasier avec une femme alors que les autres souffraient de leur manque. Je m'en voulais terriblement, mais je venais de trouver quelque chose de trop précieux pour souffrir d'une quelconque injustice. Nous devrions désormais surveiller nos ébats amoureux, si ce n'est ne plus en avoir.

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Mar 16 Aoû - 13:25

L'attaque s'était bien déroulée, du moins là où je me situais. Les soldats du Gouvernement mourraient un à un vengeant légèrement le Baroque Works et la base se détruisait petit à petit. Je me demandais comment ça se passait au niveau de la prison puisque je n'avais toujours pas vu ceux qui y étaient descendus revenir. Je me dis tout de même que eux ne pouvaient pas mourir, c'était impossible. Je sortai de la base qui s'effondrait lentement pour m'approcher un peu plus du vaisseau. J'attendis en silence le retour du chef, de sa "compagne" et des deux animaux divins.

J'attendais et je commençais vraiment à me demander ce qu'ils faisaient, à vrai dire, je m'étais dit que si ils ne revenaient pas d'ici un certain temps, je retournerais dans la base pour peutêtre les sauver. Soudain, je vis une silhouette au loin, enfin deux pour être exact. Je me demandai où pouvait bien être Rosalie puisque le chef qui s'approchait n'était accompagné que d'Irmin. Mister Zero semblait mal en point et je me disais qu'il allait tomber d'un moment à l'autre. Je l'aidai donc pour lui éviter une petite chute et je demandai qui lui était arrivé. Il ne voulait pas me répondre honnêtement puis il s'écroula au sol et tomba dans l'inconscience. J'appelai des hommes qui étaient proches de nous et je leur dis d'amener le chef dans sa chambre. Je les regardais s'éloigner en me disant que Miss Night semblait avoir un problème. Je me retournai vers l'Ours géant qui s'apprêtait à partir.

-Que s'est-il passé ?

Il me répondit que Rosalie et son animal divin, Vénus n'avaient pas pu se sauver de l'effondrement de la base. Irmin se mit à courir avec une grande vitesse en direction de la base. Je me dirigeai également vers le bâtiment pour aider Rosalie. Je trouvais d'ailleurs ça ironique que je veuille sauver une femme qui m'avait humilié, mais j'avais l’impression de la comprendre un peu mieux désormais. Lorsque j'arrivais, la base n'existait plus du tout, ce n'était plus que des ruines et je vis Miss Night se retourner vers moi. Si elle était en vie, les animaux divins eux ne s'en étaient sûrement pas sortis. Je la regardai d'un air désolé et je ne pus que m'excuser face à la situation qu'elle vivait. Soudain, elle s'était jeté à mon cou et pleurait chaudes larmes. J'étais tellement surpris que je ne pouvais rien faire d'autre que rester immobile avec des yeux énormes d'étonnement.

Elle s'excusa ensuite et partit vers le zeppelin. Je restais immobile lorsque je vis Irmin portant un panthère noire énorme sur son dos qui revenait au vaisseau. Je le suivis et rentrai dans le Northern Lights. J'étais exténué par ce qui s'était produit, mais je ne pouvais pas encore me reposer. J'étais Mister Two et je me devais d'établir un rapport sur ce qui venait de se passer. Je mis du temps à avoir toutes les informations puis je me mis en route vers les appartements de Mister Zero. Seulement, je vécu un des moments les plus gênant de toute ma vie. Alors même que j'approchais ma main pour toquer à sa porte, j'entendis des bruits plutôt suspects. Je me mis aussitôt à devenir rouge pivoine et m'éloigna en vitesse de la chambre. Mais, même plus loin, on entendait le bruit de ces deux êtres qui profitaient de leur intimité. Je voyais que certains hommes rigolaient et d'autres semblaient excités et/ou frustrés par ces sons, notamment ceux de Rosalie supposais-je. J'entrais dans ma chambre et mit ma tête sous mon oreiller pour faire disparaître ces bruits gênants. Malgré que je pensais cela impossible, je réussis à m'endormir et à relâcher toute la fatigue accumulée et ceux pendant un long moment. À vrai dire, je fus réveillé subitement par une personne qui était entrée subitement dans ma chambre m'obligeant ainsi à grommeler.
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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Mar 16 Aoû - 14:52

Deux jours plus tard nous fûmes rejoins par les trois autres zeppelins. Ils étaient tous les trois légèrement plus petits, mais chacun avait une spécificité digne de lui-même et sa propre couleur de coque. Les trois autres stabilisèrent leur vitesse pour la calquer sur la notre, et commencèrent à mettre une manoeuvre de troupes. Un officier nommé Peter Sheffardson, le seul officier scandinave qui ne soit pas un Garde Sibérien, me demanda ce qu'ils faisaient.
- Ils surveillent nos angles morts : à droite, à gauche et derrière.
Il aquiesça et demanda enfin :
- Aurons-nous la place nécessaire pour piloter le zeppelin sur le canal de Reverse Mountain Mylord ?
- Je n'en sais rien, je n'ai jamais vu Reverse Mountain, mais si le canal est trop étroit on avisera, nous devrons très certainement passer par dessus.
- Les canals étroits... j'aurais pourtant cru que c'était de votre tasse de thé, si je puis me permettre My...
- Vous ne pouvez, ce genre de remarques sarcastiques me donnent des spasmes nerveux et je sais que j'ai fait une grosse erreur vis à vis de vous, mais c'est passé, c'est fait n'en parlons plus.
Depuis que nous avions fait l'amour, Rosalie et moi, tout le zeppelin s'était soulevé contre nous pour placer ce genre de petites remarques vicieuses ou perverses. Rosalie avait même plusieurs fois été touchée au postérieur dans les couloirs ou sifflée, mais comme je lui avais demandé d'être un peu plus mûre elle avait ignoré tous ces gestes stupides, et je lui en étais gré.
- Bref, voici le rapport Mylord, ce sont les données des trois autres zeppelins qui ont été transmises au standard. Puis-je ? A ces mots il indiqua la porte.
- Allez-y, bonne journée Lieutenant Sheffardson.
Il inclina légèrement sa tête et sortit.
- Je m'ennuie, nous n'avons même pas eu le temps de chasser sur Micqueot et j'ai du me contenter de deux ou trois hommes au goût infect...
- Patience mon cher ami, les îles sauvages à Grand Line ne manquent pas, tu seras bien heureux de trouver de la nourriture là-bas.
L'Ours grommela et rentra dans son sommeil aussi vite qu'il en était sorti. Je fus surpris de trouver mes paroles un peu snobes et légèrement hautaines, il fallait que j'arrive à maintenir ce ton envers l'équipage, mais je ne devais pas parler comme ça à mes proches, ils le prendraient très certainement mal et à vrai dire moi aussi...

Voilà deux jours que Tenshi dormait, comme une grosse marmotte, et j'entrepris d'aller le réveiller brusquement. J'entrais dans la pièce, la bouche en cœur, et aussitôt je tirais les rideaux tel un domestique qui réveille son roi, mais je ne faisais pas cela pour rien, ma voix était pleine d'ironie.
- Monseigneur Mister Twooooooo, il est l'heure de se réveilleeeeeeeeeeeeeeer ! Allez, allez, vous allez avoir une dure journée. Vous allez vous tirer de ce zeppelin pour rejoindre un autre. Bougez-vous les fesses !
Tout en enfonçant la tête dans son oreiller blanc, l'homme en ridicule pyjama à motifs de cœurs rose lâcha un grognement du fond de son entre de tissus et de plumes. Mais quand il identifia la voix à qui appartenait celui qui venait de le réveiller, il sursauta et pivota en même temps, pour me regarder avec des yeux horrifiés. Il avait deux raisons d'être si choqué : je faisais semblant d'être d'humeur euphorique, de ranger sa chambre, d'agir comme un majordome aux petits soins de son maître ; la deuxième raison était qu'il allait tout simplement changer de vaisseau.
- Que... Quoi... Hein ?!?
- Réveillez-vous, sortez-vous les doigts, vous allez virer d'ici.
- C'est quoi cette blague, arrêtez cette mascarade s'il vous plait.
Je prenais alors un visage effrayant qui rajoutait encore plus de comique à la situation et d'une voix grave j'annonçais :
- Vous êtes promu aux commandes du Blue Dragonfly, le second zeppelin le plus imposant de la flotte. Faites vos affaires, vous partez, aujourd'hui. La catapulte est déjà prête.
Il me dévisagea, mais ses yeux faillirent sortir de leurs orbites quand je prononçais le mot catapulte. C'était bien sûr une blague, mais j'avais bien l'intention de lui faire croire qu'il serait catapulté jusqu'à la fin. En réalité une passerelle de raccordement entre les deux zeppelins serait établie et il aurait juste à passer au dessus du vide à deux milles mètres de hauteur. Il fit ses affaires, tremblant, et nous nous dirigeâmes vers la soute. Pour faire durer le mensonge, une catapulte avait été installée derrière l'une des portes soutes.
- Si vous manquez le trou de la soute du zeppelin opposé, soit vous finissez éclaté contre la paroi, ou encore broyé et cramé dans les moteurs, ou vous tombez dans le vide.
Tenshi tomba dans les pommes.

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MessageSujet: Re: [Arc Red Line] Chapitre I : Départ pour Grand Line   Mer 17 Aoû - 16:04

J'étais dans un champ de bataille. Il faisait sombre, la terre était sèche et noire et le ciel était rouge et gris. On aurait dit l'image des enfers. Je regardais autour de moi, j'étais assis sur un tas de squelettes. Je fus surpris et je m'en allais de ce tas et je me retrouvai face à face avec un homme vêtu d'une cape noire. Je ne voyais pas son visage parce qu'il était cacé par une capuche de la même couleur que la cape. L'homme commença à bouger les lèvres pour me dire quelque chose qui me paraissait très important lorsque j'entendis une voix dans le ciel.

Je me réveillais, mais ma vue était légèrement floue. Mes yeux n'étaient pas bien ouverts seulement je compris à la voix que ce n'était autre que Mister Zero qui était venu me réveiller. J'eus un sursaut en entendant l'ironie que prenait sa voix alors que je n'imaginais pas du tout cet homme comme ça. J'étais également un peu gêné de le voir à cause des bruits qu'il y avaient eu auparavant dans sa chambre. Il y eut aussi quelque chose qui me choqua un peu, apparemment je devais changer de vaisseau. Pourquoi m'avait-on muté autre part ? Je ne le savais pas et j'exprimai donc mon incompréhension. Je pensais que ce qu'il m'avait dit n'était qu'une blague puisque son ton semblait porté vers ce ton là, mais il devint sérieux et m'annonça que j'étais promu aux commande du Blue Dragonfly.

Le mot d'après m'inquiétais beuacoup plus. Était-il vraiment sérieux en me parlant de la catapulte ? Ça me semblait n'être qu'une grosse blague. Je préparai mes affaires et partit avec le chef vers cette fameuse "catapulte" qui pour moi n'était que mensonge bien que j'étais tout de même inquiet. Après tout, la mutation n'était pas une blague alors pourquoi pas ça. Nous arrivâmes devant une catapulte et Mister Zero me donna des conseils ou plutôt m'effrayait encore plus. Je sentis mon corps tomber à la renverse et mon esprit s'envoler dans le ciel. Le choc était trop gros.

Je me relevai au bout d'un moment et me rendis compte que je m'étais évanoui. Je me relevais en déglutissant bruyamment à l'idée de me faire catapulter. Cependant, je vis un peu plus tard le véritable passage qui n'était autre qu'une passerelle relayant les deux zeppelins. Je n'étais pas vraiment à l'aise à cause de la hauteur, mais c'était toujours mieux que la catapulte. Avant de partir, je me retournai cependant vers Mister Zero et le remercia même s'il ne savait pas pourquoi.

Il traversa donc la passerelle en essayant de ne pas regarder en bas malgré la curiosité et arriva de l'autre côté. Ceux qui étaient là le saluèrent comme il le fallait. Il ne savait pas vraiment ce qui allait se passer désormais, mais il préférait se laisser aller plutôt que réfléchir trop.

-Bienvenue sur le Blue Dragonfly Mister Two.

C'était le commandant du zeppelin, Mister Twelve, qui venait d'arriver. Il était plus vieux que moi et il ne semblait pas forcément mauvais. Je me rendis soudain compte que j'avais oublier de demander quelque chose à Mister Zero. Je demandai un Den Den Mushi pour pouvoir communiquer avec lui puisque je ne pouvais plus lui parler désormais. Il répondit.

-Ici Mister Two, désolé de vous déranger, mais j'ai oublié de vous demander ce qui allait se passer maintenant ?
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